Crise Financière Fondamentaux Gold HUI Immobilier
Inflation Pétrole Récession Silver UsdIndex

Boujour Chers Lecteurs.

Si vous voulez soutenir le blog et en garantir le libre accès, vous pouvez faire un don pour m'offrir une boisson (bière en été ou café en hiver) et améliorer ainsi mes conditions de travail!

Cordialement, Argentum Aurum

Vendez votre Or avec Cash Contre Or
Pub. aoe01

29 juillet 2009

W. Bonner: Faut-il acheter de l'or?



** Quasiment tout le monde s'attend à une hausse de l'inflation. La base monétaire ajustée des Etats-Unis a plus que doublé au cours de l'année passée. Les déficits sont vertigineux. Le pétrole nous dit que les pressions inflationnistes n'ont pas disparu. L'or aussi semble murmurer -- mais non crier -- un avertissement : soyez prudent...

* Quelle est la chose prudente à faire ? Ne faudrait-il pas garder un oeil sur l'inflation, comme tout le monde... et participer au rebond boursier jusqu'à ce qu'elle arrive ? Si vous n'avez pas profité du rally, vous avez manqué une opportunité de gain de 20% à 40%. Même si une correction se prépare probablement, est-ce que ça ne vaudrait pas la peine d'acheter des actions... de les garder jusqu'à ce que le rebond se termine ou jusqu'à ce que l'inflation apparaisse... puis de passer à l'or ?

* Oui... voilà qui semble raisonnable.

* Mais où est la surprise ? Voici une possibilité : une dépression/déflation plus profonde et plus persistante que le pensent les gens. Ben Bernanke a déclaré au Congrès américain qu'il avait cherché à éviter "une deuxième Grande Dépression". Et s'il avait échoué ?

* Roger Lowenstein dans le New York Times :

* "Non seulement l'économie américaine supprime des emplois à un rythme record, mais elle supprime plus d'emplois qu'elle est censée le faire. C'est déjà assez terrible que le taux de chômage ait doublé en seulement un an et demi et qu'un travailleur sur six dans le secteur de la construction soit sans emploi..."

* "Mais la Réserve fédérale s'attend désormais à ce que le chômage dépasse les 10% (le sommet post-guerre était de 10,8% en 1982). Selon quasiment tous les autres critères, nous sommes déjà dans le pire marché de l'emploi depuis la Grande Dépression"...

* "Pour expliquer l'effondrement de la grande machine à emplois américaine, on peut commencer par l'absence marquée de ce qu'on appelle le 'stockage de main-d'oeuvre'. En général, durant les récessions, les entreprises gardent la majeure partie de leurs employés même si l'activité ralentit, les 'stockant' littéralement pour des jours meilleurs. Dans le ralentissement actuel, le stockage semble aller en sens inverse. Non seulement les entreprises licencient des travailleurs, mais elles semblent tailler dans le vif... L'absence de stockage signifie que les entreprises ne s'attendent pas à voir l'activité reprendre de sitôt. Ce constat est fondé sur d'autres preuves, comme le doublement du nombre de travailleurs à temps partiel involontaires (ils sont neuf millions) et la chute des heures travaillées, qui en sont à 33 heures/semaine -- la plus courte durée jamais enregistrée. On peut supposer qu'avant de voir les entreprises réembaucher des travailleurs licenciés, elles demanderont à leurs employés actuels de travailler plus".

* "Ceux qui espèrent un rebond avancent que les employeurs, effrayés par les chocs financiers et la crise du crédit de l'automne dernier, ont en fait paniqué. C'est-à-dire qu'ils ont plus licencié que nécessaire -- et c'est peut-être effectivement le cas".

* "Mais les licenciements ne sont qu'une partie de l'histoire. Le problème n'est pas seulement qu'un si grand nombre de travailleurs ont été licenciés, mais également que les entreprises n'embauchent pas... Le pourcentage d'adultes qui travaillent est passé de 64% à la fin de l'époque Clinton à seulement 59,5% aujourd'hui. Certains d'entre eux sont des retraités, mais certains pourraient être une réaction au dynamisme déclinant de l'économie. Traditionnellement, la résilience américaine se traduisait par une mobilité d'état à état et de région à région quand les temps étaient durs. A présent, selon le Census Bureau, la mobilité est à un plus bas record. Peut-être les gens n'ont-ils plus les moyens de déménager, avec un prêt hypothécaire 'sous l'eau'. Peut-être que les régions vers lesquelles ils partaient -- en général les états de la Sun Belt [principalement la Californie, le Texas, la Louisiane, la Géorgie et la Floride, NDLR.] -- sont trop ravagées par les saisies. Mais la capacité tant vantée de l'économie américaine à se renouveler semble quelque peu ternie. Peut-être n'est-ce pas un accident cette fois-ci : les gens faisant la queue devant les agences pour l'emploi y restent plus longtemps".

* "En termes d'impact sur la société, le manque d'embauche est bien plus troublant qu'un excès de licenciements. Les pertes d'emploi doivent prendre fin tôt ou tard. Même si elles persistent (comme dans le secteur automobile par exemple), le gouvernement peut intervenir. Mais le gouvernement ne peut forcer les entreprises à embaucher".

* Les pertes d'emploi entraînent une baisse des achats... ce qui génère moins de ventes et de bénéfices... ce qui provoque à son tour plus de pertes d'emploi et de baisse des prix. C'est tout le principe d'une dépression.

* Pour l'instant, nous considérons le taux d'inflation américain de -1,4% comme un coup de chance... une aberration. La plupart des gens sont certains que les autorités réveilleront bientôt le taux d'inflation. Mais si les autorités étaient plus incompétentes que nous le pensons ? Si elles n'arrivaient pas à causer de l'inflation ? Les Japonais n'y sont pas parvenus. Et ils n'avaient pas à se battre avec des consommateurs en train de se désendetter. En d'autres termes, les ménages nippons n'ont jamais été si endettés qu'ils ont dû réduire leurs dépenses pour rembourser leurs dettes. Mais ils ont tout de même réduit leur train de vie... et les prix ont chuté.

* Sans compter que les Japonais n'avaient pas une économie mondiale tout entière en plein désendettement. Ils ont pu continuer à offrir des biens à des consommateurs comme les Etats-Unis... et à faire des profits.

* La situation économique des Etats-Unis est bien plus dangereuse... et potentiellement bien plus déflationniste. Nous pourrions entrer dans une période de baisse des prix qui durera de nombreuses années.

** Alors faut-il acheter de l'or ou pas ?

* Il y a 10 ans de ça, nous avons suggéré une Transaction de la Décennie très simple : achetez l'or pendant ses creux, vendez les actions durant leurs rebonds.

* Ce n'était pas la meilleure transaction. Il y a eu de gigantesques hausses des actions et du pétrole, par exemple. De nombreux investissements auraient rapporté plus. Google a probablement été le plus grand succès de la période.

