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31 janvier 2009

GOLD: La valse à quatre temps

Après la première victoire de la semaine passée (cf article du 27 janvier 2009); c-à-d le passage de la première résistance (ligne verte 1), la seconde résistance est tombée hier (ligne verte 2).
Le cours de l'or en dollar a fait un double breakout. Bravo, les percées sont faites; l'or mène sa "blitzkrieg" au sein du canal "A"!

Certe, le passage de la ligne de trend descendant majeure (ligne verte 2) est encore incertain, il faudra une confirmation qui se fera par le passage au-dessus de 836$ (ligne brune 3). Cet objectif est à portée de main car les oscillateurs (MCAD et RSI) montrent qu'il y a encore une réseve de puissance pour poursuivre la hausse. De plus, la MM50 est sur le pont de croiser de bas en haut la MM200 (cercle jaune) et c'est toujours un signal fort de hausse.

La mouvement de la valse à quatre temps peut se poursuivre ... 1, 2 et 3 bientôt ... vers 4, résistance majeure à 890$.
Poursuite du mouvement de hausse sous réserve qu'il n'y ai pas d'événement majeur dans le déroulement de la crise. Nous pensons, à une intervention gouvermentale et/ou de la FED pour restructurer le secteur bancaire américain et/ou pour manipuler le cours de l'or.

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30 janvier 2009

GOLD: l'or et le Big Mac


La psychologie des consommateurs est ainsi faite: Quand le prix de leur produit favori, par exemple le Big Mac, est en promotion, ils en profitent pour en acheter.

La psychologie des investisseurs est ainsi faite: Quand le prix de leur produit financier favori, par exemple l'or, est en forte hausse, ils en achetent plus encore !

De cette constation, faite en son temps par Waren Buffett, il est résulte deux choses:

  • Mieux vaut acheter quand les cours sont déprimés ou en soldes. Il fallait faire des achats d'or et d'action minières en novembre. Mais évidemment, beaucoup d'investisseurs ne le font pas pour la raison trè simple qu'il n'ont pas de conviction. Et ils n'ont pas de conviction car ils n'ont pas fait un travail indispensable: étudier les fondamentaux.
  • Quand les cours sont hauts, beaucoup dirons qu'il faut vendre. Ils n'ont pas tort; ce qui est pris est pris. Mais le fait qu'un cours soit plus haut qu'il y a quelques jours ou quelques mois est-il une raison suffisante pour vendre? NON. Avant de vendre, posez-vous la question de savoir si le cours va encore monter. Faites vous une conviction en étudiant les fondamentaux.

Iinvestir sans étudier les fondamentaux est comme naviguer sans cap; vous irez nul part ... et vous finirez peut être chez Mc Donald!

Enfin, puisque nous sommes encore en début d'année, n'oubliez pas d'inscrire sur la liste de vos bonnes résolutions: Acheter de l'or quand c'est "relativement" bon marché.

PS: Comment étudier les fondamentaux de l'or ... voici un début de réponse.


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Dan Denning: La Bundesbank est-elle sur le point de vendre son or ?



** L'expiration des accords sur l'or entre les banques centrales (Central bank gold agreement) en septembre de cette année pourrait précipiter une nouvelle étape du rôle de l'or en tant qu'actif de réserve. Les banques vont commencer à le stocker au lieu de le vendre. Mais que voit-on en Allemagne ? Le Guardian rapporte que des politiciens allemands complètement idiots veulent vendre l'or du pays pour financer le plan de relance. C'est un peu comme un drogué qui vend son corps pour s'acheter sa dose. L'addiction mène à l'avilissement, alors que la défonce est éphémère. Et la descente est encore pire.

- Le Guardian déclare que "mercredi, le ministre des Finances allemand, Peer Steinbrueck, a déconseillé aux banques centrales de vendre leurs réserves d'or, après qu'un conservateur senior ait annoncé que la Bundesbank pourrait agir de la sorte pour aider les mesures de relance du gouvernement". Vous voyez. Les ministres des finances comprennent la valeur propre à l'or en tant qu'actif de réserve. Non seulement l'Allemagne possède 11% des réserves d'or du monde, mais 64% de ses réserves monétaires sont en or, selon le World Gold Council.

- Pourquoi les Allemands -- d'habitude si prudents -- échangeraient-ils de l'or contre de la monnaie papier ? Eh bien, peut-être qu'ils ne le feront pas. "Je ne crois pas qu'il y ait un risque que cela se produise au cours de l'année", a déclaré Eugen Weinberg au Guardian.

- Weinberg est analyste en matières premières à la Commerzbank. Il a ajouté que "même si la Bundesbank a un quota (pour les ventes) selon les accords sur l'or, je ne crois pas que cela va se faire. A chaque fois que le prix de l'or augmente, et à chaque fois qu'il est à un niveau élevé... (on en parle)... Mais je ne crois pas qu'il y ait le moindre risque que cela se produise réellement. A l'heure actuelle, il n'est pas dans l'intérêt des banques de vendre leur dernier refuge".

- Seul un bureaucrate borné qui n'y connaît rien à l'histoire monétaire vendrait l'or d'une nation dans une période comme celle-là. C'est une mauvaise opération ? Mais depuis quand les politiciens sont ils de bons traders ?


(c) Les Publications Agora France, 2002-2009
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
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28 janvier 2009

William Bonner: Le marché de l'or hésite entre déflation sévère et hyperinflation



** La véritable action, en ce moment, se produit sur le marché de l'or -- le prix est passé à 908 $ l'once en début de semaine. Même les minières grimpent enfin. Qu'est-ce que cela signifie ? L'inflation serait-elle plus proche que nous le pensions ?

* Le cuivre grimpe. Les rendements obligataires grimpent. L'argent-métal grimpe. Le dollar baisse. Pourquoi ?

* Nous n'en savons rien. Mais tout le monde semble avoir le remède à ce qui affecte l'économie mondiale. Tous les traitements sont dangereux. Mais seul l'un d'entre eux est efficace ; malheureusement, c'est également -- très probablement -- fatal. La seule protection sûre ? Vous l'avez deviné, c'est l'or.

* Durant près de 10 ans, nous avons maintenu notre veille solitaire. Nous observions... nous achetions... nous ricanions...

* Qu'attendions-nous ? L'économie de bulle de 2002-2007 avait toutes les apparences d'un système financier sain et heureux. Le problème, c'est qu'on s'y amusait bien trop. Les gens ne peuvent pas faire autant la fête sans se rendre malades. Nous avons attendu qu'ils commencent à vomir.

* A présent, il y a tant de malades aux alentours qu'il faut faire attention où l'on met les pieds...

* Nous avons entendu parler de nouveaux atteints.

* "Plus de détresse alors que 72 500 emplois sont supprimés en une seule journée", titrait le Financial Times.

* Comme on pouvait s'attendre, la crise financière de 2008 se transforme en crise économique de 2009.

* La Zone euro connaît le pire ralentissement de ses 10 ans d'histoire... l'économie européenne devrait décliner de 1,9% cette année.

* C'est à la périphérie que la douleur se fait le plus ressentir. L'Espagne, l'Irlande, le Portugal, la Grèce -- les pays qui ont le plus profité des taux d'intérêts bas dans l'Euroland sont ceux qui souffrent le plus du resserrement du crédit. Au centre, la France et l'Allemagne sont toujours en relativement bonne forme. Mais les états de la périphérie ont de plus en plus de mal à financer leurs déficits... et avec les limites budgétaires imposées par le traité de Maastricht, ils n'ont aucun moyen de dépenser jusqu'à se sortir de la récession (si on part du principe qu'une telle manoeuvre fonctionnerait).

* Dans le nord de l'Atlantique, les problèmes causés par la crise financière sont devenus si graves que des foules se forment dans les rues d'Islande... poussant le président du pays, Geir Haarde, à la démission.

* De retour aux Etats-Unis, le gouvernement est toujours à l'oeuvre, mais les travailleurs se retrouvent rapidement à court de travail à faire. Caterpillar a déclaré la suppression de 20 000emplois. Pfizer a annoncé pouvoir se passer de 19 000personnes. Sprint Nexel a effacé 8 000 personnes de sa main-d'oeuvre. Et Home Depot affirme que les ventes sont si lentes que la société a dû renvoyer chez eux 7 000 de ses employés.

* Et ce titre, dans le Wall Street Journal :

"Les suppressions d'emploi chez IBM pourraient être plus conséquentes qu'anticipé".

* Bloomberg annonce que l'an dernier s'est produite la plus grande chute des prix du logement aux Etats-Unis depuis qu'on a commencé à enregistrer ces chiffres... et probablement depuis la Grande Dépression. Une maison moyenne a perdu 15% de sa valeur en 2008.

* Malheur... malheur...

* Mais ne craignez rien... toutes les mouches du coche douées d'un cerveau offrent des conseils... et des solutions.

** L'or bouge à nouveau. Il a grimpé de 15% ces deux dernières semaines, et de 34% par rapport à son plus bas d'octobre. Que se passe-t-il ? Alors que quasiment tous les analystes s'attendent à un ralentissement déflationniste... l'or agit comme si l'inflation faisait déjà les gros titres.

* Ce qui nous dérange, c'est que tant de gens s'attendent à l'inflation... et à une hausse des prix de l'or. Où est la surprise, nous demandons-nous.

* Deux seulement nous viennent à l'esprit. Première surprise : la déflation va plus profondément et dure plus longtemps que prévu... poussant le prix de l'or à la baisse et décourageant les spéculateurs sur l'or. Deuxième surprise : l'inflation arrive rapidement... et violemment -- avant que les investisseurs n'aient la possibilité de se débarrasser de leurs obligations gouvernementales ou d'acheter de l'or.

* A laquelle auront-nous droit ?

Willam Bonner.

(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
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27 janvier 2009

GOLD: Première victoire !

Le cours de l'or en dollars continue sa "grimpette" au sein du canal "A". Il a enregistré vendredi passé (23 janvier 2009) une première victoire: la première droite de trend descendant (ligne verte 1) a été vaincue.

Un premier breakout est fait et dans la même foulée, le cours a fait un test sur la seconde droite de trend descendant (ligne verte 2). Le cours est également au sein du biseau (lignes rouge et verte 2). Là aussi, le passage devrait se faire prochainement. Puis ce sera le passage, relativement facile de la résistance à 836$ (ligne brune 3) pour enfin se diriger vers la résistance majeure à 890$ (ligne brune 4).

Ainsi qu'évoqué dans l'article précédent (cf article du 22 janvier 2009), il y a du travail; mais déjà un obstacle est derrière la hausse du cours ...

Tout ce cheminement du cours de l'or est logique et bon! A chaque jour suffit sa peine ...

26 janvier 2009

Simone Wapler: L'or, les leçons de 2008



Les investisseurs ont afflué vers l'or physique
Pour s'en rendre compte, il faut surveiller les stocks des bullions ou Exchange Traded Gold. Ces organismes cotent en continu des certificats adossés sur une réserve d'or physique. Ils doivent impérativement posséder l'or sur lequel le certificat est adossé avant de pouvoir coter le papier. Ils n'ont aucun intérêt à tricher et à entacher leur crédibilité car ils sont une émanation du Syndicat des producteurs d'or : le World Gold Council.

Les producteurs d'or, souhaitant faciliter aux investisseurs la détention d'or physique sont à l'origine de cette initiative. GLD aux Etats-Unis, GBS en Europe n'ont donc aucun intérêt à tricher sur leurs stocks, puisque leurs commanditaires, les minières, les ont créés pour pouvoir écouler leur production.

Les stocks des bullions ont augmenté tout au long de l'année 2008. Les acheteurs faisaient montre d'un comportement professionnel, achetant aux points bas de l'or. Le plus important des bullions, l'Américain GLD, a renforcé son stock de plus de 20%. Il garde à ce jour plus de 787 tonnes d'or, contre 640 tonnes au début de l'année 2008.

Les investisseurs ont boudé les minières
Celles-ci se comportent désormais comme des actions et se sont décorrélées de l'or. Lors des krachs de 2008, elles n'ont montré aucune résistance.

Les grosses minières sont empêtrées dans leurs coûts de production. Au premier semestre de l'année, elles ont pris de plein fouet la hausse du cours des matières premières et notamment du pétrole. L'énergie est un des gros postes de dépense et le ratio or/pétrole, même lorsque l'once était à 1 000 $, leur était défavorable. Leur trésorerie disponible et le resserrement du crédit les limitent dans leur prospection. Elles ont du mal à renouveler leurs réserves. Entre les minières risquées et le papier adossé à de l'or physique, les investisseurs ont choisi. Ils préfèrent la deuxième solution. Ces nouveaux instruments ont créé un nouveau comportement.

Un effet de levier par rapport à la hausse de l'or devra se rechercher chez les juniors et exploratrices massacrées et non chez les gros producteurs. Il est cependant trop tôt. Les marchés actions n'ont pas encore atteint leur point bas.

La confiance dans le papier se réduit
La prime est la différence entre l'or papier et l'or physique. Par papier, il faut entendre :
- les contrats à terme, réservés aux investisseurs institutionnels ;
- les certificats adossés à ceux-ci valant par de contrats à terme ; ces certificats sont garantis par la banque émettrice ;
- les produits dérivés émis par les établissements financiers : les put, call, turbos, warrants qui ne sont garantis que par la signature de leur émetteur.

Partout dans le monde, la prime a augmenté. Les acheteurs d'or pour motif financier veulent du physique, ou quelque chose de très proche du physique et se méfient du papier.

La prime de TOUTES les pièces sans exception est actuellement positive. Elle va de deux à 28% (pour le rouble russe menacé de dévaluation).

