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Cordialement, Argentum Aurum

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Pub. aoe01

28 novembre 2008

COMEX: règlement de compte à OK corral - suivi


Les bons passent à l'action au Comex. (cf article du 31 octobre 2008)

Comment?
Puisque les mauvais dépriment les prix, il suffit de prendre livraison de la marchandise à ces prix brandés.
Comme les stocks d'argent et d'or disponibles sont très faibles, il risque rapidement d'étre impossible de livrer les quantités de MPx demandés. C'est le "corner" (comme pour les actions VW).
Il faudra trouver rapidement de l'or et de l'argent sur le marché "spot" (au comptant).

Quand cela va-t-il se produire?
Peut être dès l'expiration du contract de décembre
.

Aujourd'hui est le dernier jour pour demander la livraison physique d'or ou d'argent.

Cette livraison physique doit impérativement se faire en décembre. Le 31 décembre est le dernier jour de livraison.

Dès lundi (1 décembre 2008), l'or et l'argent qui devra être livré en décembre et qui n'est pas en possession des vendeurs qui ont vendu un bien qu'ils ne possèdent pas (naked sales) sera l'objet d'achat en urgence au marché du comptant (spot market).

Les théories les plus diverses ont été conçues:

  • la demande pour livraison en décembre serait tellement forte que les cours (or et argent) du marché spot exploseraient.

  • cette demande serait impossible à satisfaire, peu importe le prix. Le Comex devrait reconnaitre un "corner". Les acheteurs seraient indemnisés en dollars faute de métaux précieux

  • le gouvernement pourrait intervenir et interdire pour des raisons diverses (métaux stratégiques?) la livraison

  • le Comex fermerait ...

Que va-t-il se passer?

Vous le verrez bien. Avant tout, la première chose reste à savoir si oui ou non la demande de livraison est importante.

PS: Certains ont vu ou cru voir dans la bonne tenue des cours des MPx depuis quelques jours, le signe que la demande de MPx sera forte sous peu. C'est possible, mais bien d'autres facteurs et surtout la faiblesse de la bourse et depuis peu du dollar expliquent aussi cette hausse.

A suivre ...

27 novembre 2008

GOLD: Dix "clichés" sur l'or (10/10)




Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

10 - Seule la remonétisation de l'or lui permettra de reprendre une place de choix

C'est un argument souvent retenu par nos amis banquiers pour en souligner le caractère irréaliste de l'or monétaire et replacer l'or à sa place, située au rayon des antiquités dorées ... Et pourtant le dossier ne tient pas et point n'est besoin de spéculer sur le pire pour confier une part de son épargne au métal jaune.

A sa valorisation actuelle, le stock d'or planétaire représente moins de 5 % de la masse des emprunts obligataires de la planète et donc une très faible part de la valorisation de sa fortune désormais considérable.

Au vu de la faiblesse des ressources en métal du sous-sol de notre planète désormais quasiment tarie, un simple retour en grâce partiel du métal jaune parmi les réserves de change des nouveaux pays riches, une crise monétaire majeure désormais prévisible dans l'un des grands pays de la planète pourraient déclencher une remontée des cours vers des niveaux qui la qualifierait à nouveau pour ce qu'elle est, le lieu de stockage par excellence des grandes fortunes privées.

Au regard du capitalisme sauvage qui a étreint l'Asie, l'Europe centrale et l'Amérique du Sud depuis une vingtaine d'année, le métal jaune a de l'avenir devant lui quelque soit l'évolution du système monétaire.

L'or est sans rendement. Mais les rendements servis par le marché obligataire en période de désordre monétaire sont autant de trompe-l'oeil ... et ce n'est de toutes façon pas ce que lui demandent les grandes fortunes.

Alors que vous fassiez partie des plus riches ou que vous souhaitez maintenir le pouvoir d'achat de votre épargne au delà de quelques années sans pour autant prendre le risque conséquent de l'investissement, qu'il soit immobilier ou en entreprise ou celui, moindre mais non négligeable, du marché obligataire, ne négligez pas l'or dans vos réflexions.

Comme le faisait remarquer une gestionnaire de patrimoine professionnel allemand, les temps ont bien changé. Désormais il est impensable de rédiger une copie patrimoniale sans intégrer l'or. Vous n'avez aucune chance d'emporter le client ...

O tempora o mores!

Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
.

La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
Jetez un regard sans fard sur la possibilité d'une épargne privée positive dans un contexte monétaire à haut risque en lisant le
blog "Marin belge" .



26 novembre 2008

GOLD: Dix "clichés" sur l'or (9/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

9 - l'or est contraire à l'intérêt public

Encore une idée répandue qui ne tient pas à l'analyse. Le métal jaune - par la fascination qu'il a parfois exercé sur l'humanité - invite effectivement à l'épargne. Et dans certaines situation à la thésaurisation. Aussitôt qualifiée de stérile ...

Pourtant en présence d'un outil de stockage de la valeur fiable, des peuples dépensiers peuvent retrouver la vertu de l'épargne.

Au regard de l'effroyable gabegie collective des pays de l'OCDE qui ne préparent ni leur avenir ni même la simple retraite de leurs anciens, l'or est d'une singulière modernité.

Et rappelons sur le fonds qu'il est possible de prêter en or ... et de verser des intérêts sur une monnaie gagée sur l'or ... Ce fut le cas des pays occidentaux durant le XIXeme siècle. Et beaucoup de penseurs ont fait de la stabilité de l'étalon métallique l'un des facteurs essentiels du remarquable parcours de notre continent durant cette "age d'or".

Évidement au vu du parcours des deux derniers emprunts français libellés en or, Pinay et Giscard, on peut comprendre que désormais les autorités monétaires ne soient pas pressées de voir le métal jaune reprendre du service ... Et même si les détenteurs d'or d'épargne se plaisent à y penser, l'or ne doit être perçu que pour ce qu'il est, une source de vérité monétaire indispensable à la qualité du système monétaire ordinaire.

Ce de point de vue, l'or est aussi propice à l'intérêt public que le policier et le juge sont utiles à la paix civile. Dans dans la mesure où l'or est à le meilleur thermomètre de la qualité des instruments monétaires.

Faisant apparaitre - bien mieux que des indicateurs de cout de vie à la fois contestables quant à la méthode et souvent manipulés à outrance, la destruction de valeur des instruments monétaires. Et offrant surtout à l'épargnant rebelle une alternative efficace à la confiscation de son bien par la destruction monétaire.

Comme tout les grands argentiers, Bernanke le répète à l'envi : "Je surveille l'évolution du cours du métal jaune". Car rien n'est plus ruineux pour la réputation d'un banquier central adepte de la "monétisation" - une création de monnaie sans contrepartie - qu'une fuite vers les métaux précieux. De là à être tenté d'influer sur son cours ....

Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
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GOLD: Dix "clichés" sur l'or (8/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

8 - L'or est difficile voire dangereux à stocker

L'or possède un rapport prix/volume particulièrement favorable. Et sous réserve de ne pas stocker vos avoirs sous forme de pièces à primes élevée, le métal jaune est absolument indestructible. Et donc peu exigeant en termes d'entretien. Contrairement à votre mobilier Louis XV.