* Mais cette Transaction de la Décennie nous semblait être la chose la plus sûre qu'on puisse faire avec son argent au début du siècle. L'or était à un plancher record ; les actions étaient à un sommet record. Pouvait-il y avoir plus facile ?

* Et cette transaction s'est révélée plutôt intéressante.

* La décennie n'est pas terminée. Nous maintenons donc notre position pendant encore quelque temps. Nous pensons que nous verrons de nouveaux profits lorsque les marchés se retourneront une fois encore. Mais pour l'or, le grand jour est peut-être encore loin dans le futur.

* Alors si vous cherchez des profits rapides, l'or n'est probablement pas un bon achat. C'est un métal monétaire. Fondamentalement, c'est une protection contre l'argent papier et la détresse financière, non un véritable investissement... ni même une spéculation.

* Dans la mesure où nous considérons que le risque de détresse financière est très élevé, nous achetons de l'or -- comme assurance. Mais nous n'attendons pas de sitôt un marché haussier majeur de l'or. Plus tard, lorsque la déflation et la dépression auront surpris les investisseurs et éliminé toutes les attentes inflationnistes, nous achèterons l'or en tant que position spéculative. Les investisseurs seront alors surpris par la vitesse à laquelle l'inflation revient.

William Bonner.

(c) Les Publications Agora France, 2002-2009
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
http://www.publications-agora.fr ou http://www.la-chronique-agora.com

28 juillet 2009

Scenarii économiques catastrophiques: La faillite de l'état (3)



Dans l'article précedent vous avez vu que l'hyper-déséquilibre du budget de l'état mène à la création excessive d'emprunt et de monnaie. Finalement l'impossibilité de recourir à l'emprunt a pour conséquence extréme la faillite de l'état. (cf article du 27 juillet 2009).

Il faut bien comprendre que la faillite de l'état n'est pas la faillite/disparition de la nation. Par exemple, en 1917, l'état russe ne parvient plus à rembourser ses dettes. L'état est en faillite. Parallèlement à cette situation de crise financière et économique se met en place un nouveau pouvoir bolchévique qui remplace le pouvoir impérial du Tzar.

Souvant cette faillite financière de l'état entraine une période de grand trouble dans la société du pays concerné; parfois les gouvernements en place sont balayés par la révolte populaire. Un autre type de gouvernement (légitime ou non) remplace alors l'ancien régime; mais dans la majorité des cas la nation reste présente. Le passage du régime tzarsite au communisme n'a pas entrainé la disparition de la Russie, pas plus que le passage de la monarchie à la république n' a fait disparaitre la France.

Souvant, les souscripteurs d'emprunts d'état se font des illusions "mortelles" pour leurs épargnes. Oui, les états font faillites et ce n'est pas forcement le cas des pays qui semblaient les plus risqués au moment de la souscription. (voir tableau en haut de page)

Dans le cas de faillite de l'état, une bonne protection: l'or.

27 juillet 2009

Scenarii économiques catastrophiques: Le krach obligataire (2)


Billet de banque allemand de la république de Weimar (1923)

Dans l'article précedent, l'hyperinflation a été évoqué (cf article du 25 juillet 2009). Cet hyperinflation a des causes; la plus courante est le déséquilibre du budget de l'état qui mène finalement à la faillite de l'état.

Le budget d'un état, c'est comme un budget de la ménagère ... d'un côté des rentrées et de l'autre des dépenses. Si les dépenses sont supérieurs aux revenus, il y a un problème; les dettes commencent à s'accumuler. Pour la ménagère ayant des dettes une seule solution empruntés. Pour l'état ayant des dettes, une première solution consiste également à emprunter.

Si la ménagère ne parvient plus à emprunter, reste la ruine ou la faillite. Idem pour l'état, sauf que ce dernier peu prolonger l'agonie ou (éventuellement) duper les créanciers par la création excessive de monnaie. Cette solution revient à rembourser les créanciers (concitoyens ou étrangers) avec de la monnaie de singe (argent sans valeur).

La duperie de l'hyperinflation a un inpact effroyable sur les emprunts d'état. Malgré un taux d'intérêt nominal généraux, la valeur réelle de remboursement à l'échéance d'un emprunt se rapproche dangereusement de zéro. La conséquence logique est immédiate; les créanciers / souscripteurs sont ruinés. Le krach du marché obligataire est inévitable.

La conclusion est simple:

Si un état à trop de dettes, il émet trop d'emprunts. Pas besoin de faire un dessin; les USA, l'Europe, la France, ... émettent ou émettrons sous peu trop d'emprunts. Emettre trop d'emprunts tue le marché obligataire car ils ne trouvent pas preneur.

Dans le cas de krach obligataire, une bonne protection: l'or.

25 juillet 2009

Scenarii économiques catastrophiques: l'hyperinflation (1)

Dinars Yougoslaves (1994)


Bien sûr, il faut être optimiste, mais se cacher la face et ne pas vouloir regarder les problèmes ne font pas disparaître ceux-ci. L'hyperinflation aux USA ou en zone Euro n'est pas encore d'actualité; elle pourrait le devenir.

La croissance monétaire par rapport à l'activité économique fait craindre le pire, malgré le fait d'une certaine déflation des prix sur certains produits.

Cette déflation de prix est à notre avis, un phénomène temporaire d'adaptation de l'offre sur abondante par rapport à la demande. Vous voyez surtout cet effet, sur le cours du pétrole qui a connu après une envolée spéculative à 149$, un écroulement de prix du à la surproduction par rapport à une demande faible dans un monde en récession économique. Mais déjà, cette "déflation" du prix du pétrole est derrière nous; les pays producteurs ont adaptés l'offre pour soutenir les cours.

Oui, l'inflation guette les économies mondiales et un dérapage est possible. Ce dérapage est une perte de contrôle de la création de monnaie; c'est l'hyperinflation. On parle d'hyperinflation à partir d'une inflation annuelle de plus de 50% (définition Ph. Caggan).

Beaucoup de personnes pensent que l'hyperinflation est du domaine du passé et/ou le lot de pays exotiques lointains comme le Zimbabwe de Mugabé; c'est faux.

Ne vous faites pas d'illusion, l'hyperinflation a fait des ravages en Europe dernièrement et pourrait en faire dans un futur proche. Par exemple, le billet de banque illustrant cet article est Yougoslave (actuellement Serbie), date de 1994 et provient de Belgrade qui n'est qu'a 1.450 kms de Paris.