Un mouvement de fronde s'est même déclenché sur le COMEX, le plus gros marché de l'or pour les contrats à terme. Face au décalage entre le volume théoriquement couvert par les contrats à terme et la maigreur des stocks dans les entrepôts, certains ont tiré la sonnette d'alarme.

L'idée est la suivante : un contrat à terme nécessite une mise d'entrée peu élevée. Il engage un vendeur à livrer une certaine quantité de marchandise à une date donnée (terme) et à un cours fixé dans le contrat. Au cours de sa vie -- entre la date d'émission du contrat et son terme -- le contrat change de main. Lorsque les intervenants sur le marché estiment que la marchandise du contrat va monter, le contrat prend de la valeur et inversement.

La majorité des contrats n'arrivent pas à terme. Ce sont surtout des instruments utilisés par les professionnels pour avoir une meilleure visibilité sur leurs approvisionnements et donc maîtriser leurs coûts.

Dans le cas de l'or, les professionnels sont essentiellement les négociants et les bijoutiers, en mineur les industriels.

Le nombre de contrats en circulation excède de façon très importante le stock du COMEX. Un appel à dénouer les contrats et à se faire livrer physiquement a donc été lancé auprès des investisseurs non institutionnels. Le mouvement a rencontré un certain succès, même si ce n'est pas encore l'affolement. Le point important à retenir est que la confiance dans le papier s'érode.

L'or est le seul actif qui a résisté en 2008 ne perdant pas de valeur en euros
Il s'est complètement détaché des autres métaux précieux, prouvant son statut différent. L'or est plus précieux que précieux, c'est un chien de garde contre les dérives monétaires.


Ainsi au début de 2008 une once d'or achetait :
- 56,55 onces d'argent ;
- 0,56 once de platine ;
- 2,06 onces de palladium.

Elle achète maintenant :
- 77,24 onces d'argent ;
- 0,87 once de platine ;
- 4,40 onces de palladium.

Simone Wapler

(c) Les Publications Agora France, 2002-2009
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25 janvier 2009

Le calme après la tempête


Hier (24 janvier 2009) , le sud de l 'Europe occidendale à fait face à une des plus importante tempête de ces dernières années. Nous avons subit de légers problèmes: panne d'électricité durant dix heures, panne de téléphone et d'internet durant 24 heures, quelques dégâts aux plantations du jardin et à l'antenne satellite.

Rien de bien grâve, mais ceci explique l'absence de nouveaux articles.
Nous serons au rendez-vous dès demain, surtout pour vous annoncer que l'or à fait un premier breakout en dollar grâce ou à cause de la crise bancaire américaine.

Nous remercions chaleureusement les pompiers, gendarmes, militaires, électriciens, ... qui font un maximum pour remettre au plus vite la région en état de fonctionner et avons une pensée émue pour les victimes de la tempête.

23 janvier 2009

Marin belge: Aucun rush sur le métal précieux



Pourquoi aucun rush sur le métal précieux?

Une réponse de fonds faite ce jour à une question posée sur un forum financier francophone à forte notoriété.

Le gold résiste remarquablement bien. Ceci dit, il ne donne pas lieu à un rush. Pourquoi ? Les raisons sont multiples. On en isolera deux et laisserons de coté les raisons d'ordre techniques et les procès d'intention vis-à-vis de la profession bancaire.

La première réponse est d'ordre géopolitique.

Les détenteurs des plus grosses structures d'épargne nets - Asie et golfe notamment - sont des piliers du système dollar. Pour des raisons parfois bien différentes. Tant qu'ils soutiendront - et ils le font actuellement de leurs bras musclés, sans faiblir - ils ne joueront pas la carte de la monnaie alternative.

Il faut bien saisir qu'ils ne s'agit pas - pour l'essentiel - de patrimoines privés. Mais de patrimoines publics, dont le positionnement est tout autant d'ordre idéologique que financier.

Et c'est là qu'intervient le deuxième frein, qui tient au cadre de pensée.

Le métal jaune est décrit par l'idéologie financière dominante de manière littéralement calomnieuse. On fait porter sur ses frêles épaules la responsabilités de crises dont il n'est évidemment pas la source. Sur deux plans, celui des mécanismes économiques globaux et sur celui du fonctionnement de l'épargne.

Sur le plan macro-économique :

De la crise monétaire qui frappa l'Espagne impériale à la crise de 1929 présentée et transformée par la lecture d'intellectuels comme Bernanke et bien d'autres comme une conséquence de l'étalon-or, le rôle de l'or a fait l'objet d'une réécriture savante de l'histoire commencée après 1944.

L'or est présenté comme un instrument monétaire au mieux defectueux au pire paléolitique. Au mieux un facteur d'inefficacité. Au pire Un facteur de troubles économiques voire de guerres.

Haro sur le Baudet !

Les économistes dit autrichiens - dont les défenseurs sont les seuls à avoir anticipé cette crise, un sérieux facteur de crédibilité ! - ont depuis longtemps donné la clé. Mais on en a cure. Ils sont entouré d'un mépris élégamment cultivé. Tout particulièrement par la pensée économique néo-conservatrice qui a fait de l'utilisation des instruments monétaires un levier d'action économique. Avec la complicité au moins tacite de tous les acteurs économiques et sociaux. On est entrain de constater les résultats.

Comme le faisait remarquer un analyste de la blogosphere finance, un étudiant en économie brillantissime qui ferait un cheminement intellectuel auprès de cette école de pensée finit au mieux professeur de faculté d'une université sans renom.

Son alter ego reprenant la pensée commune Friedmano-Keynesienne connaitra un tout autre parcours académique. Au pire dans une des écoles de l'Ivy league au mieux prix Nobel d'économie ...

Suivez mon regard !

Sur le plan micro-économique :

L'épargne en or est considérée - fort à tort - comme un facteur de thésaurisation, de "mise sous le boisseau" stérilisant l'argent accumulé aux dépens de l'investissement.

C'est évidement l'avarice et la cupidité des hommes qui, plus que tout, les amène à détruire et manipuler crédit et monnaie. Dans tous les sens, dans l'ordre et le désordre. Et que ce soit sur le plan micro ou macro-économique, l'or ne tient qu'un rôle salutaire limitant par sa présence physique sur les marchés, les débordements les plus excessifs de la confiscation macro-économique par l'inflation, la manipulation des taux d'intérêt, une fiscalité prédatrice voire, sur le plan micro, ... la confiscation tout court.

Le métal jaune constitue à l'évidence la monnaie - et l'épargne - en dernier ressort ... Son rôle reste à la marge. Je reste persuadé qu'il n'a terminé son cheminement jusqu'à une restauration d'un ordre monétaire international digne. Mais il reste du chemin à parcourir.

Tout particulièrement donc dans la perception idéologique des détenteurs nets de créances en dollars. Le retournement est palpable. Tant dans le golfe qu'en Chine oû la prégnance d'une idéologie faisant un savant amalgame de néo-conservatisme anglo-saxon et de nationalisme économique très communiste est entrain de disparaitre. *

Le temps joue pour une revalorisation forte de l'or. Je le déplore. Et n'y adhère que par nécessité intellectuelle ... Et financière.

Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
.

La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
Jetez un regard sans fard sur la possibilité d'une épargne privée positive dans un contexte monétaire à haut risque en lisant le
blog "Marin belge" .

22 janvier 2009

GLD : passera, passera pas?

Afin d'un peu varier les plaisirs, le graphique du cours de l'or est remplacé par l'étude du graphique de son frère, le cours de l'ETF gold (GLD). Cet ETF, comme vous le savez rencontre un succès croissant au fils des ans, puisqu'il est maintenant constitué de plus de 800 tonnes d'or (cf graphique).

Graphiquement, la situation n'est pas trop claire, le cours est dans un biseau et essaye de sortir par le haut; il rencontre DEUX lignes de résistance (lignes vertes fines 1 et 2). La première ligne est franchie, la seconde pas encore ... passera ou passera pas ... il faudra que le cours se décide sous peu car le biseau arrive à sa fin.

Idéalement, il faudrait un signal clair; ce signal sera donné lors du passage au dessus de l'ancien sommet à 872$ (ligne brune). Alors le départ vers la reconquète des deux sommets précedants se fera. Mais il restera, encore le passage de la droite descendante de trend majeure (ligne verte 3) ... y a du travail!

En attendant, le cours de l'or exprimé en euro se porte comme un charme.

21 janvier 2009

Marin belge: Il y aura inflation ET déflation



Il y aura inflation ET déflation. Et pas inflation OU déflation.

Déflation des prix des actifs. C'est parti et la glissade continuera. En prix nominaux un certain temps (pour les logements français on a RIEN vu). Et surtout en Euros réels, escomptés de l'inflation.

Et oui parce qu'il y aura également inflation. C'est à dire augmentation des prix.

Pourquoi augmentation des prix ? Parce que lorsque l'on importe l'essentiel de ses biens de consommation et d'équipements ... On est tributaire de sa monnaie.

La déflation - la vraie - est réservée spécifiquement aux pays à très fort patrimoine économique - industriel notamment - susceptible de développer de très fortes surcapacités internes (non pas celles des fournisseurs étrangers) et ne concerne donc pas le Royaume-uni ni même les US.

Ce schéma concerne potentiellement la Chine et le Japon si leur politique monétaire devient raisonnable. Suppression du pegging pour les chinois notamment.

Concernant l'Europe, le schéma est particulièrement intéressant sur le plan technique.

Accroché au Nord de l'Europe par un raccroc de l'histoire qu'il n'aurait mieux pas valu tenter, les pays du Sud de l'Europe sont partis pour une déflation carabinée et totalement incontrôlable et surtout intenable.

Pourquoi ? L'Espagne et l'Italie ont un système social comportant - pour un bien et un mal - des rigidités-amortisseurs considérables sur les marchés de l'emploi ... A la française, en plus marqué.

En matière d'ajustement monétaire, cette rigidité est un mal absolument catastrophique.

Sauf à intervenir à temps, à savoir avant la fin de cette année, Rome, Madrid et Lisbonne seront confrontés à la faillite - pas seulement l'insolvabilité - de leurs banques et d'une très large partie de leur tissu économique.

Il faut regarder les choses en face. Il ne s'agit pas de déflation mais bel et bien de faillite sur pieds de pans entiers de l'économie locale.

Notre schéma national est un peu plus rassurant. Mais cela va tomber comme des mouches chez nous également.

Il est impératif - non de jouer le jeu des chinois, celui de la destruction monétaire étatique qui va contre notre culture et nos intérets - mais celle d'un complet réalignement de notre politique économique.

Des négociations sérieuses incluant dans un même amphithéatre les partenaires du commerce mondial.

A la clé, une modification du paysage monétaire.

L'émission d'obligations souveraines internationales doit baisser massivement. Elles ne sont pour la plupart justifiées par aucune données sérieuses.

Nos pays riches n'ont pas demander financement à des pays dits pauvres. Surtout pour assurer le train de vie des états. Qu'on cesse de nous parler d'investissement public ...

C'est bien la dépense de fonctionnement d'états-nation aux infrastructures totalement amorties qu'il s'agit. S'il faut financer la dépense du pays, n'attendons pas. L'impôt est fait pour cela. Cela calmera les ardeurs ...

Pour le reste, flottation généralisée et obligatoire des monnaies pour tous ...

En l'absence d'accord sur ces plans, la mise en place de barrières tarifaires est nécessaire. Pour permettre à de grandes zones de libre-échange comme l'Europe de trouver leur équilibre.

Soyons clairs, si nous laissons la mondialisation se pérenniser, l'Europe va tout simplement disparaitre.

Les usines doivent retrouver leur place en Europe du Sud sur des bases salariales retrouvées. Ainsi qu'en Europe orientales dans ces usines d'ailleurs flambant neuves ... Qui vont disparaitre immédiatement en l'absence de réaction.

Les pays du versant oriental mourant sur le poids de leurs dettes en monnaie forte sans possibilité de contrepartie. Le versant Sud étant à peine mieux loti.

Entre tourisme et productions fruitières, l'addition ne se fera pas pour le Club med européen.

Rappelons que Sarkozy est tout à fait conscient des enjeux en la matière. On lui soufflera de rappeler à Merkel que la chute du "pré carré" oriental des allemands est programmé en l'absence d'une révision complète de la construction européenne.

Celle-ci doit se faire dans un ensemble cohérent et protégé. Sur le plan monétaire et tarifaire.

N'oublions pas dans le paysage,la ratification par les partenaires de textes simples et sains sur la protection intellectuelle sur les marchés internationaux.

Nos dirigeants industriels - trop contents de toucher chaque année des bonus représentant parfois entre cinq et dix années de salaires de leurs prédécesseurs des années 60 à 90 - ont laissé filé leur savoir-faire dans des conditions qui sont contre l'intérêt bien compris de nos pays.

Arrêtons de se voiler la face. Encore cinq ans de ce régime et l'industrie - y compris la plus moderne - aura disparu de nos contrées.

Est-ce cela que veulent nos dirigeants ?

Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
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La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
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20 janvier 2009

GOLD: G.W. Bush mission presque accomplie

Le président G. W. Bush est sur le point de partir; quel est son bilan vis-à vis de l'or?
Contrairement au reste, le bilan de Bush en matière d'or est fort bon, mais il aurait pu faire mieux.

Après les événements du 11 septembre 2001, dès le printemps 2002, il paraissait évident que le président Bush allait faire la fortune des "Gold Bugs" (les investisseurs dans l'or) car il laissait filer les déficits en dépensant un maximum et ne se préoccupait pas de la bulle immobilière.