Si ne vous possédez qu'un faible patrimoine, oubliez-le dans un tiroir, plutôt au fond tout de même ... Et l'affaire sera fait ! Si votre patrimoine est plus conséquent, un coffre en banque est peu couteux. Et nos régimes politiques ne tourneront pas à la confiscation en quelques mois. En attendant cette issue tragique à laquelle votre serviteur ne souscrit pas, seuls les goldbugs plus paranoïaques le conserveront à domicile. A leurs propres risques !


Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
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La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
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25 novembre 2008

W. Bonner: Que voit l'or?

Masque précolombien - Musée de l'or de Bogota

** Comme vous le savez, on dit que la bourse "anticipe". Parfois, elle ne se donne pas la peine d'anticiper beaucoup. Et parfois, elle semble complètement aveugle. Elle se précipite à toute vitesse sans se rendre compte que le pont a été détruit ! Et quand elle freine enfin, il est trop tard.

* Pour l'instant au moins, les marchés ont les yeux ouverts. Mais quelles horribles choses aperçoivent-ils ?

* Les marchés se sont effondrés ces dernières semaines. Même l'action de Warren Buffett -- Berkshire Hathaway -- a été divisée par deux.

* Que voient les marchés pour qu'ils veuillent traiter le sage d'Omaha si durement ? Quels mauvais présages le marché a-t-il remarqués ? Quels démons craint-il ? Quelle épidémie, quelle guerre, quelle dépression, quelle faillite, quelle hyperinflation...

* ... nous avons dit "hyperinflation" ?

* Attendez une minute. Nous mettons la charrue avant les boeufs.

* Quoi que voient les marchés boursiers de la planète, ce doit être un beau fouillis... comme si le monde n'avait pas d'avenir.

* Jusqu'à présent... la seule chose dont nous soyons certains, c'est qu'une "récession de bilan" est en train de s'installer. Et il se peut qu'elle se transforme en dépression de bilan. Les prix des actifs chutent. Les gens réduisent leurs dépenses. Les entreprises, les individus et les investisseurs tentent tous désespérément de reconstruire leurs bilans -- en se débarrassant de leurs dettes. Nous sommes tous Japonais, à présent, en d'autres termes.

* L'addition sera salée... mais ce n'est pas la fin du monde. Les actions vont se remettre... les acheteurs ressortiront leurs portefeuilles... la vie reprendra comme avant. Non ?

* C'est en tout cas l'avis de notre collègue Porter Stansberry :

* "Aujourd'hui... j'ai acheté une sélection d'actions dans l'intention de les détenir pour le très long terme".

* "Aujourd'hui, j'ai très délibérément mis environ 25% de mon épargne en liquide dans dix valeurs, en quantités égales. Même si c'est une somme significative, si je perdais tout, j'arriverais tout de même à survivre confortablement. Les dix valeurs que j'ai acheté cet après-midi sont : Amazon, Bank of America, Berkshire Hathaway, Campbell's Soup, eBay, Google, Harley Davidson, Intel, Coke et Exxon Mobil. J'ai l'intention d'investir 25% supplémentaires de mon épargne en liquide durant les six prochains mois, pour acheter durant les séances où [...] les marchés chutent. Une fois que je serai entièrement investi, j'utiliserai les stop loss pour empêcher toute perte catastrophique. Et ce portefeuille boursier représentera environ 20% de ma valeur nette. Comme on dit, c'est un investissement important pour moi, mais rien dont je ne puisse pas me passer".

* "Pourquoi est-ce que j'achète ?..."

* "J'admire beaucoup ces entreprises. Ces sociétés (à l'exception des deux valeurs financières) ont réussi à gagner des rendements à deux chiffres sur leurs titres depuis de nombreuses années -- ce qui est rare. Je pense que cela continuera à être le cas, même si l'économie s'affaiblit considérablement. Les prix actuels de ces actions sont, dans la plupart des cas, plus bas que jamais, si l'on compare par rapport à leurs bénéfices. Même si les bénéfices de ces entreprises chuteront sévèrement à court terme, à long terme, leur cours actuel sera multiplié. Dans 30 ans, lorsque je serai prêt à prendre ma retraite, je pense que j'admirerai encore beaucoup ces entreprises, et l'investissement que je fais aujourd'hui produira un revenu substantiel pour moi sous forme de dividendes. Je suis très confiant quant au fait que la valeur intrinsèque de ces entreprises augmentera au cours du temps, dépassant de loin l'inflation et le rendement offert par des investissements plus sûrs, comme les obligations".

* "Ces deux derniers mois ont été très durs pour moi. Il est très difficile de voir les prix des actions chuter. Je sais que beaucoup de mes lecteurs perdront tout intérêt pour les marchés boursiers. Je sais que les prochaines années seront probablement très difficiles pour ma société. Je m'inquiète de la sécurité financière de ma famille et de mes amis".

* "Je ne peux pas me rappeler une époque plus difficile -- financièrement -- de toute ma vie".

* "De manière tout à fait ironique et paradoxale, les émotions que je ressens en ce moment -- l'anxiété, la tristesse -- m'indiquent qu'il est temps de faire des investissements à long terme. Sans ces difficultés émotionnelles et l'immense incertitude qui règne sur les marchés, ces valeurs ne seraient pas abordables à des prix raisonnables".

* "Personne ne peut connaître l'avenir, mais je parie que ce n'est pas la fin du monde".

** Porter a raison ; ce n'est pas la fin du monde.

* Nous sommes cependant d'avis que c'est bel et bien la fin pour certaines choses. Pour les mythes de la finance : les "actions pour le long terme"... "acheter et ne plus y toucher"... les fonds de couverture qui ne couvrent rien... les produits dérivés, mais dérivés de quoi ?... les millions de dollars de "primes d'encouragement" pour les dirigeants. Et peut-être que tout le système monétaire mondial basé sur le dollar est en train de disparaître ? Le keynésianisme ? Le monétarisme ? L'Hypothèse des marchés efficients ? Ces théories ridicules doivent bien disparaître un jour, elles aussi.

* Nous réfléchirons à ce qui nous attend au fur et à mesure que M. le Marché nous révèle ses intentions.

* En attendant, jetons un oeil à l'or. L'or n'anticipe-t-il pas, lui aussi ? Que voit-il ?

* Si l'on en juge par les preuves, l'or voit un ralentissement -- mais un ralentissement qui ne sera pas aussi dur pour le métal jaune que pour les autres métaux... ou pour les valeurs boursières. Dans le monde entier, les actions ont perdu environ 50%. L'or n'a perdu que la moitié de ce pourcentage.

* Que voit-il d'autre ?

* Notre oracle, pour l'or, est notre vieil ami Issy Bacher. Il y a quelques mois, Issy avertissait que l'or allait baisser. Vendredi dernier, il envoyait cette note :

* "Je vous envoie un graphique du prix de l'or au prix de clôture (de jeudi) de 738 $".

* "Sur le graphique, une ligne montre clairement que le cycle a atteint son plus bas, et va grimper à l'avenir".

* "La ligne supérieure montre que le prix de l'or a trouvé un seuil juste sous les 738 $".