Voici une liste de pays "voisins" de la France, Belgique, Suisse ayant connu l'hyperinflation:

  • Allemagne 1921 - 1923
  • Autriche 1921 - 1922
  • Belarus 1994 - 2002
  • Bosnië-Herzegovine 1993
  • Bulgarie 1996 - 1997
  • Georgie 1993-1995
  • Grèce 1942-1946
  • Hongrie 1922 - 1924, 1944 - 1946
  • Israël 1971 - 1986
  • Pologne 1989 - 1991, 1922 - 1924
  • Russie 1921 - 1922, 1992 - 1999
  • Turquie 1995 - 2005
  • Ukraine 1993 - 1995
  • Yougoslavie 1989 - 1994

Pour la petite histoire, la pire crise d'hyperinflation eu lieu en Grèce durant la dernière guerre mondiale; les prix doublaient toutes les 28 heures.

Dans les cas d'hyperinflation, une seule protection: l'or.


23 juillet 2009

Paul Jorion: cartes de crédits, mauvaises nouvelles pour les banques US



Si vous avez jeté un coup d’œil sur les résultats des banques américaines au deuxième trimestre, en les comparant à ceux du premier, vous aurez remarqué que les bonnes nouvelles (dues souvent à des ventes d’actifs) étaient tempérées par les réserves faites en vue de défauts sur des prêts, en augmentation constante.

Ce n’est qu’une toute petite nouvelle tombée aujourd’hui mais je peux vous assurer qu’elle aura des retombées très sérieuses dans les mois à venir : les deux plus grandes compagnies de conciliation aux États-Unis : l’American Arbitration Association et le National Arbitration Forum cessent leurs activités.

Quand vous obtenez une carte de crédit aux États-Unis (une vraie : où vous n’êtes pas obligé de rembourser tout de suite et où vous pouvez faire rouler - revolve - la dette d’un mois sur l’autre) vous acceptez que tout litige éventuel soit réglé non pas devant les tribunaux mais devant une commission de conciliation à l’amiable. Les compagnies de téléphone portable vous imposent la même clause.

Petit problème du point de vue du consommateur : ces arbitres privés donnent raison à la compagnie et vous donnent tort à vous dans 94 % des cas. Autre problème, beaucoup plus sérieux celui-là et qui vient de faire surface à l’occasion d’une décision de justice : il s’avère que ces deux grands conciliateurs appartiennent à des conglomérats plus vastes qui pratiquent aussi le recouvrement d’impayés. Il y a là comme un conflit d’intérêt a déterminé vendredi dernier l’état de Minnesota, qui a aussitôt mis un point final à l’activité de la NAF précisément domiciliée dans l’état. Celle-ci a compris l’avertissement et a interrompu dimanche ses activités dans tous des Etats-Unis. L’autre compagnie, l’AAA, qui se trouve dans la même situation a prudemment décidé hier d’en faire autant.

Pourquoi est-ce une très mauvaise affaire pour les banques ? Parce ce que les contentieux sur les cartes de crédit, dont le nombre augmente avec la précarité croissante des ménages, vont leur coûter dorénavant beaucoup plus cher. Et puis, on peut penser ce qu’on veut de la justice, mais donnera-t-elle raison aux banques dans 94 % des litiges ? Ce n’est pas couru d’avance.

Ceci est un article "press lib" de Paul Jorion

21 juillet 2009

Perspectives AAE: Silver Gold FUN (1)




Les blogs d'Argentum Aurum ont le plaisir de vous annoncer la naissance d'un petit nouveau: SILVER GOLD FUN ou si vous préférez DIVESTISSEMENTS ARGENT OR

Rien de sérieux, que des articles en relation avec les métaux précieux! Souvant cette relation est ténue, comme un "bikini doré", mais toujours l'article prête à la détente et à la bonne humeur. Silver Gold Fun parle dans les deux langues (anglais, français) de choses insolites, des peoples, de la pub., d' humour, de dessins humoristiques et de rien qui fâche.

Le programme est affiché clairement en haut de page, sous le titre:
"It'is Happy Hour: watch two funnies videos and don't pay. It's Golden Time, enjoy and relax! - Relax, c'est l'or. C'est l'or de la détente! - Bienvenue, Welcome ... "

Et comme, on dit chez nos cousins d'Amérique: "Laissez rouler le bon temps!"

PS: J'en profite pour souhaiter à mes compatriotes belges une bonne fête nationale et de très bons congés.



20 juillet 2009

Lupus: Chronique "Gold" hebdomadaire (semaine 29)



Après avoir perdu 1.9% la semaine précédente l’or a progressé cette semaine de 2,7%, aidé en partie par un affaiblissement du dollar américain (1%)…

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

Les syndicats sud-africains viennent de refuser la dernière offre de revalorisation salariale d’Harmony accentuant le risque de grève dans l’industrie aurifère domestique.

Les réserves de change chinoises viennent d’atteindre, à fin juin, un nouveau record : 2130 Mds $(+178 Mds $ au cours du dernier trimestre), relançant le débat sur la nécessité de diversifier cette manne financière actuellement exposée pour près de 70% au dollar.

On note cette semaine encore une baisse significative des encours d’ETFs aurifères (500 000 onces, près d’1% du total), la semaine précédente les rachats sur les ETFs aurifères s’étaient montés à 350 000 onces, soit 0,6% du total des encours. Mais il semblerait, en contrepartie, que les achats OTC (marché de gré à gré) demeurent importants et fassent vase communiquant. Il est en effet même fait écho d’investisseurs vendant des ETFs aurifères pour acheter de l’or physique, les coûts de transaction des ETFs étant supérieurs aux coûts de stockage de l’or physique.

Suite de la Chronique "Gold" hebdomadaire ... sur le blog de Lupus

I. Mouilleseaux: John Paulson mise sur l'or



John Paulson, vous connaissez ?
Un gamin issu du quartier populaire du Queens de New York. Mais surtout, l'un des gestionnaires de hedge funds les plus incroyables qui soit.

Paulson est l'homme qui a prédit la crise des subprime bien avant tout le monde (avec Bill Bonner, l'un de nos chroniqueurs !). Non seulement il l'a vu venir, mais il était tellement convaincu de voir juste qu'il a joué l'implosion du marché des subprime.

Visionnaire ? Non. Réaliste
Je suis intimement persuadée que dans le milieu de la finance, tout le monde avait conscience de la dangerosité de la bulle des subprime dès le début 2007. Seulement voilà. Quand on est partie prenante, difficile d'être objectif. C'est tellement plus simple de fermer les yeux en espérant sauver sa peau.

En clair et sans décodeur, à cette époque, les banques n'avaient aucun intérêt à dire haut et fort ce que tout le monde pensait tout bas, sous peine de faire s'effondrer cet impressionnant château de cartes biseautées. Effondrement dont elles auraient été les principales victimes. La loi du silence n'a qu'un temps...

L'indépendance... la clé du succès
Si vous êtes indépendant en revanche, et surtout non engagé dans cet effroyable imbroglio des subprime, c'est très différent. Surtout quand vous voyez venir "le coup du siècle". Autant se contenter d'en profiter, discrètement. C'est ce que Paulson a fait.

Je l'entends encore déclarer au Wall Street Journal : "je ne m'étais encore jamais lancé dans un tradeau potentiel à ce point illimité" !