Depuis cette époque, pour nous, la raison de la "bonne fortune" de l'or est très simple: tout épargnant cherche à placer son épargne en sécurité et où cela rapporte le plus; ce ne pouvait être que dans l'or car le reste allait s'écrouler.

L'administration Bush a délibérément ou par manque de réaction "tué" la majorité des concurrents de l'or en matière de placements:

  • immobilier, mort
  • actions, mortes
  • livrets d'épargne, placements à terme, morts
  • devise américaine, en perdition
  • obligations du trésor américain (bonds, bills) en sursis dans la ligne de mire, mortes annoncées

Sous l'administration Bush, vous comptez 3 morts et 2 en devenir parmi les 5 concurrents de l'or. La mission de Bush en matière d'or est presque accomplie. Nous lui décernerons 8 sur 10. Heureusement, il nous laisse Bernanke et beaucoup de mauvaises idées (de dépenses, ...) pour terminer le travail.

Faute de concurrent encore en vie, l'or sera bientôt le grand vainqueur.

Bravo pour l'or et adieu Mr le président; les "Gold Bugs" seront quasi les seuls à vous regretter.

William Bonner: Pauvre M. Obama !



** Tout à l'heure, le dénommé Obama prendra le poste de président des Etats-Unis. Pauvre homme. Il a l'air tout à fait bien. C'est vraiment dommage... qu'une telle chose lui tombe dessus.

* Mais il a traîné avec les mauvaises personnes -- des gens de basse condition dans les hautes sphères de la politique -- et regardez où ça l'a mené. Dans quelques temps, il devra se tenir devant des centaines de millions de spectateurs, poser la main sur la Bible et mentir.

* A la question -- jure-t-il de respecter la Constitution des Etats-Unis d'Amérique --, il donnera la réponse qu'il a répétée. Yes I can ! Puis, comme quasiment tous les présidents américains depuis John Quincy Adams, il reniera sa parole.

* Mais avant de continuer à parler de l'avenir, revenons-en au passé... ou plutôt à vendredi dernier. Jusqu'à présent, cette année, les actions US sont en baisse de près de 7%. Mais au moins le Dow a-t-il rebondi un peu à la fin de la semaine dernière.

* Les choses intéressantes, vendredi, se sont produites sur le marché de l'or -- le métal jaune a grimpé de 32 $. Pourquoi l'or grimpe-t-il... alors que l'économie mondiale est clairement en baisse ? Nous n'en savons rien. Mais si nous étions M. Obama, nous approcherions notre nouvel emploi comme on loue une voiture dans une agence mal famée. Nous regarderions bien partout, et nous noterions tous les défauts et les bosses avant de quitter le parking. Nous ne voudrions pas payer l'amende pour les accidents du précédent conducteur !

* Les textes fondateurs des Etats-Unis ne parlaient pas de s'impliquer dans le secteur bancaire... ni dans l'industrie automobile... ou dans quelque activité que ce soit. Pas plus qu'ils ne permettaient les invasions de pays étrangers sans déclaration de guerre... ou n'imaginaient d'armée coûtant à peu près autant que toutes les autres armées de la planète réunies.

* Au début, le gouvernement américain était spécifiquement limité dans ses fonctions. A présent, il n'y a plus grand-chose qu'il ne puisse pas faire. Mais sur toutes les questions -- grandes ou petites... qu'il s'agisse de torturer des gens ou de prendre leur argent -- les dirigeants politiques doivent faire semblant d'agir dans l'intérêt national. C'est une sale affaire, pas très ragoûtante, qui attire en général des gens de la même trempe. Des gens comme George W. Bush et Joseph Biden... des gens qui n'ont aucun bon sens ou aucun principe, voire ni l'un ni l'autre. Des gens qui ne savent pas reconnaître un mensonge quand ils en entendent un... ou que ça ne dérange pas d'en raconter.

* Voilà pourquoi nous sommes navrés de voir Obama se lancer ; il semble si sympathique.

* Mais la politique... hélas, quelqu'un doit s'en charger. Comme le dit la vieille expression latine : les électeurs veulent être trompés -- qu'il en soit ainsi.

** Tant de pigeons... si peu de temps. Bernie Madoff avait du mal à suivre le rythme des gens qui voulaient lui donner de l'argent. Les candidats s'inscrivaient à son country club de Palm Beach rien que pour avoir l'occasion de glisser quelques gros billets supplémentaires dans ses poches. Ses camarades recherchaient sa compagnie... brûlant de se séparer de leur fortune tout entière.

* Et regardez le marché obligataire américain ! Les gogos font la queue pour acheter des reconnaissances de dette à un débiteur fauché comme les blés qui doit déjà de l'argent à la planète entière. A présent, il distribue des reconnaissances supplémentaires... encore plus rapidement... pour des milliers de milliards de dollars. Non seulement ça, mais le débiteur en question a déclaré publiquement qu'il avait l'intention de baisser la valeur de son papier -- quoi qu'il lui en coûte.

* A présent, les électeurs... le grand public... les lumpen-ménages -- meurent d'envie d'entendre un mensonge aussi. Ils veulent que quelqu'un leur dise qu'il a la récession sous contrôle.

* Eh bien, s'il faut les tromper, il faut que quelqu'un leur raconte des mensonges. Barack... c'est à vous !

* Les gens veulent croire que si le président précédent n'avait pas été un tel brise-tout, nous ne serions pas dans un tel pétrin. En d'autres termes, si l'administration reprenait ses esprits, elle pourrait "faire quelque chose" pour qu'on en revienne au bon vieux temps.

* Nous avons rarement l'occasion de prendre la défense de George W. Bush. Mais là, nous allons l'affirmer sans sourciller : cette crise financière n'est pas de sa faute.

* Certes, il l'a aggravée en gaspillant 2 000 milliards de dollars pour sa ridicule guerre -- la fameuse "Guerre contre la Terreur". Evidemment, il aurait dû se débarrasser de Greenspan dès le début de son mandat... il n'aurait pas dû signer tant de budgets sans tergiverser. Et c'est dommage qu'il n'ait pas compris ce qui se passait dans le secteur financier et n'en ait averti les gens -- au lieu de chanter les louanges de l'économie américaine à qui voulait l'entendre. Mais après tout, qui l'a fait ? Il a agi comme un crétin, ça ne fait aucun doute. Mais qui s'est conduit autrement ?

* Alors donnons un peu de mou à George W. Bush. Qu'il retourne bouder dans son ranch sans qu'on essaie de lui attribuer l'effondrement financier. Il n'a pas causé les difficultés, il ne pouvait pas non plus les résoudre. Les problèmes financiers auxquels sont confrontés les Etats-Unis ne peuvent pas être résolus par des politiciens ; ils ne peuvent qu'être empirés par les politiciens.

* Le problème, c'est qu'il y a beaucoup de mauvais prêts, de mauvais investissements et de mauvaises entreprises qui doivent être purgés. Et tout ce que les politiciens peuvent faire, c'est essayer d'empêcher la purge.

Willam Bonner.

(c) Les Publications Agora France, 2002-2009
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
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19 janvier 2009

Mines aurifères/argentifères et géo-politique


Les mines sont toujours situés dans un pays où les risques d'exploitations sont plus ou moins grands.
Risques de guerre, de spoliation, nationalisation, taxation, ... mais aussi coûts d'explotation (mains d'oeuvre,énergie, eau, ...) législation écologique, difficulté d'approvionnement en énergie, ... des tas de problèmes peuvent surgir; il faut en tenir compte dans la mesure du possible.

Les pays du monde, du moins ceux où il y a des mines aurifères ou argentifères, sont divisés en cinq catégories:

Pays avec très peu de risques:

  • Australie
  • Canada
  • Chile
  • Finland
  • Royaume Unis
  • USA

Pays avec peu de risques:

  • Botswana
  • El Salvador
  • Espagne
  • Suède

Pays neutre au niveau des risques:

  • Afrique du Sud
  • Brésil
  • Colombia
  • Costa Rica
  • Ghana
  • Guyana
  • Guyane française
  • Honduras
  • Italie
  • Kazakhstan
  • Mexique
  • Mongolie
  • Namibie
  • Nicaragua
  • Panama
  • Papua Nouvelle Guinée
  • Pérou
  • Pologne
  • Romanie
  • Sénégal
  • Turquie

Pays risqués:

  • Argentine
  • Bolivie
  • Burkina Faso
  • Cameroon
  • Chine
  • Ecuador
  • Grèce
  • Indonesie
  • Côte d'Ivoire
  • Malawi
  • Mali
  • Mauritanie
  • Niger
  • Suriname
  • Tajikistan
  • Tanzanie
  • Vietnam
  • Zambie

Pays à éviter formellement: (guerre ou nationalisation)

  • Burundi
  • Congo (Kinshaha)
  • Erythrée
  • Russie
  • Sierra Leone
  • Soudan
  • Venezuela

A vous de voir AVANT d'investir si une société dégage/dégagera des profits suffisants pour compenser les risques encourus. Pour ce faire, la nouvelle carte des lieux où se situent les mines réalisé par le site Resource Stock Guide est très précieuse. Cette carte couplée à la liste ci-dessus vous permettra de choisir en connaissance de cause.

PS: les raisons à la base de ce classement peuvent évoluer avec le temps, il est recommandé de suivre attentivement et fréquement la situation géo-politique dans les pays où vous avez investi!


Argentum Aurum: mini statistique et publicité


2 novembre 2006 - Premier jour

  • création d'un premier blog

20 janvier 2008 - 444 ème jour

  • 50.000 ème visiteurs
  • 8.000 visiteurs/mois ou 260 visiteurs/jours
26 juin 2008 - 602 ème jour
  • 100.000 ème visiteurs
  • 10.000 visiteurs/mois ou 350 visiteurs/jours
19 janvier 2009 - 808 ème jour
  • 200.000 ème visiteurs
  • 15.000 visiteurs/mois ou 500 visiteurs/jours (statistique de décembre 2008)

C'est avec fierté que nous vous présentons ces "mini-statisques" montrant que malgré des moyens limités, la progression du nombre de visiteurs est au rendez-vous.

Nous espérons que des annonceurs publicitaires remarquerons cette hausse de "traffic".

AAEuropaLLC leur rappelle que les trarifs publicitaires sont hyper-compétitifs puisqu'ils commencent au prix de 1 euro/mois*. Contactez-nous!


* Tarif pour une publicité dans les pages de l'annuaire, pour une durée de minimum 12 mois.



200.000 ème Visiteurs sur les blogs "Argentum Aurum"


Les blogs "Argentum Aurum" fête la visite de 200.000 lecteurs.

Aujourd'hui, le site a reçu son 200.000 ème visiteurs depuis sa création en octobre 2006 et 100.000 visiteurs supplémentaires depuis le 26 juin 2008.

Grâce à vous et votre présence de plus en plus nombreuse, ce blog prend lentement mais surement sa place parmi les sites d'informations sur les métaux précieux.
Beaucoup de nouvelles idées sont à l'état de projet, mais le manque de moyens et de temps freine la mise en place de celles-ci. Malgré les contretemps, soyez certain que les blogs sont et seront toujours en construction et en amélioration constante en fonction de vos besoins d'information.

Merci à vous tous de venir lire ces blogs; vous nous donnez la force de persévérer.

Ps: Les blogs ont un accès généralisé à l'adresse suivante: www.argentum-aurum.blogspot.com

17 janvier 2009

GOLD en euro: la grimpette !

Vous assistez au très bon comportement du cours de l'or en euro.

  • A LT le cours évolue dans un canal haussier "A".
  • A MT le cours évolue dans un canal haussier "B" et réalise depuis le début septembre une solide grimpette.
  • A CT, la sortie de l'ultime biseau (cf article du 27 décembre 2008) est faite; le cours s'est échappé par le haut et à retesté cette semaine le support (ligne verte allant de 6,99 à 6,00). La fameux "twist and go" est au rendez-vous!
  • Les oscillateurs MT/LT sont parfaitement orientés à la hausse.

Que demander de plus? Rien!

Graphiquement, la configuration est parfaite pour la poursuite de la "grimpette" au sein du canal "B". Vraisemblablement, la hausse sera plus ou moins équivalent à celle de juillet 2007 - Mars 2008, soit 9 mois de hausse. Si cela est le cas, la hausse actuelle, qui dure depuis 4 mois et demi devrait encore se prolonger pendant quelques mois (4 mois?)

Pratiquement, n'oubliez pas que l'économie mondiale est et reste très fragile et qu'une crise peut faire exploser le cours de l'or ou peut être, mais nous croyons guère, que le nouveau président Obama fera des merveilles qui rendrons la confiance et que cela déprimera temporaire le cours de l'or.
La "solide grimpette" actuelle peut toujours se transformer en "pic" ou à l'inverse en "paysage vallonné" car nous sommes réellement dans un context économique global instable et guère certain.
Il reste que face à cette incertitude mondiale, l'or est encore ce qu'il y a de plus certain.


16 janvier 2009

La crise financière: où en est-on?

La crise financière américaine vient de rentrer aujourd'hui dans une seconde phase ... toujours plus bas.
Après la faillite des banques d'affaires (Merill Lynch, Lehman Brothers, ...) voici le temps de la faillite des banques commerciales ( Citibank, Bank of America, ...).