* "Conclusion : dans le futur immédiat, le prix de l'or est dans une tendance haussière".

* "Au fait : le Dow Jones a un seuil de soutien très fort aux alentours des 7 500 points, et les cycles atteignent leur plancher".

* Nous ne savons pas à quelle sorte de "cycles" Issy s'intéresse, mais à la fin de la journée de vendredi, le Dow avait grimpé de près de 500 points, tandis que l'or avait repris 50 $, frôlant les 800 $ l'once.

* Comme nous le savons, cher lecteur, c'est la déflation maintenant... l'inflation plus tard. C'est le Japon maintenant... l'Argentine plus tard. L'or regarde peut-être plus loin... vers les pampas. A moins que l'inflation n'arrive plus rapidement que nous le pensons.

Willam Bonner.
(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
http://www.publications-agora.fr ou http://www.la-chronique-agora.com


GOLD: Dix "clichés" sur l'or (7/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

7 - Mon banquier n'aime pas l'or - car il ne rapporte rien

Certes c'est exact. Votre banquier n'aime pas l'or.

Demandez à votre responsable d'agence de vous procurer de l'or physique et de vous fournir un coffre adéquat, et vous aurez presque immanquablement, au mieux une moue, au pire un refus. En ce cas je vous invite à lui communiquer l'offre faite sur ce sujet par un de ces concurrent en prenant soin de préciser qu'il ne vous demande, en contrepartie, que le transfert de votre compte courant.

L'affaire sera réglée et vous pourrez passer vos transactions par lui. Y compris la livraison en mains propres à votre agence. Votre banquier n'aimera pas plus l'or mais, comme c'est un bon commerçant, il vous fera croire le contraire.

La question est bien sûr de savoir pourquoi votre banquier n'aime pas l'or.

Serait-ce parce qu'il ne vous rapporte rien ? Ou parce qu'il ne lui rapporte rien.

Sur ce point je vous invite à :
- examiner le rendement réel de votre épargne - en termes de pouvoir d'achat - durant ces dix dernières années. Sans vous réfugier dans les statistiques officielles d'évolution du côut de vie. Vous souvenez-vous du prix de la baguette et du litre de lait en 1998 ? Ramenez ce prix en Euros et faites un rapide calcul du rendement net nécessaire pour maintenir le pouvoir d'achat de votre épargne,
- vous interroger sur l'impact d'une monnaie inflationnistes pour respectivement le préteur ordinaire, l'emprunteur et le banquier ...

Question subsidiaire "Comment auraient évolué ces différentes positions, celle du préteur, de l'emprunteur et du banquier si la denrée prétée avait été un métal précieux ?" Et si vous en avez le temps rajoutez l'état à votre équation !

Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
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La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
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24 novembre 2008

Quand l'or et les MPs prendront leur revanche sur la crise



Forte hausse de la demande d'or
A en croire le World Gold Council qui vient de nous faire part de ses dernières statistiques sur la demande d'or : on s'est "arraché" l'or au troisième trimestre 2008 sur les marchés ! Les bijoutiers ont enfin "refait le plein" de métal jaune, notamment en Inde, gros consommateur pour des raisons culturelles.

La demande d'or de la part des investisseurs, sous forme de certificats et de trackers or, ne se dément pas. Elle s'affiche également en forte hausse.

Pièces et lingots se sont vendus comme des petits pains
Quant aux achats physiques d'or, on a assisté au troisième trimestre à un rush absolument incroyable. En Allemagne et en Suisse, la demande était en hausse de 500% !

Pièces et lingots se sont vendus comme des petits pains, qu'il s'agisse du Gold Eagle aux Etats-Unis (en rupture de stock !), du Krugerrand en Afrique du Sud (qui est très recherché à Londres) ou encore de notre bon vieux Napoléon !

Imaginez : 60 000 Krugerrands devraient être vendus sur l'année, soit trois fois plus que l'an passé !

Pourtant, l'once d'or cotée à Londres se cherche et tergiverse...
L'or est actuellement coincé dans un canal horizontal dans lequel il va et vient au gré des variations du dollar... sans pouvoir s'en extraire.

L'once de métal fin aurait largement pu grimper au-dessus 1 000 $ courant octobre, au moment où la crise bancaire touchait un paroxysme. Il n'en a rien été.

Attendre la fin de la purge fin décembre...
Les hedge funds lui ont coupé l'herbe sous le pied, à coup de ventes massives d'or et de désengagements urgents. La faute à leurs clients, pressés de récupérer leur mise ! Il faudra au moins attendre le 31 décembre 2008 pour voir la purge qui touche les hedge funds prendre fin.

D'ici là, les pressions baissières persisteront sur les marchés, notamment les matières.

Toutes les vannes sont grandes ouvertes !
Le rebond du dollar et la "disparition" progressive de l'inflation, suite à la baisse des prix des matières, ont fait le reste... Ils ont plombés l'or et l'ont empêché de monter bien au-delà des niveaux actuels.

Mais attention ! La création monétaire bat son plein. On inonde actuellement la planète de billets comme jamais auparavant. On creuse les déficits jusqu'à des profondeurs abyssales...

Toutes les vannes sont grandes ouvertes !

Cet "opium" est aussi efficace que dangereux...
L'objectif est bien sûr de faire passer l'amère pilule de la récession "au mieux". De renflouer la planète bancaire. De doper l'économie moribonde... Beaucoup de bonnes intentions. C'est surtout une sorte "d'opium" qui vous permet de voir la vie en rose quand tout est noir !

Efficace, mais dangereux...

Dollar et inflation : attention mirage !
Inutile de vous dire que tous ces billets et ces déficits ne vont pas disparaître par enchantement quand la crise sera terminée.

La sortie de crise sera clairement inflationniste. Et la confiance dans le dollar sera alors franchement ébranlée... Le billet vert reprendra alors sa bonne vieille tendance de fond baissière sur le long terme.

Les matières, or en tête, prendront alors leur revanche !
Rien ne sera plus rassurant que la détention d'actifs tangibles quand le dollar se dépréciera à nouveau et que l'inflation reviendra au galop.

Comme il y aura beaucoup d'argent disponible, et qu'il faudra bien l'investir quelque part, les matières en profiteront largement. Reste à savoir quand : à bâbord toute !

Le déclic ? Il viendra de la Chine
Elle a fièrement démarré ses Trente Glorieuses il y a quelques années, propulsant ainsi les matières dans l'un des plus grands cycles haussiers de leur histoire.

La crise actuelle oblige la Chine à faire une pause forcée. Mais la tendance de fond redémarrera à la première occasion. Qui croit pouvoir un instant empêcher l'Empire du Milieu de s'urbaniser, de s'industrialiser et de se moderniser ? Rien, ni personne.

Sa consommation effrénée d'or et de matières repartira. Ce qui sonnera le glas de la correction de parcours que vivent actuellement les ressources. La tendance haussière de fond reprendra alors le dessus.

[NDLR : Si vous voulez profiter de cette tendance haussière, le moment est bien choisi pour agir -- d'excellentes valeurs sont disponibles à bon compte : pour vous positionner, suivez le guide...]