Une phrase lourde de sens...

Le trade du siècle
Notre cher monsieur Paulson s'est donc mis en quête de capitaux. Et a fini par réunir début 2007 quelque 130 millions de dollars au sein de son fonds un peu spécial, dont la vocation était en quelque sorte de vendre les subprime à découvert.

L'effondrement de ces produits structurés a fait la richesse de notre homme. Les 130 millions sont devenus quelques mois plus tard 3,2 milliards de dollars. Je vous laisse calculer la rentabilité de l'opération. Probablement le trade du siècle...

Paulson a fait fortune. La Bear Stearns, dont il a pourtant fait parti, a été engloutie par l'implosion des subprime. Triste ironie du sort...

Je ne vous ai pas tout dit...
Paulson a fait encore plus fort. Il n'avait pas qu'un seul fonds mais quatre. Non seulement il a vu venir l'implosion des subprime, mais il a aussi largement anticipé le krach boursier.

En créant début 2007 au total quatre fonds (dont celui des subprime), il a pu jouer les marchés à la baisse. Voilà comment sa mise initiale de un milliard de dollars s'est transformée en... neuf milliards de dollars.

J'oubliais... puisqu'on y est. Il avait aussi prévu avec une étonnante perspicacité la débâcle des bancaires anglaises : HBOS et Lloyds.

Depuis, on le compare volontiers à Soros
Rappelez-vous. Cet investisseur avait massivement joué via son hedge fund la livre sterling à la baisse, ce fameux jour de septembre 1992 : le mercredi noir. L'Angleterre était alors économiquement affaiblie. En shortant la livre sterling à hauteur de 10 milliards de livres, il a tout simplement "fait sauter la Banque d'Angleterre". Dos au mur, cette dernière a dû sortir la livre de feu le Système monétaire européen.

Soros empocha 1,1 milliard de dollars sur ce trade.

Paulson, Soros... même genre de personnages. Toujours un coup d'avance. Visionnaire. Mais aussi joueur dans l'âme.

Son prochain coup ? L'or
Etant donné le niveau de réussite de cet étonnant personnage, vous seriez peut-être intéressé par sa vision actuelle des marchés.

Eh bien, sachez que Paulson mise actuellement sur l'or. Et les minières aurifères. A commencer par Kinross Gold Corp et AngloGold Ashanti. Mais surtout, il a pris 8,6% de l'ETF SPDR Gold Shares qui est assis sur 1 130 tonnes d'or physique. Soit 97 tonnes d'or. Une once d'or valant 31,1 grammes et l'once actuellement 940 $, j'arrive, si mes calculs sont exacts, à une position sur or physique de 2,9 milliards de dollars...
[NDLR : Suivez Paulson ! Investissez sur les meilleures minières aurifères -- mais aussi sur l'or physique ou les ETF -- grâce aux conseils de notre spécialiste... et profitez de la hausse du métal jaune en toute simplicité.]

Etant donné les montants en jeu, il semble que notre ami soit aussi sûr de lui que déterminé et résolu.

L'avenir de l'or est devant nous.

Isabelle Mouilleseaux
Pour la Chronique Agora

c) Les Publications Agora France, 2002-2009
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
http://www.publications-agora.fr ou http://www.la-chronique-agora.com


16 juillet 2009

C. Mayer: Les actions aurifères attendent l'inflation



** Les actions aurifères en ont pris un coup, comme la plupart des autres couvertures classiques contre l'inflation.

- Pourquoi ? Parce que la peur de l'inflation s'est calmée. La vision déflationniste du monde est maintenant celle qui prédomine. C'est la raison pour laquelle les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont chuté à 3,35% alors qu'ils étaient à 3,95% il y a un mois.

- La vision déflationniste, qui a quelques arguments irrésistibles et élégants, maintient que les pertes de crédit dans le système financier américain surpassent de loin le montant des plans de renflouement fiscaux et monétaires du gouvernement. Tous ces milliers de milliards de mauvais prêts -- plus la confiscation du crédit pour les consommateurs et les entreprises -- dépassent la création d'argent nouveau. En d'autres termes, la Fed essaye de remplir une piscine avec une tasse à café. Cela risque de lui prendre du temps.

- Par conséquent, si l'on suit ce raisonnement, le plus grand risque est de voir les prix des actions continuer à chuter. C'est le point de vue classique sur la déflation due à la dette. Je n'avance pas ces arguments avec légèreté. J'ai passé énormément de temps à étudier les arguments de certains des défenseurs de la déflation les plus persuasifs et les plus sophistiqués -- comme le fameux investisseur obligataire Van Hoisington et l'économiste perspicace, David Rosenberg.

- Je crois pourtant que l'inflation finira par remporter la partie -- vous savez, quand les devises papier perdent de leur valeur. A choisir entre détenir des dollars américains et des actifs réels (comme l'or, le minerai de fer ou des terres), je prendrais les actifs réels.

** Le week-end dernier, Thomas Donlan, du journal Barron's, a présenté une excellente analogie de tout ça. Il se demande ce qu'il vaudrait mieux posséder en tant que réserve de valeur : des bananes ou du maïs ? La réponse est évidente : du maïs, parce qu'on peut le conserver pendant plusieurs mois. Le maïs tient plus longtemps que les bananes. Les fruits pourrissent. Vous pouvez également utiliser le maïs pour quantité de choses différentes -- la farine de maïs, la nourriture animale, etc. Vous pouvez aussi prévoir de vendre le maïs plus tard, en vous arrangeant pour fournir du maïs tant de jours à partir d'aujourd'hui.

- Le maïs peut évidemment perdre de sa valeur, comme tous les actifs réels. Mais c'est un meilleur choix que les bananes.

- Donlan compare la devise papier aux bananes et les matières premières au maïs. "Dans l'économie moderne", écrit-il, "un baril de pétrole est presque comme un sac de maïs... la devise papier et les bilans des banques sont un peu comme un sac de bananes". Quand la devise pourrit, on appelle ça l'inflation.

- Le problème contre les arguments à long terme de la déflation, me semble-t-il, c'est qu'on parie contre les capacités d'un gouvernement à détruire sa propre devise. Les gouvernements sont rarement doués pour quoi que ce soit, mais s'il y a une chose pour laquelle ils sont indéniablement très forts, c'est détruire leur propre devise. Le dollar a perdu près de 95% de sa valeur depuis 1913, année où les Etats-Unis ont fondé la Réserve fédérale. Il n'y a rien à ajouter.

- Parier à long terme qu'un gouvernement va préserver sa devise est un très mauvais choix. La déflation -- ou du moins les symptômes de la déflation -- prédomine peut-être aujourd'hui, mais la vraie question, c'est : pour combien de temps ? Ma boule de cristal est malheureusement brouillée quand il s'agit de répondre à cette question... cependant, en matière d'investissement, les plus grandes récompenses s'obtiennent toujours en pensant différemment du consensus.