Vous le constatez le niveau atteint lors de la crise de novembre 2008 est dépassé. Après un bref rebond de moins de deux mois, la chute reprend de plus belle et c'est normal car les produits "toxiques" sont de plus en plus nombreux dans les bilans des banques.
Cela avait débuter par les subprimes, maintenant c'est les autres types de crédit qui sont de plus en plus toxiques: les primes ( emprunts hypothécaires "normaux"), le crédit à la consommation (cartes de crédit), les crédits commerciaux, ... TOUS flanchent ... et les banques doivent comptabiliser de plus en plus de créances douteuses.

Les immenses efforts de recapitalisations des banques ont été vain quand on voit la situation actuelle des banques par rapport à il y a moins de deux ans (-75%). La chute du cours de l'indice du secteur bancaire ($BKX) n'est pas enrayée.
Une question qui est sur toutes les lèvres: pourquoi persister dans une politique de sauvetage des banques alors que rien ne semble pouvoir les sauver?

Les plans de relance servent-ils à quelques choses? A nouveau la confiance a disparu et l'or retrouve son rôle de valeur refuge!

15 janvier 2009

France: le livret "A" et l'or (1)

Après la comédie du "bon" Sarkozy voulant le taux du livret A à 2,5% contre le "méchant" Fillon ne voulant que 2%, vous voici fixé: ce sera 2,5% de rémunération.

2,5% est-il un bon taux?
Si l'on compare aujourd'hui ce taux de 2,5% au taux directeur de la BCE ce n'est pas trop mal, d'autant plus que ce taux directeur baissera encore. Donc à CT, 2,5% semble logique. Mais si l'on regarde ces 2,5% par rapport au 8 ou 9% que l'état à exiger des banques pour leur venir en aide c'est très peu.

L'état français réussira-t-il a convaincre les français de laisser leur épargne sur le livret A? Il est permis d'en douter.

Prenez ces 2,5% dans un contexte historique.
A la "belle époque", du moins pour les rentiers, 2 à 3% était la norme. Au 19ème siècle, le contexte était fort différent: le franc or reignait, les risques d'inflation était inexistant, la dévaluation des monnaies impossibles et l'impôt sur les revenus n'avait pas été inventé (création en 1917).
2,5% en 1900 était un taux "honnète" dans un contexte sans risque.

Actuellement, Il en va diamétralement autrement; avec un taux qui est toujours de 2,5%, les risques financiers, monétaires, fiscaux sont au plus haut.
Les 46 millions de livret A ne disparaitrons pas du jour au lendemain; les habitudes changent lentement.
Les français ne sont pas dupent, ils verseront sur le livret A en 2009 beaucoup moins qu'en 2008. L'épargne sous forme d'or regagnera certainement du terrain dans le coeur des français. Vous n'ignorez pas que l'or en France est synonyme de "napoléons"; la demande pour ces pièces ne peut qu'augmenter alors que le nombre disponible est constant! La conséquence logique est qu'une hausse du cours du napoléon, plus rapide que la hausse du cours de l'or verra le jour.

14 janvier 2009

Ph. Béchade: épargner plus pour gagner moins ?




** Les banques centrales également se pensent sur le point de remporter une grande victoire contre les forces déflationnistes alors qu'elles ont vu les leviers des mécanismes de financement de l'économie mondiale leur échapper ces dix dernières années, avec le plein assentiment des Etats. Ceux-ci prétendent pouvoir remettre la machine en marche en injectant dans le circuit des milliers de milliards de dollars qu'ils ne possèdent même pas.

A l'occasion d'un discours prononcé à la London School of Economics, Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, a confirmé qu'il faudrait continuer de nettoyer le bilan des établissements financiers des actifs "toxiques". La Fed envisage de les y aider en accroissant sa capacité d'échange de bons du Trésor contre des produits obligataires dépréciés.

Nous en profitons pour attirer votre attention sur le fait que plus la Fed engrange des positions de moindre qualité (même si elle s'en défend), plus l'avantage des T-Bonds -- en termes de sécurité -- se réduit par rapport aux emprunts émis par des entreprises disposant d'un bon matelas de cash et de revenus récurrents.

En croyant se prémunir du risque, les investisseurs qui cherchent refuge sur les bons du Trésor US ne font qu'accélérer son transfert du bilan des banques du secteur privé vers celui du prêteur en dernier ressort : la Fed.

Les Etats-Unis vont de surcroît faire délibérément exploser leur déficit budgétaire en 2009. Il sera plus que deux fois supérieur à celui des pays -- certes mal en point -- qui composent la Zone euro. Mais comment croire durable l'engouement pour des emprunts libellés en dollars alors que la création monétaire ex nihilo est galopante et que la baisse de la qualité de la devise se traduit par une baisse simultanée de la rémunération ?

Serait-ce l'illustration du principe : épargner plus pour gagner moins ?

Philippe Béchade.

(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
http://www.publications-agora.fr ou http://www.la-chronique-agora.com


Boursorama: soudage et état d'esprit

La lecture de Boursorama est une source irremplacable d'information économique. Boursorama est également un thermomètre de l'état d'esprit des français en matière d'économie. Ce site reflete les préoccupations du moments avec bien évidemment un biais en faveur de l'actionnnaire principal (la société générale).

Aujourd'hui en page d'accueil de Boursorama se trouve le sondage suivant (cf image). Ce sondage montre admirablement l'état d'esprit qui reigne chez Boursorama, mais aussi dans la classe dirigeante et peut être parmi les lecteurs de ce site.

C'est stupéfiant, une question: comment sortir de la crise?
Quatre réponses possibles:

  • Une réponse consiste à faire plus de dettes
  • Deux réponses consistent à diminuer les revenus de l'état et indirectement avoir plus de dettes
  • Une réponse constiste à ne rien faire et toujours avoir des dettes.
La réponse de bon sens est pourtant la même pour un ménage ou une nation; il faut DIMINUER les dettes et/ou dépenser moins.

Les contribuables qui sont aussi des électeurs ne veulent pas payer les erreurs des banques avec de l'argent publique.
NON à la socialisation des pertes bancaires.
Il n'est pas possible de sortir d'une crise financière qui est une crise de l'emprunt en empruntant plus encore.
Si un virage à 180° n'est pas fait dans la politique économique actuelle, un tsunami monétaire arrivera et rien ne pourra l'arrêter.

QUI expliquera cela à nos gouvernants (français, anglais, américain, ...) et à leurs servils affidés? Les risques de révolte augmentent partout dans le monde.

Marin belge: Quels placements pour 2009 ? (2/2)



Revenons pour conclure sur le comportement prévisible des marchés en 2009?

Si le marin a une une certitude c'est bien celle que le sauvetage du secteur financier par les autorités politiques s'est faite sans contrepartie politique en termes d'encadrement. Les fameuses liquidités sont de retour dans le système financier en quantités importantes en raison de la politique des grands argentiers. Mais rien ne garantit que ces liquidités ne choisissent des vecteurs de placements souhaitées par les autorités politiques et monétaires. A savoir un mélange politiquement correct d'achat de crédits sur les marchés de la dette privée et publique.

Entre surcapacités de production majeures et des relais de consommation qui tardent désespérément à apparaitre en Asie, l'activité industrielle - celle qui constitue le creuset de notre économie marchande - est désormais peu rentable et donc peu attractive. Sur l'ensemble de la planète. Et ceci pour la premières fois depuis de nombreuses années sans exception. Pas même en Asie ou en Europe de l'Est ... Les surcapacités sont partout. Les clients solvables sont l'Arlésienne.

Tant que les politiques monétaires n'auront pas repris le chemin de la raison, celle de l'argent raisonnablement couteux, le risque d'un nouveau run sur les matières premières est des plus élevés. Beaucoup plus que celle d'un rallye durable sur les marchés-actions désormais sans perspectives claires.

Dans la mesure où les autorités n'ont pas su - comme elles auraient du le faire en temps utile - encadrer les marchés de matières premières en en réservant l'accès aux aux seuls acteurs vraiment concernés, tout peut désormais arriver très rapidement dans ce secteur. Car il n'est hélas pas exclus qu'en cas de tensions sur ces marchés des considérations géopolitiques voire stratégiques exogènes ne viennent affoler encore un peu plus les comportements. La course aux matières premières pourrait prendre des formes hélas moins pacifiques qu'en 2007.

En tentant de contrarier littéralement au forceps la rétraction naturelle du crédit sur les marchés à l'issue d'une période de sur-endettement généralisé, les autorités monétaires et politiques sont vraisemblablement entrain d'ouvrir la boite de Pandore. Rappelons que, selon la légende, cette boite contenait les maux de l'humanité ...

La suite...
Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
.

La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
Jetez un regard sans fard sur la possibilité d'une épargne privée positive dans un contexte monétaire à haut risque en lisant le
blog "Marin belge" .



Nous ajouterons à cette brillante analyse de Marin belge, que les politiques monétaires déraisonnables déboucherons tôt ou tard sur un krach obligataire mondial.

13 janvier 2009

Marin belge: Quels placements pour 2009 ? (1/2)




Pour 2009, comme beaucoup de bloggers de la sphère finance j'ai été tenté de sortir ma liste de prédictions précises pour l'année 2009. Je ne m'y risquerai pas. Voilà pourquoi.

Après avoir eu des opinions tranchées en 2007 et 2008, le marin reconnait qu'il ne sait pas établir de pronostic sérieux et des paris raisonnables pour 2009 . Le paysage météo est trop instable pour justifier des paris spéculatifs ou une posture d'investisseur.

Je n'ai sorti dans mon dernier post "épargne" que quelques recommandations générales et suis resté évasif sur le fonds. Je renouvèle mes recommandations de prudence autour d'une position d'attente en liquidités Euros et en métal jaune assortie pour les plus courageux d'une spéculation à la marge sur le marché des changes ou de matières premières. Histoire de "rester en jambes" ...

Pour le reste, je me retrouve bien dans les positions récentes de Bill Fleckenstein .Pour qui le marché n'est pas assez lisible pour que l'on puisse prendre le risque d'un pari.

S'il y a bien un discours que l'on peut tenir c'est bien celui de Bill, à savoir une reprise technique des marchés - d'ailleurs largement entamée - et, selon toutes vraisemblances, destinée à avorter avant la seconde partie de l'année. Puis la reprise d'un dérapage sur toutes les classes d'actifs. De l'immobilier aux actifs industriels.

Vous noterez que ce discours reste atypique et clairement inversé par rapport à celui volontariste de la plupart des professionnels du secteur de la gestion de patrimoine. Le marin assumera l'erreur sur son blog le cas échéant. Mais c'est s'il a bien une conviction c'est que la valeur financière des actifs cotés va continuer de faiblir.

Il en serait tout autrement si les occidentaux acceptaient le rachat de leurs entreprises cotées par leurs créditeurs obligataires internationaux. Une décision politiquement intenable. Juridiquement introuvable. Et techniquement irréalisable.

Dans ce contexte, pourquoi ne pas continuer la vente à terme sur les marchés ?

Votre serviteur a mis un terme à ses shorts courant octobre 2008 et n'investit que les risques relativement maitrisés. Il lui semble que seules les entreprises des secteurs industriels localisées dans le Sud de l'Europe - et donc condamnées par la seule politique monétaire orthodoxe de la planète, celle de la zone Euro - sont à ce jour des supports fiables de short ... C'est peu !

Vendre à terme les marchés-actions en période d'émission monétaire massive reste un risque trop élevé.

Ce risque est d'autant plus élevé que les récentes décisions des autorités chinoises de relâcher leur propre politique de crédit vont également dans le même sens, celui du choix de soutenir les acteurs économiques aux dépens des détenteurs et pourvoyeurs de crédit.

Au final, entre les US, la Chine et quelques périphériques incontournables c'est bien la moitié de la planète économique qui a fait le choix de la destruction des instruments monétaires. Cela évitera aux autres grands argentiers de faire un choix. Celui-ci a été effectué par défaut et sans véritable concertation par Washington et Pékin.

Rappelons à tous qu'en raison de l'arrimage monétaire de fait existant entre dollar et yuan, la politique monétaire laxiste des uns (US) renvoie mécaniquement à une politique de crédit déraisonnable chez les autres (Chine).

Revenons dès demain pour conclure sur le comportement prévisible des marchés en 2009?

Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
.

La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
Jetez un regard sans fard sur la possibilité d'une épargne privée positive dans un contexte monétaire à haut risque en lisant le
blog "Marin belge" .

William Bonner: l'assouplissement quantitatif



** L'économie mondiale est en congé maladie.

* Un article de Bloomberg confirme les nouvelles de la semaine dernière : l'économie américaine a perdu plus d'emplois l'an dernier qu'à tout autre moment depuis la Seconde Guerre mondiale... le taux de chômage américain est désormais à un sommet de 16 ans.

* "Les économistes prévoient la récession la plus longue depuis la Seconde Guerre mondiale", titre Reuters. Les économistes sont toujours les derniers à savoir ce qui se passe. S'ils voient arriver une longue récession, peut-être que cette dernière est déjà terminée ? Mais non... cette fois-ci, nous pensons que même les économistes ont raison.

* "C'est pire que la crise des caisses d'épargne [américaines] dans les années 80", déclarait notre vieil ami Jim Rogers, il y a un an. "C'est la première fois -- c'est la pire bulle du crédit que nous ayons jamais vécu de toute l'histoire des Etats-Unis. Non, jamais encore durant l'histoire américaine les gens ont-ils pu acheter une maison sans apport personnel. Jamais. Ca ne s'est jamais produit de toute l'histoire du monde. Nous avons donc la pire bulle du crédit. Il lui faudra du temps pour se résorber. On ne guérit pas une bulle en cinq ou six mois... il faut cinq ou six années".