Meilleures salutations,

Isabelle Mouilleseaux
Pour la Chronique Agora

c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
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Paul Jorion: Les commentateurs de blogs



Un blog est un microcosme, un monde en réduction, et en observant son comportement, j’apprends. Je vois comment cela fonctionne. Parfois je suis surpris, je suis pris à contrepied et il faut que je rectifie le tir : j’ai été naïf, je suis comme Mr. Greenspan : j’ai cru à l’auto-régulation, et elle n’a pas eu lieu. Alors il faut changer les règles, à contrecœur. Parfois, vous avez dû le voir, je reviens en arrière, je dérégule, je me dis « C’était peut–être un accident, ré-essayons ! »

J’ai appris maintenant que parmi les commentateurs, il y en a de deux types : ceux qui sont là pour apprendre et les prosélytes.

Ce qui les distingue, c’est ceci : pour les premiers, le fait d’être sur votre blog compte, ils savent où ils sont. Ça ne veut pas dire qu’ils soient d’accord avec vous : je découvre parfois au coin d’un commentaire qu’ils se situent probablement à l’autre bout de l’éventail politique que moi, mais ce sont ceux qui disent : « Sur le blog de Loïc Abadie on dit ceci, sur le vôtre, on dit cela ».

Pour les seconds, le fait d’être sur un blog ou sur un autre leur est parfaitement indifférent : ce que vous avez à dire, ils s’en fichent comme d’une guigne, ils ne sont pas là pour apprendre mais pour vous apprendre à vous, soit ce qu’eux pensent personnellement - ils vous rappellent à l’ordre : l’expert ce n’est pas vous : c’est eux - soit ce que le véritable expert sur la question pense, et ils diffusent sa bonne parole sur l’ensemble de la toile, ou du moins partout où on les tolère. Leur religion est faite et elle s’est faite ailleurs, et ce n’est pas la vôtre, tenez le vous pour dit !

Les prosélytes me posent problème. D’une part parce qu’ils écoeurent ceux qui sont là pour apprendre et d’autre part, parce qu’ils ne jouent pas le jeu du dialogue, ils le feignent quelquefois mais pour des raisons purement tactiques, pour qu’on ne les vire pas immédiatement.

La solution que j’ai choisie, vous l’avez vue, c’est celle du maître d’école, je donne trois avertissements et si j’ai le sentiment de ne pas être entendu, je sévis. Ce n’est pas idéal mais je ne vois pas d’autre approche possible sinon d’interdire tous les commentaires - ce qui me semblerait jeter le bébé avec l’eau du bain. Je sais : trois avertissements, cela paraît énorme à ceux dont la patience s’use plus vite que la mienne et qui me tanceront parfois : « Votre abnégation vous honore – vis-à-vis de certaines personnes s’entend. Moi je renonce et, d’une manière plus générale, je me sens de moins en moins à l’aise ici ». Mais pensez à ce prosélyte - il n’y en aura peut–être qu’un seul - que je ramènerai un jour dans la voie de la raison : dans l’écoute de l’autre ! Ceci ne justifie-t-il pas à soi tout seul notre patience ? C’est que, moi aussi, je suis un missionnaire ! - à la façon de Socrate bien entendu.

Paul Jorion.

Pour notre part, nous ajouterons qu'il existe une troisième sorte de commentaires: les commentaires "poubelles". Ceux-ci peuvent être de divers genres, allant de la publicité hors propos pour tels ou telles sites, aux commentaires les plus abjectes (sexisme, racisme ...).

Compte tenu de ce qui précède, le suivi des commentaires est fastidieux et s'apparente souvant à un travail de censure ou de police ... ce qui est bien loin de nos préoccupations et est grand consommateur de temps. Dès lors, les blogs d' Argentum Aurum ne permettent pas les commentaires. Nous prions les "commentateurs" de bonne foi de nous en excuser.

Marc Faber: l'or, le dollar, l'agriculture, la Chine ...



Petite synthèse pour les non-anglophones réalisé par Marin belge.

Le scénario de Marc est clair et facile à suivre :
- déflation en cours brutale,
- les marchés ont connu une énorme destruction de valeur,
- tout l'argent est liquide et ....

"at some point" - un jour ou l'autre - il y aura bascule des placements à quasi 0% sur les classes d'actif massacrées. Et le dollar risque bien de payer à ce niveau. En clair, Marc Faber est désormais bear (mais modéré) sur le dollar.

Si la reflation ne fonctionne pas, ce que Marc ne pense pas, c'est clairement la "fin du monde" économique avec une crise d'ampleur supérieure à 1929.

Concernant l'or, il remarque que sa remarquable tenue pourrait bien lui valoir des "prises de bénéfice" de la part de gestionnaires souhaitant participer aux rallyes qui vont avoir lieu.

Quelles classes d'actifs pour le rallye ? les commodities, les marchés actions. Il a une préférence pour les mines d'or. Car elles ont été tout particulièrement massacrées et Marc reste confiant sur le LT du support, l'or.

THE monnaie sans contrepartie ..

Très défavorable à l'obligataire, Marc Faber pense cependant qu'on doit pouvoir arbitrer sur ce marché en faveur des meilleures signatures du marché - celles qui ne craqueront pas.

Donc si vous avez de l'obligataire, faites du bond-picking ...

Si vous avez un gros portif, très diversifié, Marc Faber vous invite à regarder à nouveau les sociétés gérant de la terre en Argentine. Il donne un nom de titre massacré.

Concernant la géopolitique, l'analyste est comme votre serviteur TRES anxieux concernant la manière dont la Chine va pouvoir supporter le choc. Car son économie est très déséquilibrée.

Paradoxalement, il pense que les US ne produisant quasiment plus rien sur le plan industriel, les américains vont peut-être moins souffrir que les chinois - toutes choses égales par ailleurs ...

23 novembre 2008

GOLD: Dix "clichés" sur l'or (6/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

6 - L'or est imprévisible - sa "volatilité" est excessive

Remettons les choses en perspective.

Actuellement toutes les classes d'actifs sont touchées par une "volatilité excessive", preuve si c'était encore nécessaire d'une crise monétaire d'ampleur mondiale. La volatilité actuelle est d'abord celle des instruments de mesure, les monnaies, et non celles des actifs eux-même.

Pour autant, reconnaissons que l'or fait preuve d'une volatilité particulièrement forte ... Cette volatilité tient à la présence d'un petit nombre d'opérateurs - sans intérêt industriel - et disposant des instruments nécessaires à la manipulation, à la marge évidement, des marchés des métaux.

Le fait est que ces opérateurs sont des banques et qu'ils bénéficient du soutien tacites des autorités monétaires ... Soyons clairs, cette volatilité est tout autant entretenue que sa stabilité fut au contraire maintenu durant les périodes où la monnaie fut monnaie (étalon-or).

Une simple décision des autorités monétaire ferait de l'or un "store of value" d'une remarquable stabilité ... Sans même mettre le marché sous tutelle ...

Mais une telle décision - par la suppression des interventions des acteurs privilégiées - mettrait également en évidence la dépréciation persistante de valeur de la plupart des instruments monétaires.