- En ce qui concerne les bons du Trésor, par exemple, les bénéfices ne valent pas que l'on prenne des risques. D'un autre côté, si nous avons raison en ce qui concerne le pourrissement de la devise américaine, nous multiplierons notre argent sur les actions des ressources naturelles.

- Le potentiel de baisse de nombreuses matières premières est vraiment très limité, parce que les cours ont déjà corrigé. Dans de nombreux cas, comme par exemple le pétrole, le gaz naturel et le minerai de fer, on est même déjà en dessous du coût de production marginal. Donc, à moins que nous n'ayons plus besoin de toutes ces choses, l'activité même des entreprises impliquées permet de soutenir une certaine structure de prix.

- De toute façon, en ce qui concerne l'or, je suis d'avis que cela a moins à voir avec l'inflation ou la déflation qu'avec la valeur du crédit en général. L'or s'en sort bien pendant des périodes de problèmes dans le crédit. Il s'en est bien sorti dans les années 30, par exemple, même s'il s'agissait alors largement d'une période déflationniste. Les problèmes du système bancaire ont poussé les investisseurs à se tourner vers l'or.

- Donc, tant que le système bancaire aura des problèmes, la crainte peut revenir à tout instant. Et c'est dans ces moments-là que l'or s'en sort bien... avec ou sans inflation. Mais je n'écarte pas encore la possibilité de l'inflation.

Chris Mayer

(c) Les Publications Agora France, 2002-2009
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
http://www.publications-agora.fr ou http://www.la-chronique-agora.com

15 juillet 2009

HUI: rally haussier ?



Il est temps de faire le point avec l'indice "GoldBugs" HUI.
Deux graphiques!
Commençons par le LT (graphique du haut): la situation est assez évidente, lentement mais surement une configuration ETE inversée se met en place et en gros le cours de l'indice est au sein d'un canal haussier "A" depuis plusieurs mois.

Par contre la situation CT est moins évidente (graphique du bas). Le canal dessiné sur le graphique LT ne se retrouve pas forcement sur le graphique CT. De fait, il est possible de tracer deux canaux ascendants. la question est d'importance, car si l'indice est dans le canal "A" le rebond arrive, si l'indice est dans le canal "B", la correction du cours n'est pas terminée.

En d'autres mots, dans le premier cas le point bas est atteint et le rebond est là, dans le second pas encore et l'indice devrait poursuivre sa chute vers 290.

La situation est indécise, aussi longtemps que l'indice n'aura pas vaincu la ligne de résistance TCT (ligne bleu).

Le marché, comme toujours aura le dernier mot. Pour notre part, nous ne sommes guère optimiste à CT car l'épée de Damocles mis en place par les commerciaux "shorts" du Comex-Gold est plus présente que jamais. La situation malsaine du Comex doit d'abord être purgée avant une reprise nette qui amènera le cours à finir l'ETEinversée (points gris sur le graphique LT).

Bref, les téméraires achèterons maintenant; les prudents feront encore preuve d'un peu de patience.

12 juillet 2009

Lupus: Un gold sous influence

Argentum Aurum a le plaisir de vous présenter un nouveau partenaire: "Lupus,...un regard hagard sur l'économics et ses finances". Son blog est non seulement une source appréciable d'informations, mais est avant tout, et c'est important de la souligner, une serie d'éditoriaux qui apportent un regard neuf et indépendant sur les problèmes économiques de notre époque.



Regards sur les facteurs influençant le prix de l’or

L’or se comporte tantôt comme une monnaie, une matière première ou une valeur de refuge. Plusieurs éléments interviennent dans la détermination de son prix….Sachant qu’en l’absence de prix d’équilibre possible il n’y a pas de juste valeur pour l’or uniquement une valeur que je qualifierais de behaviouriste fruit du comportement des autres investisseurs…

PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :

a) valeur refuge-risque géopolitique : l’or a de tout tant été un antidote au risque de par sa rareté. Tout problème géopolitique lui est favorable, de même que toute crise économique ou financière. Contrairement aux autres monnaies qui peuvent être multipliées à volonté, l’or n’existe qu’en quantité limitée.

Il permet de se protéger contre les risques inhérents aux autres actifs financiers, qu’il s’agisse du risque de contrepartie ou encore des différentes formes que peut revêtir le risque souverain associé à une devise dont les autorités budgétaires et monétaires en sont aussi des émettrices

b) valeur refuge-risque souverain : L‘or offre un certain degré de protection contre le risque souverain : En achetant de l’or, un investisseur achète en fait une protection contre une devise donnée. Le coût de cette protection est le taux sans risque de la banque centrale du pays concerné. En achetant de l’or, un investisseur se protège ainsi contre le risque d’un défaut souverain, c’est-à-dire, dans le cas d’un pays frappant sa propre monnaie, le risque de dépréciation de la monnaie. Par conséquent, il n’est pas surprenant d’observer une forte corrélation (négative) entre le cours de l’or exprimé en dollar et le taux de change effectif du dollar. Plus difficilement quantifiable, le prix de l’or reflète une estimation des anticipations du marché concernant le risque de dépréciation de la monnaie concernée. .Ainsi, dans le contexte actuel, la demande dont fait l’objet l’or reflète essentiellement les craintes concernant les conséquences hyper inflationnistes que pourraient avoir des programmes de relance budgétaire au coût exorbitant et les mesures peu orthodoxes prises récemment par les banques centrales plus précisément la manière dont elle gérerons la sortie de crise

c) valeur refuge-risque de contrepartie : L‘or offre un certain degré de protection contre le risque de contrepartie. En achetant de l’or, un investisseur se couvre contre le risque de contrepartie. Le coût de cette protection est le rendement que ce dernier aurait généré en investissant dans un actif risqué moins le rendement d’un actif non-risqué. En période de forte aversion pour le risque, on s’attend intuitivement à ce que le prix de l’or et le niveau d’un indice tel que le VIX soient étroitement (et positivement) corrélés. C’est effectivement ce qui s’est produit durant les crises économiques du tout début des années 1990 et 2000, et jusqu’en 2008, après quoi cette corrélation s’est progressivement amoindrie. Comment expliquer ce lien ? Confrontées à des circonstances extrêmes, les banques centrales et les autorités budgétaires de la planète ont été contraintes de garantir la solvabilité du système bancaire (ou tout au moins de ce qui en restait). Ainsi, le risque de contrepartie se transformant en risque souverain, explique en grande partie la décorrélation brutale entre le prix de l’or et le niveau de l’indice VIX survenue fin 2008.