** L'économie mondiale est souffrante, de toute évidence. Mais qu'est-ce qui ne va pas chez elle, en réalité ?

En 1945, l'économie de guerre s'est soudain retrouvée à court de clients. Les commandes de chars, de fusils et de rations militaires ont cessé. L'économie s'est sentie un peu mal. Les économistes craignaient de voir les Etats-Unis sombrer à nouveau dans une dépression semblable à celle des années 30. Et les investisseurs ont vendu leurs actions par anticipation.

* Au lieu de cela, les soldats sont rentrés à la maison et se sont mariés. Les femmes ont abandonné leurs emplois dans les usines d'avions et ont commencé à fonder des familles. Ces nouvelles familles ont ensuite commencé à dépenser l'argent qu'elles avaient épargné durant les années de guerre. Les commandes de réfrigérateurs, de maisons et d'automobiles ont afflué... et la maladie a passé !

* Une fois encore, l'économie sent qu'elle couve quelque chose. Et une fois encore, la cause se trouve dans le changement de météo. Après des années passées à vivre au-dessus de leurs moyens, les Américains commencent -- à contrecoeur -- à vivre sous leurs moyens. Au lieu de dépenser le moindre nickel qu'ils gagnent, plus quelques autres qu'ils ne gagnent pas, ils commencent enfin à épargner. Non qu'ils le veuillent -- ils le doivent. Le crédit facile a disparu.

* Et ainsi, les commandes de nouvelles voitures, de nouveaux revêtements de sols et de nouvelles télévisions ont cessé d'arriver.

* Mais aujourd'hui, il n'y a pas de soldats revenant dans leurs foyers -- ou pas suffisamment pour faire une différence. Aucune femme n'abandonne son emploi pour fonder une famille. Et il n'y a pas de carburant pour déclencher un nouveau boom des dépenses de consommation -- les gens n'ont que de la dette, pas d'épargne

* Le problème n'est pas limité aux Etats-Unis ; il concerne une bonne partie de la planète. Les Américains étaient les consommateurs du monde. On pouvait compter sur eux pour dépenser de l'argent -- même lorsqu'ils n'en avaient pas à dépenser. Ils achetaient les gadgets fabriqués par les Chinois, les vins élaborés par les Chiliens, les automobiles construites par les Japonais. Ils étaient les pigeons de dernier recours pour tout le globe. Maintenant que les consommateurs américains reprennent leurs esprits, l'économie mondiale toute entière a la nausée.

* Si on les laissait faire, les gens s'adapteraient. Peu à peu, les usines chinoises passeraient de la fabrication de babioles pour les habitants du Minnesota à la fabrication de produits pour les citoyens de l'Empire du Milieu. Les ouvriers automobiles japonais licenciés ouvriraient des restaurants de nouilles. D'une manière une d'une autre, les choses finissent par s'arranger... et la maladie par passer.

* Mais les charlatans menacent d'aggraver la situation.

* Bien entendu, ils prescrivent les élixirs habituels -- en doses massives.

* En ce qui concerne le "stimulant fiscal", le nouveau président américain déclare qu'il changera le plan de relance de manière à corrompre plus de contribuables -- plutôt que simplement quelques gros poissons sur Wall Street. Il annonce avoir pour but de créer 4,1 millions de nouveaux emplois. On prévoit déjà que le déficit américain atteindra les 1,18 milliers de milliard de dollars en 2009 -- AVANT d'y ajouter le nouveau programme de relance d'Obama.

* Quant au "stimulant monétaire", il n'y a plus rien à faire avec les taux directeur de la Fed. S'ils veulent encore baisser, ils vont devoir payer les emprunteurs pour prendre l'argent.

* Mais le nouveau super-médicament de la Fed, c'est sa politique d'"assouplissement quantitatif". Qu'est-ce que l'"assouplissement quantitatif", demandez-vous ? Cela décrit la dernière ruse de la Fed, qui consiste à racheter des actifs toxiques aux banques. Les banques augmentent ainsi leurs réserves. Si elles devaient maintenir le même ratio prêts/réserves, elles devraient prêter plus d'argent. Mais lorsque la Fed rachète des actifs aux banques, elle n'emprunte pas l'argent ; elle le créée "à partir de rien". En d'autres termes, entre "assouplissement quantitatif" et "impression de billets", il n'y a pas assez d'espace pour glisser un ticket de métro.

* Jusqu'à présent, ce nouveau traitement n'a produit aucun signe de reprise. Mais ne vous inquiétez pas ; les charlatans n'abandonneront pas. Ils donneront des doses de plus en plus grandes -- jusqu'à ce que le patient meure.

Willam Bonner.

(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
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12 janvier 2009

HUI ou non ?

Vous avez été les témoins, aujourd'hui d'une belle chute des métaux précieux et évidemment d'une chute encore plus forte de l'indice HUI.

La situation est-elle compromise pour autant?
C'est ce que l'on cherche à vous faire croire. La réalité est peut être différente!
En effet, le cours reste au sein du canal haussier "A" et surtout le graphique montre une possible ETE inversée (en gris) qui est en phase d'être réalisée.

Que faut-il croire?
Vous le saurez dans quelques jours. En fait, il y a deux possibilités:

  • un retour rapide à la hausse et l'achèvement de l'ETEi quasi simultanément. Cela sera peut être le cas dès jeudi 15 janvier suite à l'annonce des taux de la BCE.
  • une poursuite de la baisse sous le canal "A" (rien n'est encore dit!) soit pour un bull trap, soit pour un temps plus long où dans ce cas le cours resterait dans le biseau pour faire une sortie par le haut d'ici un mois ou deux.

Finalement, peut importe, vite ou plus lentement, cette ETE inversée sera complétée et la hausse véritable commencera.

09 janvier 2009

GOLD: les moteurs de la hausse en 2009: l'épargne (1)


En 2009, les perspectives de hausse pour le cours de l'or sont meilleures que jamais.
Voici le premier d'une série d'articles montrant quels sont les moteurs de la hausse attendue de l'or en 2009.

Vous le savez parfaitement, le monde connait une crise économique. Qui dit crise dit baisse de la consommation, mais aussi hausse de l'épargne. La crainte de devoir faire face à des difficultés, de perdre son emploi, ... incite les ménages à faire des économies. Partout dans le monde, le pourcentage de l'épargne par rapport aux revenus des ménages est en hausse. Les ménages américains, pourtant bien connu pour être des consommateurs frénétiques, recommencent à épargner (cf graphique).

Cette épargne en hausse, peut évidemment se placer dans divers types de supports financiers; parmis ceux-ci les placements dans l'or profitent comme les autres formes de placements de l'augmentation de cette épargne.

Mieux encore, les placements en or profitent plus que les autres placements car les choix des épargnants se portent volontiers, dans cette période troublée, vers des placements "défensifs".

08 janvier 2009

Sp500: Comme un ballon qui dévale la cage d'escalier



A Wall Street, les mois d'octobre et de novembre ont été terribles pour les indices de la place; le S&P500, l'indice le plus emblématique (avec le Dow Jones) n'a pas fait exception. Depuis le mois de décembre, un rebond est en cours.
Jusqu'où ira ce rebond? Cela dépendra beaucoup d'un éventuel "effet Obama" ou d'une période d'état de grâce, plus ou moins longue qui existe toujours lorsqu'un président issu de l'opposition entre en fonction ( voir à ce sujet, les débuts de Miterrand ou plus près de nous, de Sarkozy).

Le président élu Obama a beaucoup promis et les espoirs sont immenses; une grande partie de la population, surtout les minorités ethniques espèrent des miracles. Cette état d'esprit euphorique dura ce qu'il dura, mais un moment viendra où la déception et la perte de l'espérance arrivera. Il est évident que la crise économique américaine est intense et que les moyens mis en oeuvre par la nouvelle administration montrerons à un moment donné leurs limites.

Graphiquement, le rebond de l'indice S&p500 pourrait se faire entre 1060 et 1260 points. Mais "make no mistake" (ne vous trompez pas, dixit Bush), les trois grandes corrections à la baisse du S&p500 au cours du siècle passé ont duré en moyenne 191 mois ou quasi 16 années. Il faudra dans ce cas tabler sur une fin de correction à la baisse du S&p500 vers 2016.

Bien sûr, comme un ballon qui dévale la cage d'escalier, il y aura de nombreux rebonds avant d'atteindre le rez-de-chaussée. Ce moment sera venu lorsque le PER (ratio du cours de l'action par rapport au bénéfice) sera à nouveau très faible (vers 5) ce qui signifie qu'il faut encore s'attendre à une chute magistrale qui divisera, hors inflation, les cours par QUATRE et conduira le S&p500 sous 300 points.

07 janvier 2009

GOLD: incertitudes à CT

Les cours de l'or en dollars ou en euros se comportent honnorablement.
Graphiquement à CT, les deux cours se dirigent au sein d'un biseau (finissant au point violet). Il faudra que le cours sorte de ce biseau. Quand? Bientôt, un mois au maximum?!

Beaucoup d'incertitudes:

  • le cours du dollar est influencé par les retour de capitaux aux USA et par l'attente d'une baisse des taux de la part de la BCE,
  • l'arrivée d'Obama est attendue pour le 20 janvier,
  • le marché des US bonds qui est sur le point d'exploser ...
  • le rebond du marché action avant une nouvelle chute,
  • l'instabilité de beaucoup de devises,
  • et bien d'autres mauvaises informations qui ne manquerons pas de surgir

font que le cheminement futur du cours de l'or devrait être incertain à CT. Par contre à MT et LT, les fondamentaux en faveur de l'or devrait faire de 2009 une année de hausse record.

Déflation ou déleveraging ? (3/3)



3 - Et pour mon portif, je fais quoi ?

Dans tous les cas de figure, soyez vigilants avec votre épargne. Si vous tentez de gros coups, vous pouvez tout simplement perdre la mise. Aucune classe d'actif n'est à l'abri. Le "risque de contrepartie" existe. Celui "de place" également. Si ces termes vous sont étrangers, informez-vous de leur sens ...

Quelques repère cependant :

a - La période qui vient va être marquée par les sur-capacités industrielles

Je ne m'étendrai pas sur ce sujet sur lequel j'ai déjà beaucoup posté notamment concernant la Chine. Mais n'oublions pas les capacités mises en place en Europe orientale et, cerise sur le gateau, la mise sous perfusion prévue d'une partie de l'industrie US par OBAMA.

Celle-ci va priver notamment la construction automobile de l'ajustement des capacités par la faillite ... Cela va déclencher une guerre des prix qui sera absolument irréparable pour ce secteur.

Oubliez donc une part considérable des entreprises cotées. Par leur exposition au commerce international, elles sont des victimes désignées de cette crise.

Et si vous souhaitez absolument à rester en actifs d'entreprise, soyez vraiment très sélectifs. En excluant de principe les secteurs exigeants en capitaux, soit directement (énergie et transport notamment) - par le poids des investissements - ou indirectement (immobilier, construction, automobile...). Le cout du crédit devrait très largement obérer la rentabilité des opérations.

Dans un tel contexte, la liste des gagnants devient désormais assez ténue ... Et ne comporte hélas vraisemblablement qu'un nombre réduit des actuelles têtes d'affiche de la cote.

b - L'euro reste une monnaie solide.

Je reviendrai ultérieurement sur les faiblesses structurelles de l'Euro. Pour autant, je pense qu'il restera l'une des denrées monétaires les plus appréciées.

Si vous restez placé en Euros, le pouvoir d'achat réel de votre épargne va baisser dans les années à venir, mais il baissera moins que celui de la plupart des autres classes d'actifs.

En clair, il vaut mieux être placé en Euros qu'en immobilier (sauf résidence principale pérenne), en actions ou quelque autre classes d'actifs productifs. C'est la solution par défaut. Pour les plus prudents, le conseil est simple. Et bien sûr sans panache mais tellement d'actualité.

Quelque soit votre attachement à la monnaie de compte européenne et la confiance que vous avez dans les autorités de Stuttgart, vous veillerez cependant à ne pas faire un "chèque en blanc" aux autoritaires et veillerez à ne pas dépasser 3 à 6 mois pour la durée de vos comptes à terme.

c - Les actifs tangibles le sont, "tangibles"

Un actif que vous pouvez toucher offre une sécurité ultime en période de crise monétaire majeure. A priori la zone Euro devrait l'éviter. Mais ce risque, statistiquement faible, s'accompagne de dommages si considérable qu'il faut également le couvrir.

Si votre patrimoine comporte de l'immobilier, vous êtes déjà couvert. Si ce n'est le cas, vous avez les métaux précieux et surtout ceux à caractère monétaire. L'or a actuellement ma préférence sur toute autre classe d'actif.

c - Le marché des changes va revenir aux avant-postes

Si vous ne vous satisfaisez pas de voir votre patrimoine stagner et que vous souhaiter spéculer, ce n'est vraisemblablement pas sur les marchés-action qu'il faut déployer votre énergie.

Une fois le fonds de vos économies placés sur des supports sans risque, rien ne vous interdit de placer efficacement une part L-I-M-I-T-E-E de votre épargne sur des supports à risque.

Celles et ceux qui - en raison de leur vie professionnelle - maitrisent les dynamiques véritablement à l'œuvre dans l'un ou l'autre des matières premières essentielles à notre vie quotidienne peuvent tenter des paris notamment pour les produits dont ils maitrisent les fondamentaux (prix de revient réels notamment, de financement de l'activité d'extraction ou de production). Ce n'est pas du délit d'initié. Qu'ils en profitent ! Les autres passeront leur chemin.