De fait en l'absence d'une remonétisation de l'or - même partielle - il nous faudra vivre avec cette forte volatilité. Mais rappelons-le, comme nous venons de le dire, cette volatilité caractérise tout autant les supports monétaires que le métal jaune lui-même.

Marin belge.

Belge certes un peu, marin aussi... surtout à ses heures perdues,
marin belge™ est le pseudonyme d'un épargnant francophone installé en région parisienne
.

La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
Jetez un regard sans fard sur la possibilité d'une épargne privée positive dans un contexte monétaire à haut risque en lisant le
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22 novembre 2008

Le marché obligataire américain, les faillites, les mines

La situation du marché obligataire américain est incroyable. D'après Merrill Lynch, il y a un écart de 1800 points (18%) entre le taux de référence des US Tresory Bonds à 1o ans (UST) et les "Junck Bonds" (les obligations à risques).

En clair, une société en difficulté doit émettre des obligations (à risques) pour ce refinancer au taux incroyable de 21,4% (18% de plus que le taux de l'UST à 3,4%).

Avec un tel taux, il est impossible de se refinancer ... de nombreuses faillites seront au rendez-vous.

Il faut aussi insister que pour le moment, cette situation est très néfaste pour les mines ayant des besoins de capitaux; leur développement est à l'arrêt. Pour cette raison les mines n'ayant pas de besoins de capitaux doivent être les seules à faire parti de votre portefeuille. (évidemment, cette situation évolura)

De Gaulle: conférence de presse à l'Elysée (1965)

Texte du discour

GOLD: Dix "clichés" sur l'or (5/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

5 - le marché de l'or est confus et opaque

C'est non une vérité en soi mais une vérité partielle liée à la décision des autorités politiques internationales de démonétiser l'or. Depuis sa démonétisation et en dépit d'une bonne résistance des autorités nationales - les particuliers français restant des détenteurs importants - l'or ne jouit plus d'un véritable marché dans notre pays.

Ce sont désormais les numismates et les agents de change qui assurent ce marché, les banquiers ne le faisant que sous la contrainte. Pour autant, hormis ce prisme déformant, il est curieux de confier la constitution de son patrimoine à des collectionneurs .. - le marché de l'or reste simple à l'image du métal jaune lui-même.

La contrefaçon est détectable à l'œil ou à la balance et les opérateurs sont, dans leur domaine, des professionnels compétents, honnêtes et largement aussi surveillés que les banquiers.

Rassurez-vous sur l'essentiel. Il est beaucoup plus difficile de tricher sur le commerce de l'or physique ... que maquiller un bilan bancaire dans la période actuelle.

Marin belge.

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GOLD: Dix "clichés" sur l'or (4/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

4 - Rien ne vaut la pierre

L'or est bien souvent mis en parallèle avec l'immobilier. Tant qu'à ne pas entrer dans les classes d'actifs non financiers, pourquoi effectivement ne pas privilégier l'immobilier. Effectivement la comparaison a un sens. Car ce sont deux remparts contre la destruction monétaire. Chacun à sa manière.

Sur ce point, je vous invite à comparer cependant à noter les points de convergence mais également les points de divergence :

a - l'immobilier a besoin d'un levier monétaire considérable. La période de destruction monétaire à laquelle nous avons assisté permis son développement au delà de tous les espérances. Cette machine fonctionne désormais à rebours.
b - l'immobilier possède une rentabilité. Vrai mais en contrepartie ses couts de possession sont élevés, la qualité du support fiscal est également sans comparaison et sa liquidité est des plus médiocres ...

Marin belge.

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21 novembre 2008

United Color of GOLD !


Notre modeste blog fait l'objet de visites du monde entier. Si les francophones sont encore une majorité, ces lecteurs se trouvent partout dans le monde. Preuve, si il en est que l'or est une préoccupation mondiale.

United Color of GOLD !

GOLD: Dix "clichés" sur l'or (3/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

3 - L'or est déjà fort cher

Cette appréciation souvent catégorique et portée avec autant de certitude par les gestionnaires de l'argent des autres doit bien souvent à un fait concret. L'or est un bien mauvais support professionnel. Ses circuits rapportent peu aux intervenants. Pour des très nombreuses raisons que l'on aura pas le temps de reprendre ici.

Revenons au fonds concernant la survalorisation éventuelle de l'or. Il nous est très difficile d'argumenter sur ce sujet en période d'instabilité monétaire majeure - et nous y sommes depuis le milieu de 2007. Car dans de telles période, la volatilité est considérable sur toutes les classes d'actifs ...

Rappelons simplement les faits suivants :
- la valorisation des années 1990 correspondant à un point bas historique et un point haut sur la valorisation et la confiance dans les instruments monétaires. Et oui en cette période l'or était à la portée de tous dans les pays de l'OCDE. Cela ne correspond en aucune manière à sa réalité historique. Ceux qui en ont profité sont riches. Mais le passé est le passé ...
- L'or est susceptible de baisser mais ne rêvez pas trop à une baisse massive. Les infusions massives de capitaux dans le système financier vont rapidement avoir des conséquences sur la valorisation du métal précieux. L'or est désormais cher et il pourrait l'être rapidement beaucoup plus si nos monnaies occidentales baissent comme elles le devraient vis-à-vis des zones à surplus massifs. Lorsque cela sera le cas, le métal jaune sera à nouveau inabordable pour la plupart. En tous les cas dans nos pays. A vous de voir.

Marin belge.

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20 novembre 2008

GOLD: Dix "clichés" sur l'or (2/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

2 - Le métal jaune est une épargne de vieux et/ou d'incompétents

Encore une idée préconçue qui s'est progressivement en place depuis la fin des années 60 avec l'irruption dans nos pays de la modernité importée des US. Le goldeux est un retraité portant bretelles ...

Cette appréciation portée sur le métal jaune n'est pas sans fondement ni logique dans la mesure où la gestion remarquable que les US firent de leur monnaie et de leur économie durant les 20 années qui suivirent la seconde guerre mondiale fut un exceptionnel élément de stabilité monétaire, financière et économique.

La monnaie-papier a connu sous la fameuse ombrelle de Bretton Woods une période de stabilité historiquement exceptionnelle. Durant toutes ces années, le système financier a connu un développement durable. Un développement soutenu par des instruments monétaires tellement solides que les américains a fini par en ignorer les fondements ...

C'est dans ce contexte que le métal précieux s'est progressivement dévalorisé aux yeux des élites de nos pays, glissant progressivement du statut de garant du système monétaire à celui d'investissement de (grand)-père de famille puis à celui de relique numismatique
puis, last but not least, de matière première de bijouterie ...

Sa subite appréciation à l'orée des années 2000 n'a pas évidemment changé la donne. L'idéologie économique ordinaire l'ayant classé "matière première", sa brutale appréciation n'a fait que confirmer aux yeux des économistes de support de spéculation sur les marchés des métaux ...

Dans un tel contexte l'or délivre à l'épargnant ordinaire et surtout au gestionnaire de patrimoine, qu'il soit amateur ou professionnel, une forte odeur franche et forte de naphtaline et, pour les français, de "troisième république", l'inverse absolue de la modernité. Et son succès relatif dans des pays au développement social, économique et financier plus faible - en Asie et en Orient notamment - ne fait d'ailleurs que renforcer cette appréciation ... Tout particulièrement chez nos amis banquiers et gestionnaire professionnels de l'argent des autres.