Combien coûte cette protection ? Le coût de la protection offerte par un investissement en or est l’intérêt que l’on aurait pu percevoir en procédant à un placement alternatif. On s’attendrait à ce que ce negative carry soit très élevé en période de difficultés potentielles. Or l’inverse peut se produire. A supposer que le taux sans risque d’une devise donnée reflète le taux de croissance de l’économie du pays/de la région concernée et le taux de l’inflation dans ce pays/cette région, en période de crise, la composante « croissance » se rapproche rapidement de zéro. Si la crise en question est déflationniste, par nature, la composante inflationniste s’effondre elle aussi. Dans ces conditions, en période de pressions déflationnistes, le negative carry associé à une position en or est en réalité plutôt faible. Comment cela est-il possible ? C’est manifestement le prix future de l’or qui reflète l’intégralité du coût de la protection offerte par ce métal. Acheter de l’or revient à acheter une option d’achat misant sur la concrétisation d’un événement (improbable espérons-le). Lorsque la probabilité d’un cataclysme financier augmente, le prix spot de l’or croit, augmentant donc le coût de l’option d’achat. Inversement, lorsque la probabilité d’un cataclysme financier diminue au fil du temps, le prix de l’or baisse reflétant ainsi le coût réellement encouru par l’investisseur qui a conservé l’option durant un intervalle de temps donné. Cette explication théorique de la récente hausse du prix de l’or semble cadrer avec la forte corrélation entre le prix de l’or et le taux de change effectif du dollar et la forte corrélation positive du prix du métal jaune avec le niveau de l’indice VIX au cours de la période précédant la fin de l’année 2008

d) protection contre l’inflation : une mauvaise gestion monétaire de la part des banques centrales déprécie la valeur de la monnaie en générant une hausse des prix, ce qui érode le pouvoir d’achat. Une étude empirique portant sur la période 1976 à 2005 a montré une liaison de long terme entre le prix de l’or et l’inflation aux Etats-Unis. Plus récemment, on constate un important lien avec les anticipations inflationnistes reflétées dans le prix des obligations indexées à l’inflation. Le métal jaune corrèle fortement avec le pétrole (81%), ce qui reflète la perception que l’or protège contre les hausses de prix. Une autre étude montre un lien important entre la variation du prix de l’or et celle de la liquidité mondiale.

e) protection contre la déflation : la grande dépression des années 30 constitue la seule phase de déflation mondiale. Entre le krach de 1929 et la fin des années 30, l’action Homestake a grimpé de 500% alors que le Dow Jones a perdu 40%. La liaison des devises à l’or a été abolie entre 1931 et 1934 et a abouti à des dévaluations colossales (40% pour les Etats-Unis). Les gouvernements ont interdit la convertibilité des billets en or, dont le prix a été rehaussé de 20,67 dollars à 35 dollars par once en 1934. Le mot déflation signifie, de par sa définition même, que la valeur des actifs productifs baisse par rapport à celle de la monnaie fiduciaire. Comme l’inflation devient négative, le rendement nominal nul des coupons zéro nominal nul se transforme en un rendement réel positif. Les actifs financiers sont affectés : le prix des matières premières, dont l’évolution influe tôt ou tard sur celle des prix des produits finis, diminue. La valeur du revenu nominal des agents économiques diminue par rapport à celle de leurs engagements, qui, elle, reste fixe. A noté que la déflation conduisant à un processus de désendettement, qui ne fait qu’accélérer la dépréciation des actifs financiers par rapport à la monnaie fiduciaire. Les agents économiques thésaurisant progressivement leurs liquidités, tous les actifs financiers devraient être affectés, y compris l’or en période de déflation.

f) aspect monétaire/antidote contre la baisse du dollar :

L’or remplit toutes les fonctions d’une monnaie, soit une valeur rare et sûre, un moyen d’échange et de mesure. De 1717 à 1931, les principales devises étaient couvertes par de l’or, les détenteurs de billets pouvant demander la conversion en métal. Ce système rétablit de 1934 à1944 a été remplacé par l’étalon-or, institué à Bretton Woods, qui fixait la valeur d’une monnaie en une quantité d’or. Depuis 1971, les changes flottants ont été instaurés. Le chancelier de l’Echiquier ainsi que certains pays émergents aimeraient redonner à l’or un rôle monétaire. L’or présente une corrélation inverse avec le dollar, c’est-à-dire qu’il tend à s’apprécier quand le billet vert fléchit. Une dépréciation du dollar n’est pas une condition indispensable à une hausse de l’or, comme ce fut démontré en 2005 et au premier trimestre de cette année

g) sous-investissement : selon une estimation récente du Conseil Mondial de l’Or, seulement 0,6 à 0,7% de la fortune mondiale est investie en or.

h) valorisation relative : l’or est encore bon marché par rapport aux bourses. Il était à parité avec le Dow Jones en 1980. Aujourd’hui, l’indice boursier achète 9 onces d’or.

i) achats par les banques centrales : comme mentionné, plusieurs instituts d’émission de pays émergents achètent de l’or ou prévoient d’en acquérir.

j) libéralisation du négoce en Chine : le commerce de l’or a été libéralisé en Chine, mais l’importation du métal jaune est difficile et le nombre de négociants reste limité.

k) progression du revenu dans les pays émergents : le rééquilibrage de la croissance économique mondiale se fait en faveur des pays émergents. Or, ce sont également les nations qui consomment le plus d’or par habitant. De plus, leurs devises sont appelées à s’apprécier par rapport au billet vert dans le long terme.

l) nouvelles applications industrielles : deux importants débouchés sont à l’étude. Le premier concerne les pots catalytiques et le second la nanotechnologie.


Il convient de mettre en avant certains éléments de risque concernant l’investissement dans l’or. Ainsi, les liquidations forcées ont fortement pénalisé l’or récemment. La vente d’or par le FMI pourrait entraîner un mouvement de correction, quand bien même les quantités aliénées seraient absorbées par la Chine et la Russie. Chaque rallye des bourses coupe l’appétit pour l’or. Les achats en provenance des sociétés aurifères pour fermer les positions de couverture touchent à leur fin. Une probable hausse des taux d’intérêt diminuera l’attractivité de l’or….

Lupus.
Billet invité. (Source)

09 juillet 2009

Les fraudeurs allemands vous donnent une leçon



Si vous ne l'avez pas encore fait, prenez connaissance de cet article du journal "Les echos": "la passion des fraudeurs allemands pour la numismatique"

Cet article est fort instructif, mais à un titre très mal assorti. L'article évoque deux choses:

  • La pression fiscale et la répression des fraudes fiscales sont à la hausse en Allemagne, en Europe et dans beaucoup de pays du monde. La crise économique fait que les états sont en manque d'argent ... il faut entre autre essayer de rapatrier un maximum d'argents "sales" dans les caisses vides de l'état.
  • Les fraudeurs allemand inventent une nouvelle méthode de fraude faisant appel aux métaux précieux (des pièces en argent d'un poids d'une once et d'une valeur faciale de 1,5€ - les "silver philharmonic".