Si vous saisissez les nombreux ajustements que vont devoir effectuer les parités monétaires dans un avenir proche, le marché des changes reste une ouverture intéressante. Désormais moins pollué par le jeu de la titrisation, la dynamique à l'oeuvre n'a jamais été aussi lisible depuis longtemps. Entre les monnaies de l'Est de l'Europe, la livre britannique le choix est ouvert et les évolutions relativement claires. A quelques mois en tous les cas.

Certaines monnaies- et je ne parle pas des monnaies de réserve dont l'avenir doit à la confiance de créanciers dont vous ne faites pas partie - sont désormais sans secours. Rien ne vous interdit de réaliser quelques anticipations sur la suite de la partie. En réalisant un modeste pari à levier.

Marin belge.

Ceci dit, sans garantie. Ce conseil n'est pas plus que les précédents celui d'un professionnel de la finance.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
.

La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
Jetez un regard sans fard sur la possibilité d'une épargne privée positive dans un contexte monétaire à haut risque en lisant le
blog "Marin belge" .

06 janvier 2009

Déflation ou déleveraging ? (2/3)



2- Le develeraging, une question monétaire ?

La question essentielle concernant le deleveraging c'est l'existence de ce leverage. Pourquoi parle-t'on de levier ? Pourquoi ce phénomène touche-t'il finalement certains pays et pas d'autres ...

Comme certains le savent sur ce forum, la question n'est pas financière mais monétaire. Et la responsabilité de l'administration Bush et de celle de Greenspan dans la crise actuelle est considérable.

Pour autant il est très exagéré de faire porter sur les seuls Greenspan et Bush le poids des évenements en cours. Si le bouc émissaire est hélas socialement nécessaire, il est éthiquement condamnable et scientifiquement inexact.

L'abus de levier dans la sphère dollar - et à moindre échelle dans les autres monnaies de réserve, Euro et livre britannique, est la conséquence direct de la direction qu'a pris le système monétaire après la seconde guerre mondiale, celle de la généralisation de l'emploi des monnaies de réserve.

On est passé de l'emploi de monnaie de réserve comme réserve de change destiné à réguler les échanges commerciaux à leur utilisation comme support d'épargne des pays tiers.

Le mouvement est resté relativement inaperçu car il s'est fait sur une longue période. Il est de fait difficile d'en percevoir la trame. Essayons tout de même.

Sans revenir au détail de l'histoire financière depuis 1944, on notera sans ambages que l'accroissement considérable de la masse monétaire libellée en monnaies de réserve s'est réalisé structurellement au delà des l'accroissement des richesses disponibles sur la planète.

Cette décorélation inflationniste est devenu à ce point normale qu'elle est devenue une attente légitime de hausse permanente prix de la part des agents économiques ... Une situation qui a engendré une appétence structurelle pour l'endettement dans nos pays. Cela ne s'est pas fait en quelques jours. Et on peut distinguer des périodes distinctes.

Durant la période qui va de l'immédiat après-guerre à la fin des années 60, les déficits américains sont essentiellement commerciaux et la question essentielle est celle des euro-dollars. Cette époque signe l'irruption du terme "liquidités" dans le vocabulaire des économistes.

Cette création monétaire des années 60 n'est pas cependant une sinécure pour l'émetteur américain.

D'une part, les monnaies européennes les plus solides, Deutche Mark et Florin prendront l'ascenseur renchérissant le cout des importations américaines. D'autre part, les européens sont des alliés fidèles mais sans concession. Certains d'entre eux, et notamment le français Jacques Rueff, commencent à dénoncer avec efficacité et panache les conséquences négatives sur le vieux continent de l'émission de dollars sans contrepartie :
- enrichissement sans cause et financement sans contrepartie d'une part considérable des déficits chroniques de la balance commerciale US,
- généralisation de l'inflation aux économies des pays partenaires des US.

Vers la fin des année 60 sous la pression des européens détenteurs massifs de créances en dollars, les états-unis se voient contraints de fournir une contrepartie véritable, de l'or, auprès des états le demandant.

"I want my money back" ... De Gaulle - sensibles aux arguments de Jacques Rueff et à son écho dans l'opinion - imprimera un tour particulièrement politique à ces demandes en demandant le remboursements des balances en or sonnant et trébuchant. Le geste est médiatique, il inspirera d'autres pays. Et forcera Nixon en 1971 de renoncer à la "garantie-or" du du dollar.

La période suivante sera marquée par la rupture dans les prix du pétrole, le fameux choc de 1973. Les déficits changent de nature, ils sont désormais pour une période à destination du moyen-orient.

Les pétro-dollars auront également pendant une large période la première place dans les articles de la presse financière. Affaibli successivement par le poids des créances détenues à l''étranger, le dollar commence à tanguer sérieusement. L'or revient sur le devant de la scène et certains voient la monnaie de réserve perdre déjà son statut. A tort !m

Car c'est dans ce contexte très tendu au début des années 80 que Paul Volcker met en place une courageuse politique de reprise en main du système financier US.

Cette période fut très difficile à vivre pour les américains - provisoirement étranglés sur le plan financier par une politique monétaire d'une orthodoxie sans faille.

Les conséquences de cette période d'austérité sont désormais dans l'histoire. Le dollar sort grandi de cette épreuve et restauré dans son rôle international.

Intel, MS et les autres piliers du NASDAQ sont nés pour la plupart à cette époque. Cela ne doit rien au hasard ... C'est à cette époque et dans un contexte d'étranglement relatif du crédit aux acteurs économiques que le tissu économique américain se renouvèlera une dernière fois avant les années de facilité qui vont suivre.

Après l'intermède Volcker, la suite de l'histoire est connue même des plus jeunes.

Ce sera le tour de l'Asie, Japon et plus récemment Chine de faire partie des pays accumulant contre "exportations sonnantes et trébuchantes" des créances en dollars-papiers de plus en plus massives mais également de plus en plus mal gagées ...

Revenons en final à la photographie d'ensemble de l'année 2007.

La libération du système monétaire de toutes contraintes du passé s'est traduite à la fois par une augmentation sans précédent historique du commerce international mais également par une aggravation des déficits de tous bords à commencer par les déficits extérieurs des pays disposant des deux dernières monnaies de réserve, le dollar et la livre sterling. N'oublions pas nos amis anglais porteurs de la monnaie de réserve historique du système capitaliste occidental.

Les détenteurs de dettes en dollars pétroliers ou asiatique sont désormais très largement des étrangers - issus non de la vieille Europe - quoiqu'il en reste - mais de pays peu stables politiquement ou à la sécurité juridique faible. Ils ne souhaitent qu'une chose à ce jour, garder leurs créances en monnaie fiduciaire de réserve.

N'attendez pas de de la part des créanciers des US le geste salutaire, le "I want my money back" du Général de Gaulle. Car, et c'est absolument essentiel et totalement sous-évalué, les déficits de la zone dollar sont très largement engrangés par des pays dont la structure politique ne les portent pas à une gestion patrimoniale saine.

C'est dans ce contexte très particulier marqué par des dissymétries considérables que la mondialisation version début des années 2000 a pu prendre son envol à crédit... Les pays dits pauvres finançant les pays riches et sans autre forme de paiement que des ouvertures de comptes en tous genres - obligations privées et publiques en tête - dans les banques de nos pays.

Cette dérive est patente depuis quelques années Et pourtant il s'agit d'une dérive qui s'est progressivement mise en place sur une période très longue, dépassant les cinquante ans. Les déséquilibres qu'elles a engendrés sont devenus structurels. Il faudra du temps et de l'énergie humaine pour les résorber...

Ces déséquilibres sont de deux natures.

Certains pays savent produire avec talent. Au point d'en oublier que l'encaissement R-E-E-L de la créance est aussi essentiel que son émission. Ils génèrent des surplus structurels qui posent également problème, surtout sur le plan politique (je me suis attardé à de nombreuses reprises sur le système en place en Chine et ne le referai pas dans ce post). Mais n'oublions ni l'Allemagne, ni le Japon. Ni les acteurs du golfe.

Politique monétaire oblige, ces surplus ont été placés à des taux d'intérêt réels négatif chez les "paniers percés".

D'autres ne savent plus guère que consommer.

Chez ces "paniers percés", US, GB et "Club Méditerranée" en tête, l'incroyable émission monétaire - via la titrisation - a détruit une très large part des contributeurs nets aux balances extérieures, industriels en tête.

Pourquoi en effet bosser dans une usine du Michigan, des Midlands ou une PME de la banlieue de Barcelone quand on peut faire des affaires en retapant des logements à crédit ? Pourquoi travailler dans les biotechs en Nouvelle Angleterre quand on fait cinq cent pour cent de salaire supplémentaires avec les mêmes compétences dans la finance de Wall Street ou à la City ?

Les dépenses publiques sont également financées dans des conditions d'extrême facilité par les marchés obligataires internationaux et donc sans imposition fiscale majeure. Tout cela porte à des dérives d'une autre nature, militaire notamment ... Certains engagements extérieurs se comprennent mieux.

Au final, les pays dispensant les monnaies des deux dernières réserves sont désormais sans véritable tissu industriel - il reste heureusement quelques champions de plus en plus isolés - et dotés d'un état devenu boulimique en raison. Cela ne doit rien au hasard.

Rappelons que ces nations ont été longtemps les chantres du capitalisme industriel .... et de l'état modeste. Le fait que le Royaume-uni est vu le budget national croitre spectaculairement ces dernières années - et ce en dépit des années Thatcher - est totalement symptomatique.

Aujourd'hui le monde découvre l'étendue des dégats mais peine à donner à cette crise son véritable visage qui est M-O-N-E-T-A-I-R-E ... L'issue, vous l'avez saisi, sera monétaire.

Je ne serai pas de ceux qui - comme Jacques Attali - appellent à des solutions organisées sur le plan politique. Il y a place pour l'utopie en politique. Mais ce n'est pas notre objet ici.

L'issue comptable - car c'est bien de cela dont il est question - est connue et elle n'est ni politique ni élégante. Elle passera, tôt ou tard, par une réévaluation relative des monnaies dégageant des excédents structurelle et une dévaluation relative forte des autres. Et une remontée des taux sur la plupart des marchés obligataires. Y compris d'ailleurs ceux de la dette souveraine.

La vente crédit privé à l'international est entrain de disparaitre. Les volumes des ventes internationale de crédit public vont également fondre. Et une évidence surnagera. Celle que la seule destination légitime de la dette d'un peuple est constituée des ressortissants de ce pays.

Il n'est d'ailleurs pas à exclure que même les monnaies les plus solides des pays industriels soient également très largement détruites dans une course à la dévaluation compétitive si les pays dit pauvres décident de persister dans la destruction monétaire en dépit de surplus structurels massifs ...

Au final lorsque les derniers porteurs de la confiance ultime - les signatures souveraines - auront commencé à faillir, par le défaut ou plus simplement par l'émission monétaire sans contrepartie, le système monétaire fera un pas en arrière. Ou plusieurs.

Si le système monétaire ne fait qu'un seul pas en arrière, nous aurons droit à une remonétisation partielle de l'or et la disparition progressive et ordonnée du statut de monnaie de réserve. C'est le scénario le plus élégant. Mais il me semble peu crédible.

Si la situation s'aggrave, ce qui est hélas mon anticipation, nous verrons à la fois une nouvelle "course aux tangibles", et le retour vers des accords commerciaux bilatéraux ou mieux des accords monétaires multi-latéraux sur des bases géographiques limités (Asie, Moyen-orient notamment).

Et pour mon portif, je fais quoi ? Vous le saurez dès demain ...

Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
.

La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
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05 janvier 2009

Déflation ou deleveraging ? (1/3)



Celles et ceux qui fréquentent la presse financière le savent. Les acteurs économiques anglo-saxons sont en plein "deleveraging" ou, pour rester simples, en plein désendettement.

Certains économistes ont même franchi l'étape suivante, la planète serait en déflation justifiant des politiques monétaires d'une formulation inconnue à ce jour...

Vous connaissez ma réticence à l'emploi du terme "déflation" pour qualifier la situation actuelle. Je n'en ai aucune, en revanche, à employer le terme barbare de "deleveraging" ou plus simplement de désendettement. Car ce terme recouvre des signes cliniques précis et ne préjuge de plus en rien des traitements potentiels.

Nous vous proposons d'examiner rapidement le phénomène pour ce qu'il est. Nous laissons son chiffrage à votre appréciation en l'absence de données fiables pour examiner ensuite en quoi ce mouvement massif s'inscrit pas dans un cadre strictement financière mais bien dans une logique monétaire.

Un mouvement qui n'est en fait que le "point d'arrêt" d'une montée progressive et relativement continue de l'endettement US, tous acteurs confondus, collectivités publiques, entreprises, ménages et intermédiaires financiers, depuis plus de cinquante années.

Un endettement croissant dont l'origine doit énormément aux dispositions prises à Bretton Woods en 1944.

Les prêts contractés dans des monnaies ayant acquis rang de réserve monétaire, et même les plus modestes d'entre eux, sont d'une classe différente de ceux émis dans des monnaies communes.

C'est dans ce contexte que les États-unis ont pu littéralement imprimer les traites assurant le financement de leurs déficits. Et ils ne s'en pas pas privé. Sur une période qui s'étale désormais sur plus d'un demi-siècle. La durée de ce phénomène est un point essentiel souvent minoré ou mal appréhendé.

Si le statut de "monnaie de réserve" existait réellement - votre serviteur en doute - il se mérite. et ne peut être durablement autoproclamé. Il s'entretient. Les autorités suisses ont su le faire. Et ce n'est certainement pas par une dérive de l'endettement spéculatif et par la complaisance budgétaire.