Pour ses contempteurs, l'or est le fait d'épargnants âgés, au mieux nostalgiques et incompétents et, au pire ... disons-le clairement borderline caractériels.

Si le dernier point n'est pas à négliger (car oui! il faut une certaine force de caractère pour faire le choix de l'épargne en or aujourd'hui...) les autres arguments sont absolument caducs et relèvent d'une intoxication médiatique et professionnelle.

Contrairement au politiquement correct, le métal jaune est désormais le fait d'épargnants qui sont :
- plus jeunes que la moyenne - on le voit nettement sur nos forums,
- visiblement plus formés sur le plan académique - les goldeux comprennent pour la plupart les grands mécanismes de création monétaire et le rôle essentiel du change et ses ajustements souvent brutal dans la mécanique des échanges internationaux.

Le fait que les goldbugs US aient très largement anticipé cette crise - votre serviteur qui a liquidé son portefeuille action au début de 2007 leur dit "Merci" - et la présence régulière de nombreux détracteurs à titre professionnel sur ce forum ne font que renforcer cette conviction :

"Si l'existaient des imbéciles parmi les épargnants - ce que je ne crois pas - les perdants le sont le plus souvent en raison de leur excès de confiance en la nature humaine. Et le goldeux est par nature porté à la prudence. Est-ce réellement un défaut en cette période ?

Marin belge.

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19 novembre 2008

DOW: le Dow Jones en mauvaise posture

Le mois d'octobre 2008 fût épouventable pour l'indice Dow Jones. Le mois de novembre est bien parti pour ressembler au mois d'octobre.

Après le Krach du mois d'octobre, le krach va-t-il redémmarer? Le Dow Jones va-t-il faire un double point bas (double bottom) et repartira-t-il à la hausse ou au contraire le krach est-il en cours et fait une chute "cascadante" qui ne demande qu'a aller plus bas (vers 7.000)?

Nous ne pouvons guère vous répondre, avec certitude. Des "nouvelles mauvaises nouvelles" arrivent tous les jours. Les plans de relance sont débattus et initiés; ils ressemblent à des coups d'épée dans l'eau.
La nouvelle équipe du futur président Obama n'est pas en place et ce dernier se garde bien d'intervenir d'une quelconque façon. (voir son abscence du G20). Obama désire-t-il reprendre les choses en mains après une déroute totale du système? Vous pouvez le penser. Ou est-il conscient que plus grand chose n'est possible?

Le nouveau slogan démocrate semble être "Yes we can ... BUT LATER!" (Oui, nous pouvons agir ... mais plus tard) ... en attendant la date d'investiture du 20 janvier 2009, l'économie américaine coule un peu plus tous les jours.

GOLD: Dix "clichés" sur l'or (1/10)



Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres savent déjà.

1 - L'or est une matière première de joaillerie

Première idée préconçue, premier "cliché" à tous les sens du terme, l'image selon laquelle l'or serait une matière première de boutiquiers. Des boutiquiers certes appréciés par vos épouses, messieurs, les bijoutiers ...

Réglons cette question avant de passer aux points suivants, autrement plus sérieux. Non l'or n'est pas une matière première destiné aux bijoutiers.

Pourquoi ?

  • la valeur psychologique de l'or comme support de joaillerie ne tient pas sa nature propre mais bien à sa rareté et à son prix, et non l'inverse, c'est la classique inversion cause-conséquence. L'or est une matière première parce qu'il est cher, et d'ailleurs de ce point de vue certains l'auront constaté, l'or a été plutôt ringard ces vingt dernières années et ce n'est pas une hasard. Il fut durant cette période remarquablement bon marché, toutes choses égales par ailleurs ...,

  • la carrière de l'or comme support de joaillerie semble désormais clairement dans des régions - le proche-orient, le golfe, l'Asie - où sa valeur est très largement monétaire et patrimoniale. Analysez la consommation d'or de joaillerie de certains pays - à monnaie et système juridique faible - comme une simple consommation de matière première, c'est faire une erreur d'analyse. Massive !

Soyons clairs in fine, si l'or était une simple matière première de joaillerie, il n'existerait ni marché de l'or monétaire - le fameux lingot disponible dans toutes les banques du monde, nous y reviendrons - et Fort Knox aurait soldé ses stocks depuis longtemps.

Rappelons-le, les banques centrales des vieux pays de l'OCDE sont encore aujourd'hui de gros détenteurs d'or. Leurs ventes désormais restreintes se poursuivent à rythme modéré et les grands argentiers des nouveaux détenteurs de surplus massifs sont entrain de ré-évaluer leur intérêt des réserves métalliques.

Un dernier argument et c'est à mon sens le seul réellement définitif : Si l'or était une matière première, qui plus est destinée à des besoins non essentiels, celui-ci aurait fait au même titre que les autres matière première un grand plongeon en 2008. Or ce ne fut pas le cas en dépit d'une consolidation récente. La comparaison du cours du métal jaune avec les autres matières premières et les autres métaux y compris précieux ne laisse pas la place au doute. Même à 700 dollars l'once.

Marin belge.

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La crise en cours n'est pas, contrairement à l'opinion généralement admise et les commentaires des médias, une crise financière même généralisée, mais une crise M-O-N-E-T-A-I-R-E.
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18 novembre 2008

Platine: déficit de production en 2008

Selon le rapport PLATINUM 2008 INTERIM REVIEW, publié aujourd'hui par Johnson Matthey, le marché du platine devrait accuser un déficit de 240 000 oz en 2008. On s'attend à ce que l'offre de platine diminue de 4,2 pour cent pour atteindre 6,28 millions d'onces, alors que la demande devrait également chuter de 2,3 pour cent pour atteindre 6,52 millions d'onces. En mars, les facteurs économiques fondamentaux difficiles ont fait grimper le prix du platine au niveau record de 2,276 $ par once. Cependant, le déclenchement de la crise financière mondiale a poussé de nombreux investisseurs à vendre une partie de leur portefeuille, et le prix s'est établi à 1,004 $ en septembre.

Prnewswire.co.uk

17 novembre 2008

USDindex: fin de hausse ? (BIS)

Dans l'article précédent (cf article du 21 octobre 2008), était évoqué la force du dollar: "Sur le LT/TLT la tendance du dollar reste la baisse, mais vous le savez le marché peut avoir tort longtemps, très longtemps surtout si le dollar est l'objet d'une politique de soutient."

L'explication de cette hausse était une politique de soutient en vue des élections américaines. Les élections sont terminées et le dollar continue sur sa lancée.
Il faut dès lors, expliquer la poursuite de la hausse du cours du dollar par un autre arguement.

Cet autre arguement est un grand classique: le dollar monte car il faut rapatrier des capitaux aux USA.
Le krach d'octobre à fait des ravages, surtout dans les Hedges Funds. Il a fallu faire face aux appels de marges durant le krach. Après le krach d'octobre, le calvaire n'était pas terminé; de nombreux clients désiraient sortir (vendre) leurs participations dans les Hedges Funds.
Un nouveau drame est en train de se jouer; il faut rapatrier des dollars pour rembourser les clients échaudés quittant le navire en perdition.