Vous pouvez en déduire trois choses:

  • la répression ne met pas fin aux fraudes, mais fait évoluer les moyens de frauder.
  • la pression fiscale en hausse entraine la fuite vers les paradis fiscaux ou vers des supports financiers n'apparaissant pas sur les "radars" du fisc.
  • Les métaux précieux ont et auront une place plus importante à jouer dans l'économie parallèle.

Quelle sera la politique fiscale future des états vis-à-vis des métaux précieux?

  • Au mieux un contrôle renforcé des transactions sur les MPx verra le jour.
  • Au pire une confiscation des MPx est à craindre.

Dans les deux cas, un marché parallèle, un marché plus ou moins noir risque de se dévellopper. L'histoire montre que dans des conditions de ce type: contrôle, confiscation/interdiction, la valeur des biens concernés augmente considérablement. Par exemple, la valeur de l'alcool était en forte hausse durant la prohibition ou encore, le cours de l'or flambait au marché noir français durant l'occupation allemande de 1940 à 1944.

A vous de voir, comment faire face à ces situations nouvelles:

  • Il est encore temps d'acheter de l'or de façon anonyme, ce sera de moins en moins le cas.
  • La demande croissance de métaux précieux dans un but de fraude entrainera une pénurie de métaux précieux facilement identifiables; les pièces d'or et d'argent "standard" vont se raréfier et la prime sera en hausse par rapport au cours officiel de l'or / de l'argent.

06 juillet 2009

S. Wapler: Acheter de l'or selon votre profil d'investisseur



Tout est bon pour spéculer
Si vous achetez de l'or pour spéculer, tout est bon : certificat à effet de levier, minières... En revanche, si vous achetez de l'or pour abriter une partie de votre patrimoine, le meilleur support est l'or physique ou celui qui en est le plus proche.

La spéculation recherche l'effet de levier, mais augmente le risque. Il existe un certificat "turbo infini" qui se propose de répliquer deux fois la performance de l'or. Comme tout certificat, celui-ci vaut autant que la signature de son émetteur.

En revanche, les certificats sans effet de levier n'ont aucun intérêt, autant prendre de l'or physique ou un instrument qui lui est adossé.

Une autre façon d'obtenir un effet de levier est de s'orienter vers les mines d'or. Les plus grosses ne présentent que peu d'intérêt, même si elles se trouvent actuellement sous-valorisées par le marché.

L'effet de levier est peu important eu égard au risque. En effet, une inondation, un glissement de terrain dans une mine, la production se trouve entravée et l'action plonge. En outre, la production des grosses minières peine à croître. Pour survivre, avec une once à moins de 300 $, elles ont sabré dans leurs budgets de prospection. Aujourd'hui, pour renouveler leurs réserves, elles sont souvent contraintes de racheter d'audacieuses exploratrices.

Les minières de taille moyenne offrent le meilleur compromis gain/risque
Préférez donc les valeurs moyennes, moins bien valorisées par le marché. L'effet de levier risque d'être de l'ordre de trois à quatre pour celles-ci.

Lorsque la ruée vers l'or commencera, le marché devrait réaliser que les minières de taille moyenne sont adossées à un actif physique, qu'extraire chaque once en terre leur coûte moins de 550 $ et que leurs marges deviennent donc excellentes.

Les bonnes minières sont bien sûr celles qui ont les meilleures réserves, les coûts d'extraction les plus faibles, exploitent dans des régions politiquement stables et ont un management dont la réputation est bien établie tant sur le plan de la gestion que sur celui de la compétence géologique.

Encore plus de risque, encore plus d'effet de levier chez les juniors et les exploratrices. Les juniors débutent seulement leur production qui va arriver au bon moment. Cependant, ce type d'investissement doit se surveiller comme le lait sur le feu et vous devez y consacrer beaucoup de temps ou être bien conseillé.

Pour vous abriter, préférez l'or physique
Le marché de l'or physique est un marché de proximité. Impossible de vous recommander dans un magazine une échoppe plutôt qu'une autre. Si vous passez par un boutiquier, posez-vous les bonnes questions : où serai-je physiquement lorsque je vais revendre ? Cette boutique existera-t-elle encore ?

Vous pouvez aussi passer par votre banque. Renseignez-vous sur les frais que votre établissement vous facturera. En France, il passera par CPR Or, qui détient le quasi-monopole de l'or physique.

Une autre solution consiste à acheter sur Internet à un organisme qui s'engage à vous livrer ou bien à conserver pour vous l'or physique. Ces initiatives se sont récemment développées en Europe. Encore un peu plus loin de l'or physique, les certificats émis à partir d'une réserve existante (Gold Bullion Securities) ou dont l'émetteur s'engage à livraison dans un délai donné.

Meilleures salutations,
Simone Wapler

(c) Les Publications Agora France, 2002-2009
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
http://www.publications-agora.fr ou http://www.la-chronique-agora.com

05 juillet 2009

Banques = Dominos !


Ces dominos sont une illustration parfaite des relations interbancaires au niveau planétaire ... Parviendra-t-on à arrêter les chutes en chaines? Peut-être ou peut être pas! La réponse n'est pas certaine. Par contre, être préparé au pire est la sagesse même.

Non, la crise financière n'est pas finie.

57 banques américaines en faillite depuis le premier janvier 2009:

Nom de la banque - Etat - N° cert. - Date de fermeture

Founders Bank Worth IL 18390 July 2, 2009
Millennium State Bank of Texas Dallas TX 57667 July 2, 2009
First National Bank of Danville Danville IL 3644 July 2, 2009
Elizabeth State Bank Elizabeth IL 9262 July 2, 2009
Rock River Bank Oregon IL 15302 July 2, 2009
First State Bank of Winchester Winchester IL 11710 July 2, 2009
John Warner Bank Clinton IL 12093 July 2, 2009
Mirae Bank Los Angeles CA 57332 June 26, 2009
MetroPacific Bank Irvine CA 57893 June 26, 2009
Horizon Bank Pine City MN 9744 June 26, 2009
Neighborhood Community Bank Newnan GA 35285 June 26, 2009
Community Bank of West Georgia Villa Rica GA 57436 June 26, 2009
First National Bank of Anthony Anthony KS 4614 June 19, 2009
Cooperative Bank Wilmington NC 27837 June 19, 2009
Southern Community Bank Fayetteville GA 35251 June 19, 2009
Bank of Lincolnwood Lincolnwood IL 17309 June 5, 2009
Citizens National Bank Macomb IL 5757 May 22, 2009
Strategic Capital Bank Champaign IL 35175 May 22, 2009
BankUnited, FSB Coral Gables FL 32247 May 21, 2009
Westsound Bank Bremerton WA 34843 May 8, 2009
America West Bank Layton UT 35461 May 1, 2009
Citizens Community Bank Ridgewood NJ 57563 May 1, 2009
Silverton Bank, NA Atlanta GA 26535 May 1, 2009
First Bank of Idaho Ketchum ID 34396 April 24, 2009
First Bank of Beverly Hills Calabasas CA 32069 April 24, 2009
Michigan Heritage Bank Farmington Hills MI 34369 April 24, 2009
American Southern Bank Kennesaw GA 57943 April 24, 2009
Great Basin Bank of Nevada Elko NV 33824 April 17, 2009
American Sterling Bank Sugar Creek MO 8266 April 17, 2009
New Frontier Bank Greeley CO 34881 April 10, 2009
Cape Fear Bank Wilmington NC 34639 April 10, 2009
Omni National Bank Atlanta GA 22238 March 27, 2009
TeamBank, NA Paola KS 4754 March 20, 2009
Colorado National Bank Colorado Springs CO 18896 March 20, 2009
FirstCity Bank Stockbridge GA 18243 March 20, 2009
Freedom Bank of Georgia Commerce GA 57558 March 6, 2009
Security Savings Bank Henderson NV 34820 February 27, 2009
Heritage Community Bank Glenwood IL 20078 February 27, 2009
Silver Falls Bank Silverton OR 35399 February 20, 2009
Pinnacle Bank of Oregon Beaverton OR 57342 February 13, 2009
Corn Belt Bank & Trust Co. Pittsfield IL 16500 February 13, 2009
Riverside Bank of the Gulf Coast Cape Coral FL 34563 February 13, 2009
Sherman County Bank Loup City NE 5431 February 13, 2009
County Bank Merced CA 22574 February 6, 2009
Alliance Bank Culver City CA 23124 February 6, 2009
FirstBank Financial Services McDonough GA 57017 February 6, 2009
Ocala National Bank Ocala FL 26538 January 30, 2009
Suburban FSB Crofton MD 30763 January 30, 2009
MagnetBank Salt Lake City UT 58001 January 30, 2009
1st Centennial Bank Redlands CA 33025 January 23, 2009
Bank of Clark County Vancouver WA 34959 January 16, 2009
National Bank of Commerce Berkeley IL 19733 January 16, 2009

Source: FDIC.gov


03 juillet 2009

Paul Jorion: L’après crise, ben… euh…



Pauvres « jeunes pousses » (green shoots), la dérision leur pendait au nez, et ça n’a pas manqué : Mr. Roubini (cf video) les évoque aujourd’hui comme « mauvaises herbes jaunissantes susceptibles de se transformer en fumier brun ». Pourtant, je les avais encore entendues prises au sérieux pas plus tard que la semaine dernière à Paris.

Bon, elles appartenaient depuis leur apparition au vocabulaire de la méthode Coué mais nombreux avaient été ceux qui en parlaient avec solennité, en Grande-Bretagne comme aux États–Unis, Mr. Bernanke en premier.

Elles n’étaient pas seules bien entendu, il y avait aussi « l’après crise ». Je suis intervenu la semaine dernière à un colloque intitulé « Après la crise… » et j’ai été interviewé ce matin-même par un quotidien sur le thème du « monde de l’après crise ». Vous faire parler des jeunes pousses où de l’après crise, ça rappelle un peu la question vicieuse que se posent les enfants : « Tu n’as pas oublié de mentir ? ». C’est un piège : à moins de répondre, comme je n’ai pas hésiter à le faire dans les deux cas, que la question est absolument prématurée - au risque de passer pour un empêcheur de danser en rond - on est bien obligé de dire quelque chose du genre : « L’après crise, ben… euh… tout ira beaucoup mieux ». Ouf de soulagement : oui, c’est exactement cela qu’on voulait vous entendre dire !

Il faut dire que les éléments se conjuguent à faire jaunir les pousses : pour le chômage américain, on tournait une fois de plus en juin autour du demi-million d’emplois perdus, et l’immobilier résidentiel – toujours au cœur de la crise, je vous le rappelle, ça ne va vraiment pas non plus. Allez, dans le désordre : les ventes d’appartements à New York ont baissé de plus de 50 % en un an ; les demandes de crédits immobiliers résidentiels ont plongé de 19 % en une semaine en raison de la remontée des taux ; les saisies de logements d’emprunteurs « prime » sont en hausse de 22 % en un trimestre et le chiffre total des saisies pourrait d’ailleurs atteindre cette année 2,5 millions – un record absolu ; les crédits « modifiés » pour sauver des emprunteurs au bord de la saisie connaissent un taux de rechute au bout d’un an de 63 %, ce qui n’est pas très étonnant quand on apprend que la « modification » du crédit consistait dans 70 % des cas à rajouter les paiements en retard et les pénalités au principal encore dû, et je n’ai encore rien dit de l’immobilier commercial…

« Jeunes pousses » et « après crise » ont donc du plomb dans l’aile mais il en reste encore : « lueur d’espoir », « bout du tunnel », la liste est longue !

Ceci est un article "press lib" de Paul Jorion

France: Madoff, dettes et emprunt Sarkozy


Vous venez d'apprendre la condannation de B. Madoff à 150 ans de prison.

Madoff, un des plus grand escroc connu de l'histoire de la finance avait détourné/dépensé plus de 65 milliards de dollars. Son "mode opératoire" était des plus classiques: une chaine de Ponzi, c-à-d le paiement des anciens investisseurs grâce aux dépôts des nouveaux investisseurs. La survie de ce système n'est possible que dans le cadre d'une croissance exponentielle des dépôts gérés et du nombre des "clients/pigeons". Le système Madoff, c'est toujours plus de rentrés d'argent afin de permettre la survie de ce système.

Penchez vous maintenant sur la gestion des états en général et de la gestion de la France en particulier.

Voyez vous une différence entre le système Madoff et les finances de la France?
NON.

C'est identique, la dette publique est de plus de 20.000€ par français. Cette dette explose et il faut toujours plus de rentrés d'argent dans les caisses de l'état. Plus de rentrés par l'impôt ou l'emprunt afin de permettre la survie de l'état français.
Actuellement, un euro collecté sur trois par l'état français est au service du remboursement de la dette. Philippe Seguin, en tant que président de la cour des comptes est un des rares à tirer la sonnette d'alerte; mais personne ne semble l'entendre.
Il est évident que l'état français a mis en place une chaine de Ponzi. Il est tout aussi évident que cela finira très mal assez rapidement. Comme il a été dit pour survivre dans un système à la "Madoff", il faudra obligatoirement toujours plus d'impôts ou d'emprunts et toujours plus de contribuables ou de souscripteurs. Une croissance infinie dans un cadre fini est toujours impossible; c'est vrai pour Madoff et pour l'état français.

Bientôt, le peuple français sera une victime certaine de la gestion suicidaire de l'état français. Protégez-vous, ainsi que votre famille avant qu'il ne soit trop tard. Avez-vous de l'or?

PS: Cette analyse évoque uniquement la dette publique française. Il faut aussi tenir compte du déficit commercial et des dettes privés ... Caramba, ça va mal.

Buy gold online - quickly, safely and at low prices
Pub. aoe02