Cette réduction massive de l'endettement privé impacte bien sûr la valorisation de nombreuses classe d'actifs et qu'il contribue également à une récession dont il est désormais difficile d'apprécier l'ampleur. Nous conclurons donc en émettant quelques recommandations concernant les placements en cette période. Évidement sans garantie aucune !

- Le develeraging, Kesako ?

C'est une bête présente dans tous les pays ou zones monétaires où l'endettement a été massif ces dernières années. Sans endettement pas de deleveraging. En clair cela touche des pays touchés par une sorte de manne particulière, le crédit massif et parfois même généralisé. La liste de ces pays est bien connue sur ce forum ...

Dans ces pays les entreprises, secteur financier en tête, et les particuliers sont entrain de renoncer, parfois volontairement, parfois sur la base d'un calcul économique, parfois sous la contrainte immédiate, à une part considérable de leur leur endettement. Et seul l'état central tient bon continuant d'empiler des dettes croissantes ...

Revenons sur ce phénomène avant d'en imaginer les conséquences ultimes.

Les particuliers - hormis les désormais célèbres subprimes - sont en fait des acteurs plutôt volontaire de leur deleveraging. Ils renoncent progressivement à leurs achats immobiliers et regardent désormais avec plus de prudence le solde de leur position de trésorerie.

Rappelons que pour un citoyen américain, une position de trésorie positive et le refus de l'investissement immobilier à tous crins - de l'argent sur le CODEVI - était une faute de gestion valant parfois divorce. Pour la plupart des citoyens américains ne travaillant pas dans les secteurs de pointe, les rémunérations ont misérablement stagné depuis la fin des années 90, et ce en dollars courants. La position financière orthodoxe est celle d'un endettement net de quelques milliers de dollars sur ses cartes de crédit et d'une maison à la hauteur de ses ambitions patrimoniales ...

Parlons maintenant du secteur marchand.

Les entreprises des secteurs économiques non perturbées sont désormais plutôt contraints par des calculs économiques. immédiats. Et une large part d'entre elles sont forcées à des arbitrages financier. L'argent est disponible mais à des taux spectaculairement plus élevés.

Les autres - des secteurs immobilier, construction, automobile mais également tous les imprudents - sont angoissé au simple regard du tableau de le refinancement . Celles qui ont négocié des agendas bien bordées seront sauves. Les autres tombent lorsque l'état n'assure pas. Et il n'assure le sauvetage que les plus visibles sur le plan médiatiques en en raison de leur taille ...

Rappelons que pour une entreprise américaine, comme pour le particulier, un endettement modéré ou faible et une forte liquidité été également une faute de gestion valant licenciement ou mise au placard. La position orthodoxe est de celle qui aurait fait frémir des dirigeants des périodes plus troublées.

Quant au secteur financier, la figure est très différenciée selon qu'il s'agisse de banques en position de tempête mais disposant de la sollicitude du banquier central. Ou de fonds spéculatifs travaillant avec levier et désormais étranglés et sans marge de manœuvre.

Les choses sont entrain de changer rapidement ... C'est en partie à ce mouvement dit de "deleveraging" que l'on doit actuellement la solidité actuelle relative du dollar. Les fonds financiers américains liquidant leurs avoirs acquis hors zone dollar avec du levier hors de la zone dollar, ils rapatrient le solde en dollars, renforçant mécaniquement la monnaie de réserve.

A ce niveau de l'analyse, rien qui ne soit relaté par la presse financière. Mais il manque bien souvent à cette presse le regard historique permettant au lecteur de saisir la portée réellement des évenements, savoir comment ils s'inscrivent dans l'histoire récente et ce quelle sortie on peut imaginer au scenario.

La suite dès demain ...
Marin belge.


Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
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La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
Jetez un regard sans fard sur la possibilité d'une épargne privée positive dans un contexte monétaire à haut risque en lisant le
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William Bonner: La crise boursière de 2008 est différente du krach de 1929




* L'autoroute de 2009 ne présente guère de panneaux. Dans toute l'histoire, nous n'avons pas vécu beaucoup de crises comme celle-ci. Même ainsi, si l'on en juge par celles qui se sont produites, on peut constater qu'un schéma apparaît. En termes psychologiques, il y a le choc du krach initial. Puis le déni. Puis l'accumulation... durant laquelle la crise affecte toute l'économie. Les gens réalisent progressivement la gravité de la situation.

* Normalement, c'est là que la crise prend fin. Mais cette fois-ci, c'est bel et bien différent. Nous pensons qu'il y aura un stade supplémentaire... un stade qui ne s'est pas produit après le krach de 1929 ou le krach japonais de 1989. Nous l'appelons le Stade Oméga... la dernière étape d'une crise financière... à laquelle nous reviendrons dans quelques lignes.

* En termes boursiers, jusqu'à présent, nous en sommes au krach. Ce qui suit, normalement, c'est un rebond. Si cette crise correspond au schéma de 1929-1932, par exemple, nous constaterons un rebond de 30% à 50% durant les six premiers mois de 2009.

* Richard Russell commente :

* "Après un véritable krach, les actions et les moyennes boursières ont pour habitude de reprendre environ 50% de ce qu'elles ont perdu durant le krach. Robert Rhea écrivait que l'action la plus certaine du marché était la reprise, se montant généralement à la moitié des points perdus durant un krach".

* Ensuite -- encore une fois, si le schéma de 29-32 tient -- le marché s'effondrera à nouveau... avec le Dow chutant sous les 7 000 points... voire sous les 5 000. Enfin, les investisseurs commenceront à réaliser que cette crise n'est pas un recul temporaire, mais un changement fondamental. Le marché haussier -- et la mentalité qui l'accompagne -- sera mort. Typiquement, les actifs atteindront alors leur niveau le plus bas -- avec des pertes allant de 75% à 95%. Puis un nouveau marché haussier pourra commencer... lentement, prudemment et à contrecoeur.

* C'est à ce moment-là qu'on pourra faire les meilleures affaires -- des valeurs solides rapportant des dividendes de 10% et se vendant à seulement quatre à six fois les bénéfices.

** Mais ensuite... il y a le Stade Oméga... la dernière étape de cette crise... l'apogée du plus grand krach au monde. Durant le krach de 1929... et tous les krachs précédents de l'histoire moderne... les devises étaient liées à l'or. Les actions étaient peut-être suspectes. Les obligations étaient peut-être douteuses. Les actifs de toutes sortes pouvaient être remis en question. Mais au moins l'argent lui-même était-il solide. On pouvait compter sur lui. Le cash était roi.

* Plus maintenant. Depuis 1971, les liquidités ne sont qu'un actif de plus -- un actif qui n'a pas de valeur fixe... pas de revenu... pas de garanties. Un dollar peut vous acheter une tasse de café un jour... et quelques semaines plus tard, il vous faudra deux ou trois dollars pour acheter le même café.

* Ou si l'on était au Zimbabwe en 2008, on pourrait s'apercevoir que le café qu'on achetait 2 $ zimbabwéens ($Z) en mai coûtait 2 000 000 $Z en septembre. Sérieusement. L'inflation des prix à la consommation, au Zimbabwe, atteignait 230 millions de pour-cent à la fin de l'année dernière -- elle évoluait si rapidement que les statisticiens ne pouvaient pas suivre le rythme. Et en décembre, le café était quasi-impossible à avoir, quel que soit le nombre de billets qu'on avait en portefeuille. L'hyperinflation avait entièrement détruit l'économie. Et la devise était complètement sans valeur.

* Pourquoi parlons-nous du Zimbabwe ? Parce que la dernière étape de cette crise... le Stade Oméga... ressemblera probablement au Zimbabwe.

* Et voilà le banquier central du Zimbabwe, Gideon Gono, qui nous explique pourquoi :

* "Les banques, y compris celles des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, n'évoquent plus mais mettent en place des programmes flexibles et pragmatiques pour leurs banques centrales là où elles estiment qu'ils sont nécessaires à leurs intérêts nationaux".

* "C'est précisément la voie sur laquelle nous nous sommes engagés il y a quatre ans seulement, pour la défense de nos intérêts nationaux, et nous n'avons pas dévié de cette voie essentielle en dépit des incompréhensions, calomnies et diabolisations indescriptibles que nous avons subies de la part de l'ensemble de la classe politique".

* Oui, cher lecteur, les banques centrales ont elles aussi différents stades. D'abord, elles se tournent vers le stimulant monétaire de Milton Friedman. Ensuite, lorsque les taux d'intérêt atteignent le zéro, elles ont recours au stimulant budgétaire de John Maynard Keynes. Vous en verrez une bonne dose en 2009... lorsque le président Obama plantera son drapeau. Mais à mesure qu'on découvrira que cela ne marche pas non plus -- vers la fin 2009 ou 2010, selon nous -- elles passeront au stimulant de la planche à billets de Gideon Gono.

Bonne année !

Willam Bonner.

(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
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03 janvier 2009

Gaza, le dollar, le pétrole et l'or


L'offensive terrestre de l'armée israëlienne dans le territoire de Gaza rallume les craintes d'une extension du conflit au Moyen-Orient. Aussi longtemps que ce conflit reste limité à la bande de Gaza, ni le pétrole, ni l'or n'auront de motifs de hausse.

Par contre, une propagation du conflit au nord, entre l'armée israëlienne et le Hezbollah mettrait le feu aux poudres. Car derrière le Hezbollah se trouve la main de Téhéran. Dans ce cas, une escalade vers un conflit Israël/Iran serait à redouter et le cours du pétrole partirait à la hausse en cas d'embargo comme en 1973. Le dollar et l'or feraient office de refuges.

La situation, pour tragique qu'elle soit vis-à-vis des civils palestiniens, ne semble pas entrainer, pour le moment d'action du Hezbollah. Il faut dire que le contrôle frontalier par les troupes de l'ONU est fortement renforcé depuis le dernier conflit de 2006.

En ce qui concerne, l'éventuelle hausse de l'or suite à ce conflit, nous vous prions de prendre en compte qu'à moins d'un conflit majeur (guerre Israël/Iran) le cours de l'or ne devrait pas ou peu être influencé par la violence au Moyen-Orient et nous pensons que l'intervention de l'armée israëlienne sera très limitée dans le temps.

Il ne reste qu'a espérer (prier) pour qu'a défaut de paix, le calme revienne au plus vite dans la région où la majorité des habitants aspirent à une paix durable.

=

02 janvier 2009

W. Bonner: Les bons du Tresor US, l'inflation et le dollar : un trio inséparable ?




** Nous avons vécu cette semaine le dernier jour de la pire année de l'histoire boursière.

* Prions un peu : Seigneur, faites que l'année prochaine ne soit pas comme 2008.

* Ce qui nous attend en 2009, tel est le sujet de nos réflexions aujourd'hui. Non que nous en sachions quoi que ce soit. En fait, nos lecteurs nous le rappellent souvent après que nous ayons fait des remarques sur la politique, la mode, l'art ou d'autres sujets : "tenez-vous en à ce que vous connaissez", disent-ils.

* Le problème, c'est que nous ne savons rien. En dehors de ce que nous voyons et entendons directement, ce ne sont qu'hypothèses, déductions et conjecture. Nous nous méfions même un peu des choses qui se produisent sous notre nez. "Avons-nous vu ce que nous pensons avoir vu ?" nous demandons-nous.

* Et en ce qui concerne les marchés -- personne ne sait rien. Les plus grands économistes du XXe siècle se sont en majeure partie trompés. Et même ça, nous n'en sommes pas certain. En matière d'économie, les erreurs sont une question de point de vue. Ce n'est pas de la science. On ne peut pas tester des théories économiques. Parce qu'on ne peut pas faire d'expérience contrôlée. Les conditions sont toujours différentes... et l'histoire est toujours plus compliquée qu'il n'y paraît. On ne peut donc jamais prouver de manière définitive qu'on a tort ou raison. Tout ce qu'on peut faire, c'est en débattre.

* Quant aux analystes, quasiment toutes leurs projections, prévisions, modèles et formules se sont révélés pires qu'inutiles. Nous nous rappelons qu'en mars dernier, nous nous étions mis en quête d'un gestionnaire de patrimoine. Les professionnels nous ont montré de jolis graphiques décrivant leurs prévisions quant aux sommes que nous pourrions gagner grâce à diverses classes d'actifs... ainsi que des probabilités montrant à quel point nous pouvions compter sur l'argent. Par exemple, nous pouvions nous attendre à gagner 8,2% par an grâce aux marchés émergents lors des 10 prochaines années... avec une probabilité de 68% à 85% de voir cette prédiction se réaliser. Nous pouvions ainsi choisir une stratégie d'investissement adaptée à nos besoins.

* Les chiffres étaient remarquablement détaillés. Mais ce n'étaient que des chiffres. En fin de compte, il s'avéra que l'analyste n'avait pas la moindre idée de ce qui allait se passer. Nulle part dans leurs projections... ou même dans leurs rêves... on ne trouvait la possibilité de perdre la moitié de son argent dans les marchés émergents avant la fin de l'année.

* Mais les analystes font du beau spectacle. Et ils ont induit en erreur toute une génération d'investisseurs, les poussant à faire les spéculations les plus sottes de tous les temps. A présent, ces erreurs sont en train d'être corrigées -- voilà pourquoi nous avons terminé l'année 2008 sur les plus grosses pertes de tous les temps.