Ce rapatriment de dollar est actuellement en cours; en effet les Hedges Funds ont un délai de généralement trois mois pour rembourser leurs clients. Le krach ayant eu lieu durant le mois d'octobre, les remboursement devront se terminer avant la fin janvier. Le dollar pourrait rester encore ferme jusqu'à la nouvelle année et un peu plus loin encore si les choses se font au dernier moment.

Graphiquement, malgré des oscillateurs en surchauffe, le dollar pourrait encore un peu monter vers 92?? ... comme énoncé au début de l'article: le marché peut avoir tord longtemps!

15 novembre 2008

L'Europe en recession sauf ... La France (Humour)



  • "Un petit village gaulois résiste à l'envahisseur récessionniste." (Phynancier)

  • "Nos frontières arretent tous les nuages ......si si ..." (Jacquadi)

  • "Louez notre Président ô mécréants! et repentez vous pour vos mauvaises pensées" (Gherardo)

  • "Je prie toujours Sainte Christine*... et l'économie va mieux" (Picsou)

    Extraits du Form Gold de Boursorama

* Christine Lagarde, ministre de l'économie

Docteur Cuivre se porte mal


Le cuivre tient son surnom de " Docteur Cuivre" du fait qu'il est un bon indicateur de l'état de santé de l'économie mondiale. Dès lors suivre le cours du cuivre, vous indique la tendance générale à la croissance ou à la récession de l'ensemble du monde.


Le diagnostic est vite fait: le monde est malade!
Le cours du cuivre a chuté de 55% en cinq mois.

Peut être que le cours repartira maintenant à la hausse, mais il est plus probable que vous assistez à une chute en cascade du cours du cuivre.


Le crise économique continue ...


PS: le cours du cuivre fait l'objet d'un suivi de loin en loin (cf article du 27 décembre 2007)

14 novembre 2008

GOLD: fréquentation des sites "gold"


Le graphique de fréquentation de Kitco.com, premier site mondial d'information sur l'or donne une bonne indication de l'intérêt du grand public pour l'or.

Vous le constatez, depuis le plus haut du début octobre, qui correspondait à un pic du cours de l'or et une chute sévères des bourses, l'engouement est fortement retombé. La chute de fréquentation est de 40%. Il en va de même pour les sites/blogs en français; les blogs d'Argentum Aurum Europa, de 24Hgold.com et d' HardInvestor sont aussi en baisse suivant un même ordre de grandeur.

Cette situation est vraisemblablement temporaire, l'opinion publique et la fréquentation des sites "gold" est un bon baromètre de l'évolution du cours de l'or. Vous constatez, qu'un canal haussier existe et que le cours de la fréquentation est dans la zone basse de ce canal.

L'heure du retournement de tendance est en vue ... fréquentation des sites "gold" et hausse du cours de l'or devraient repartir à la hausse.

PS: ce type d'analyse avait été fait par le passé et s'était montré concluant. (cf articles)

Le G20 accouchera d'une souris



La réunion du groupe "G20" financier se déroulera ce week-end à New York.

Faut-il en espérer quelquechose?

NON, quasi rien. Les grand-messes du G8 ne débouchent généralement sur rien. A fortiori plus le nombre de participants est élévé plus il y difficile de trouver un accord, hormis, bien entendu, celui de se renconter à nouveau.

Pour rappel, l'accord de Bretton Woods fut entériné en 1944, à la fin de seconde guerre mondiale, à un moment où les Etats Unis était le leader incontestable du monde tant au plan militaire qu'au plan économique et avait en face de lui des nations épuisés par la guerre.

Ce n'est plus du tout la même situation actuellement. Les Etats-Unis ne sont plus capable, spécifiquement en cette période de transition présidentielle, s'assumer leur rôle de leader. Les autres nations ont un poids économique important qui doit être pris en compte. Vous le savez parfaitement, chaque nation ou zone économique (Union européenne) à des attentes très différentes face à la crise financière.

Au mieux, le G20 améliora les règles comptables et inventera de nouvelles commissions d'étude ... pour tenter d'applanir les divergeances de points de vue. La crise financière sera terminé avant le moindre résultat concret.

Le président Sarkozy aura fait "much noise about nothing" (beaucoup de bruit pour rien) en évoquant un "nouveau Bretton Woods" ... comme d'habitude !



13 novembre 2008

Simone Wapler: le grand écart du marché de l'or



Depuis son sommet à 1 011,25 $ le 17 mars dernier, l'once ne réagit plus que très mollement aux différentes annonces de naufrages financiers, elle se traîne à peine au-dessus de 750 $. Beaucoup sont déçus par ce comportement atone. Le marché de l'or connaît en ce moment une véritable anomalie : le cours comptant du papier est en-dessous du cours comptant de l'échange d'or physique et cette anomalie ne devrait pas s'éterniser.

D'un côté, des intervenants professionnels s'échangent du papier à un cours donné sur des Bourses électroniques. De l'autre, des intervenants s'échangent des pièces à des cours de 20 à 30% supérieurs à ceux du marché papier. A un moment donné, les détenteurs de l'or physique nécessaire à la fabrication des pièces vont se retrouver tentés de ne pas le lâcher aussi facilement et les cours du marché papier devront s'aligner sur le marché physique.

La prime, c'est-à-dire la différence de prix entre l'or pur contenu dans une pièce et le prix comptant de cet or pur régi par le fixing de Londres ou de New York, atteint des sommets. Elle était encore négative à la sortie de l'été. Le site 24hgold.com note qu'en France, la prime est de 15% sur les napoléons ; elle atteint 55% sur la pièce de 10 dollars, un écart pas vu depuis trente ans. Le record revient à la pièce de 5 roubles : plus de 60%. Le site de RTL Pays-Bas indiquait le 20 octobre qu'il n'y avait plus d'or physique disponible en Belgique. La situation serait identique en Allemagne et en Suisse. Bref, le marché du tangible peine à satisfaire la demande.

L'or papier vendu "à tout prix"
Le plus gros marché du monde en volume est celui du Comex. Sur cette place s'échangent principalement les contrats à terme sur l'or et interviennent les courtiers des banques et du gratin de la finance. Comme d'habitude, la mise à mettre sur la table pour acquérir un contrat à terme est relativement faible en regard de la valeur vénale de la marchandise couverte par le contrat.

Avec la faillite de Lehman Brothers, certains des bureaux des courtiers qui opéraient pour de grandes banques et de gros fonds sont déserts. Les fonds de gestion alternative et les fonds de couverture se trouvent quant à eux obligés de vendre à tout prix. En effet, beaucoup avaient misé sur des paniers de matières premières dans lesquels rentrait de l'or.

Ces fonds se trouvent aujourd'hui contraints à la liquidation : il leur faut trouver du cash rapidement pour éponger leurs pertes, ou rembourser leurs emprunts à l'origine des fameux "effets de levier", ou encore payer leurs clients qui veulent se dégager. L'or se retrouve donc pris malgré lui dans la spirale baissière ; le prix comptant est tiré vers le bas.