** Oui, cher lecteur, c'est un avertissement : tout cela n'est que suppositions.

* Nous espérons et soupçonnons que nos suppositions sont meilleures que celles de la plupart des économistes. Non parce que nous sommes plus intelligent et mieux informé, mais bien parce que nous sommes plus bêtes et plus ignorants. Nous n'avons jamais été assez intelligents pour comprendre de quelle manière les théories qui guident la plupart des économistes pourraient être vraies. Quant au fait de devenir riche en empruntant de l'argent... ou d'aider un débiteur en mauvaise posture en lui prêtant plus d'argent -- nous ne nous y sommes jamais fait. Mettez-nous devant le modèle de Black-Scholes... et nous restons bouche bée. Peut-être que ces chiffres signifient quelque chose... ou peut-être pas.

* Disons les choses en ces termes : nous sommes dépourvus de l'illusion de connaissance. En d'autres termes, nous sommes conscients de la profondeur de notre ignorance... ce qui nous donne un petit avantage sur la majeure partie des prévisionnistes financiers.

* De plus, la métaphore avec laquelle nous travaillons est plus adaptée aux faits. Les économies ne sont pas des machines. Ce sont des phénomènes organiques, naturels, au sein desquels l'acteur principal -- l'être humain -- est sujet à de soudains accès de lucidité, ponctués de longues périodes d'hallucinations durant lesquelles il essaie d'obtenir quelque chose en l'échange de rien. Fondamentalement, c'est un système "moral", non un système mécanique. Lorsque les gens font des erreurs, ils doivent les payer.

* "Trouvez le principe erroné, et investissez dans son contraire", dit George Soros. A la fin du siècle dernier, les gens croyaient que les actions grimperaient éternellement alors que l'or baisserait. Nous avons parié le contraire, et les résultats sont probants. Puis, en 2007/début 2008, il y avait tant de principes erronés que l'investisseur contrarien avait l'embarras du choix. L'immobilier, les actions, le fret, le pétrole, le cuivre... les dettes, les matières premières... on pouvait se bander les yeux et pointer du doigt le Financial Times pour trouver une bonne opportunité de vente à découvert.

* Et maintenant ?

Quel est le principe erroné aujourd'hui ? Peut-être est-il révélé dans les deux éléments d'actualité suivants :

* "La confiance des consommateurs à un plancher historique", rapporte Bloomberg.

* Parallèlement, les bons du Trésor US à 10 ans atteignent des sommets historiques, avec un rendement à 2,09%.

* Les consommateurs pensent que la fin du monde est pour demain. Les investisseurs, de leur côté, s'imaginent que la dette du gouvernement américain, et la devise dans laquelle elle est libellée, seront éternellement saines. Au taux de rendement nominal actuel des T-Notes, un investisseur devrait atteindre cinquante ans avant de rentrer dans ses frais. Au taux réel -- ajusté au taux d'inflation des prix à la consommation actuel -- les gens iront faire du patin à glace en enfer avant. Le taux de rendement réel des T-Notes est négatif.

* L'offre de dette gouvernementale américaine grimpe en flèche ; on pourrait certainement imaginer que son prix devrait baisser. A un moment ou à un autre dans le futur, les taux d'intérêt sont condamnés à grimper. Lorsque ce sera le cas, les investisseurs en bons du Trésor US seront déçus. Quand cette déception se produira-t-elle, nous n'en savons rien. Peut-être à la fin 2009... peut-être pas avant 2010, voire après.

* La suite de cette analyse -- et de nos prévisions pour 2009 -- dès lundi...

Willam Bonner.
(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
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Devises: il n'y a pas de monnaie solide


Le débat tourne court. Il n'y pas de monnaie solide.

Juste quelques métaux sans évaporation quoiqu'il fasse rester prudents et un panier de monnaies à risque plus ou moins élevé ...

La monnaie est à la fois, et c'est sa magie, un instrument de transfert de la richesse, et un moyen de stocker la valeur. Ce dernier élément, le fameux "store of value" permet de construire un marché du crédit voire un marché obligataire. On le sent confusément, cette dernière dimension ne "fonctionne" plus.

Une part importante des crédits portés par les acteurs socio-économiques, des ménages aux états-nations, est désormais non remboursable dans un majorité de pays de l'OCDE.

Personne ne veut des faillites. Elles sont politiquement et socialement trop couteuses ... Et donc seule une inflation massive - contraire aux attentes du marché toujours basées sur la poursuite du train déflationniste des fameuses années de "grande modération" pour reprendre le jargon Bernanko-Greenspanien - résoudra l'équation ...

La sortie de crise est donc assez patente pour nos pays dits riches, un couplage étroit d'inflation et de dépréciation monétaire déclenchée par les autorités publiques. Sur base de monétisation.

Dans tel contexte, il ,n'y pas de monnaies solides car celles qui sont techniquement solides - les nouveaux gros bras en Asie - sont engagées dans une spirale de dévaluation compétitive dont les conséquences politiques sont mal mesurées.

Quelle conclusion tirer pour vos spéculations monétaires - le marin pense que seul le marché des changes sera source de profits spéculatifs solides en 2009 ? Et qu'il faut jouer de simples couples. De pseudo-winners en face de losers patentés.

Au delà des polémiques et des rebonds techniques et les sursauts de fierté, les couples à la baise suivants ne devraient pas décevoir :
- GPB/EUR,
- USD/CAD
- monnaies est-européennes/CHF

Je me garderai bien de jouer l'Asie désormais. Car le terrain est hélas désormais géopolitiquement miné. Et que le marin belge joue avec son propre blé.

En aucun cas les winners retenus, EUR, CAD, CHF ne sont attractifs au point de souhaiter y placer ses futures retraites ...

En dépit de mon aversion pour Harpagon et le Père Goriot ... Pour le long terme, un métal inoxydable, rare et de couleur brillante semble encore un placement plus aimable que les bons du trésor à dix ans. Quel qu'en soit l'émetteur ...

La situation est amené à se retourner. Mais AMHA nous n'y sommes pas.

Rappelez-vous bien que les titulaires d'épargne - qu'il soient salariés épargnants modestes ou encore retraités - sont la variable d'ajustement idéale pour cette Saint-Barthélémy financière .... des crédits privés et publics non remboursables. Le poids politique et démographique des épargnants en instruments fiduciaires - et de leurs représentants institutionnels, les fonds de retraite - est historiquement faible hormis dans le Nord de la zone Euro et au Japon ...

C'est peu sur une planète de plus de six milliards d'humains. Le faible cas fait par les autorités chinoises pour leur propre épargne va emporter le consensus vers la sortie inflationniste au dépens des porteurs d'épargne libellées en devises.

Le communisme peut mener à la croissance économique mais prépare-t'il à une gestion patrimoniale efficace ?

Le marin en doute et prédit que l'on va rapidement voir les conséquences des choix réalisés actuellement en matière de politique monétaire et d'investissement ... Poursuite de l'investissement à contre-cycle, pegging suicidaire au dollar ...

La Chine souhaite-t'elle vraiment l'arrivée d'une middle-class bourgeoise au sens Marxien ? On peut comprendre qu'elle ne le souhaite pas. Consciemment ou non.

En tous les cas ellle risque - si elle n'y prend garde - de dilapider très rapidement le capital accumulé durant ces dernières années au bénéfice théorique de de ses retraités. Restera à l'Empire du Milieu son capital intellectuel et ses capacités de production. Mais elle aura joué un mauvais tour à la planète ... Qui n'a besoin non de préteurs ruinés par des placements sans retour mais de banquiers avisés ...

La planète risque de voir les instruments obligataires de son crédit transnational disparaitre et les effets de son commerce international régresser. Pas avant 2010-2012. Mais nous y allons.

Guettez l'arrivée progressive du terme de "swap" du bilatéralisme dans le jargon phynanciaro-économique. Entre pays sans instruments solides d'échange, il n'y a pas d'autre issue.

Nous serons au moment d'investir le domaine du crédit. L'argent sera devenu rare et il sera cher. Vous reconnaitrez la période à sa dureté et au caractère prudent des investisseurs. Au faible niveau de prix des actifs toutes classes confondues et au fait que seul le rendement réel des actifs (loyers, dividendes) fera partie des calculs financiers ... Nous y allons. Mais ce n'est pas fait. Hélas.

Espérons une politique sociale juste pour amortir les chocs. Mais espérons également que les états ne mettront pas leur ambition à contrecarrer l'inertie légitime des marchés. Ceux qui le tenteront en sortiront brisés.

Et nous avons besoin, plus que jamais, d'états solides. Et d'une planète aux mains de dirigeants responsables.

Cordialement.
Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
.

La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
Jetez un regard sans fard sur la possibilité d'une épargne privée positive dans un contexte monétaire à haut risque en lisant le
blog "Marin belge" .



GOLD: taux de croissance annuelle


Ce graphique montre les divers taux de croissance du cours de l'or dans les quatre devises principales. Par exemple en l'espace de l'année 2008, le cours de l'once d'or exprimé en dollars est passé de 833,60$ à 881,10$, soit une hausse de 5,70%.

En 2008, vous remarquerez la performance exceptionnelle de l'or en livre sterling (+43%). Ceci montre à suffisance, la qualité de formidable rempart qu'est l'or en cas de dévaluation d'une devise.

01 janvier 2009

Argent Or Europe (www.argent-or.blogspot.com)


Argent Or Europe



2008, année de déroute pour les bourses mondiales



EUROPE

  • Londres: (Indice FTSE 100): -31,3%
  • Zurich: (SMI): -34,8%
  • Stockholm: (OMX) -38,8%
  • Madrid: (Ibex 35): -39,4%
  • Francfort (Indice Dax): -40,4%
  • Paris: (CAC 40): -42,7%
  • Indice Eurostoxx50 -44,3%
  • Copenhague: (0MX 20): -46,6%
  • Milan: (MIB): -49,5%
  • Lisbonne (PSI 20): -51,3%
  • Istanbul (ISE 100) -51,6%
  • Amsterdam: (AEX): -52,3%
  • Oslo: (OBX): -52,8%
  • Budapest: (BSEI) -53,3%
  • Helsinki: (OMX Helsinki): -53,4%
  • Bruxelles (Bel-20): -53,8%
  • Vienne: (ATX): -61,2%
  • Athènes (Athex): -65,3%
  • Dublin (IOI): -66,2%
  • Moscou (Micex): -67,2%
  • Bucarest: (BET) -70,5%

AMERIQUE DU NORD (Chiffres arrêtés au 30 décembre):

  • Mexico: (MBI): -24,1%
  • New York (DJIA): -34,6%
  • Toronto (TSX): -36,2%
  • New York (SP500): -39,3%
  • New York (Nasdaq): -41,5%

AMERIQUE DU SUD

  • Caracas: (IBC): -7,9% (résultat lourdement faussé par l'inflation)
  • Santiago (IPSA): -22,1%
  • Bogota (IGBC): -29,3%
  • Sao Paulo (Bovespa): -41,2%
  • Buenos Aires (Merval): -49,8%
  • Lima: (IGBVL): -59,9%

MOYEN-ORIENT/AFRIQUE

  • Tunis (TUNINDEX): +10,7%
  • Casablanca (Masi): -14,6% (chiffre non définitif)
  • Johannesbourg: (JSE): -25,7%
  • Bahreïn (BHSE): -34,5%
  • Nairobi: (KSE): -35,3%
  • Koweit (KSE): -43,1%
  • Lagos: -45,8%
  • Tel Aviv (Tel Aviv 100): -51,0%
  • Le Caire (Case 30): -56,4%
  • Ryad (Tadawul): -56,5%
  • Dubaï (DFM): -72,4%

ASIE / OCEANIE :

  • Kuala Lumpur (KLCI): -39,3%
  • Séoul (KOSPI): -40,7%
  • Sydney: (ASX 200): -41,3%
  • Tokyo: (Nikkei 225): -42,1%
  • Taiwan (TAIEX): -46,0%
  • Bangkok (SET): -47,6%
  • Hong Kong (Hang Seng): -48,3%
  • Manille: (PSEi): -48,3%
  • Singapour: (STI) -49,2%
  • Jakarta (JCI): -50,6%
  • Bombay (Sensex 30): -52,5%
  • Pakistan (KSE-100) -58,3%
  • Shanghai (SE Composite): -65,4%
  • Hanoi (HCMSI): -65,9%

AUCUNE bourse dans le monde n'achève en positif. Le "meilleur" score est pour la bourse chilienne (-22%) et le pire pour la bourse de Dubaï (-72%).

Bilan 2008



Cette année 2008 aura été pour l'ensemble des bourses mondiales une catastrophe. Nous n'épilogerons pas à ce sujet, la presse spécialisée se fera un plaisir de faire des commentaires. Le comportement des matières premières fut lui aussi à la chute brutale. Seul l'or a su tirer son épingle du jeu; ce qui prouve à suffisance que l'or n'est pas une matière première comme les autres, mais est surtout une devise.

2008 fut l'année des placements en devises. Sur la première marche du podium: le yen (+29%). En seconde place, l'or (+10%) et en troisième place le dollar (+4%).

Et oui, l'or une fois encore a très bien réagit en tant que valeur refuge. Malheureusement, le comportement de l'argent et des mines aurifères (indice HUI) à été largement négatif bien que moins inpacté que les actions ou les matières premières en général.

PS: Bilan 2007 et explications, cliquez ici

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SLV: Silver ETF, double bravo !
Le lectorat des sites "métaux précieux" (24hGold.com)
Les grands sites "métaux précieux" (Alexa.com)
J.P. Lançon: Entre patrimoine virtuel et patrimoine palpable
Livret A: 1,75%, c'est un scandale !
150.000 et 250.000 x "un grand Merci"
Fondamentaux: l'offre, la production aurifère mondiale (18)
France: Enfer fiscal et or (1)
William Bonner: Chine, or et dollars

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