Les deux marchés ne peuvent pas diverger éternellement. Les minières et les fondeurs de lingots ne sont pas prêts à se départir de leur or physique à vil prix alors qu'ils savent très bien qu'au même instant la filière des pièces est aujourd'hui au-dessus du prix papier.

Pour le moment, les banques centrales se sont remises à vendre pour éviter une surchauffe. Ainsi, la Banque centrale européenne a déclaré le 11 octobre s'être départie de plus de 7 tonnes d'or au début du mois. Pour que l'or dépasse les 1 000 $, il faudra que le dollar donne à nouveau des signes de faiblesse. Pour le moment, le billet vert profite d'un effet de refuge. Les capitaux qui se dégagent des marchés restent en dollar, monnaie qui a beaucoup de défauts mais possède l'immense mérite d'être liquide.

La généralisation de la crise financière aux quatre coins du monde a profité au dollar. Mais tôt ou tard, le monde redécouvrira que la crise concerne d'abord les Etats-Unis et que ceux-ci sont endettés. Le marché du papier et celui de l'or physique convergeront alors, par le haut.

Simone Wapler

(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
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12 novembre 2008

Fondamentaux: le cycle journalier de l'or (15)



Le cours de l'or suit un cycle journalier.

En règle générale, le cours de l'or atteint son point haut pour le fixing du matin de Londres (AM fix, 11h00, heure de Paris) et son point bas pour la clôture de New York (NY close, 19h30, heure de Paris).

Vous pouvez en déduire que le marché asiatique est généralement haussier sur l'or, ainsi que le marché européen tant que la bourse de New York n'est pas ouverte ou pré-ouverte. Dès que les Etats-Unis rentre en action, le cours de l'or baisse jusqu'a la clôture. Souvant la baisse à New York s'accélère, dès que les marchés européens sont fermés (après 17h30, heure de Paris)

Cette constatation est importante pour vendre ou acheter au meilleur moment de la journée.

11 novembre 2008

USA: la nouvelle politique économique (3)


Le nouveau président des Etats Unis n'est pas responsable de la crise économique; mais il doit faire face à la récession la plus grâve depuis les années trente. C'est là, que la bataille principale se jouera ... La crise économique doit être enrayée, l'économie américaine a besoin d'un NEXT NEW DEAL.
Le nouveau gouvernement "Obama" parviendra-t-il à le faire?

Le futur président Obama a énoncé ses cinq priorités :

  1. Relancer l'économie
  2. Mettre un terme à la guerre en Iraq
  3. Étendre la couverture des soins de santé à tous les Américains
  4. Protéger les États-Unis
  5. Renouveler le leadership américain dans le monde
Nous ne regarderons que les mesures d'ordre économique.

Le futur président a mis en place un "comité des sages" pour faire face à la crise économique.

Voici la liste des 19 personnes retenues : David Bonior Warren Buffett Roel Campos William Daley William Donaldson Roger Ferguson Jennifer Granholm Anne Mulcahy Richard Parsons Penny Pritzker Robert Reich Robert Rubin Eric Schmidt Lawrence Summers Laura Tyson Antonio Villaraigosa Paul Volcker .

Les photos de la réunion montre que Paul Volker tient la première place parmi ces conseillés du président. Il parait indispensable de regarder les discours récents de Paul Volker, afin d'avoir une certaine idée de la politique économique et surtout monétaire à venir des USA.

Pour rappel, Paul Volker fut secrétaire du trésor (ministre des finances) des USA sous les présidents Carter et Reagan. Au début de son mandat, la récession, le chômage et l'inflation était solidement en place. Paul Volker mena une politique très restrictive du crédit pour tuer l'inflation et fut a cette époque une des personnes les plus détestées des Etats Unis. Cette politique très aggresive fut un remède de cheval pour l'économie qui redémarra fortement sous le président Reagan qui de son côté diminua fortement les dépenses du gouvernement et les impôts.

Bien que Paul Volcker n'a pas révélé ses intentions en matière de politique économique; Paul Volcker est congénitalement partisan d'une méthode de choc, c-a-d agir vite et fort. D'après ses déclarations antérieures, peu nombreuses, il faut s'attendre à ce qui suit:

  1. Assainissement du secteur bancaire; contrôle et comptabilisation sysématique des "produits toxiques"
  2. Consolidation de tous le produits toxiques dans un fonds spécial
  3. Renégociation globales des emprunts hypothécaires afin se soulager les ménages endettés
  4. Remise à plat du système de garantie hypothécaire.

Actuellement, la suite du programme n'est pas révélée, mais il est toujours possible de faire certaines hypothèses.

Le prochain article ne sera constitué que des pures supputations. Nous ne nous priverons pas de les faire.

William Bonner: Payer la guerre de 14-18 (2/2)



Entre 1914 et 1918, la France et la Grande-Bretagne eurent besoin du financement américain pour faire la guerre. Aujourd'hui, les Etats-Unis se tournent vers leurs principaux fournisseurs en Asie, et leur demandent un crédit. Sans cela, les Etats-Unis ne peuvent continuer de consommer à leur rythme actuel.

En 1914, le fournisseur le plus important au monde était l'Amérique. La France, la Grande-Bretagne et la Russie (et, dans une bien moindre mesure, l'Allemagne, au début de la guerre) durent faire appel aux Etats-Unis pour se fournir. Mais dans la mesure où ces pays consommaient plus qu'ils ne gagnaient, ils mettaient leurs réserves d'or en danger. La France régla ce problème très tôt en abandonnant simplement l'étalon-or. La Grande-Bretagne s'en tint à l'étalon-or durant toute la guerre, de justesse, mais seulement grâce à la bonne volonté des créditeurs américains.

Heureusement pour la Grande-Bretagne, les Etats-Unis n'ont pas insisté. Et heureusement pour les USA, 90 ans plus tard, leurs principaux créditeurs en Asie ne semblent pas vouloir insister non plus -- du moins pour le moment. Même sans étalon-or, la Chine et le Japon pourraient ruiner le dollar à n'importe quel moment. Pour l'instant, comme les Etats-Unis de 1914 à 1916, ils se contentent de prendre les commandes et d'augmenter leurs parts de marché, sachant que leur principal client ne peut pas vraiment se permettre de payer tout ce qu'ils lui envoient.

A mesure que la guerre se faisait de plus en plus rude, non seulement l'honnête monnaie de l'étalon-or fut abandonnée par la plupart des belligérants, mais l'exportation d'or pour régler les dettes fut expressément interdite (sous prétexte que le métal pouvait tomber entre des mains ennemies). Chaque pays a commencé à augmenter sa masse monétaire, émettant plus de monnaie papier, empruntant de plus en plus d'argent à des sources étrangères (américaines en majeure partie) et nationales, et dépensant bien au-dessus de ses moyens.

La France était déjà lourdement endettée lorsque la guerre a commencé : en juillet 1914, elle avait une dette consolidée de 27 000 millions de francs, avec des arriérés de 967 millions. Normalement, l'Assemblée française s'opposait -- même faiblement -- aux projets de dépenser plus d'argent. Mais les cris de guerre résonnaient dans les rues et les Boches avançaient sur la Somme, et les représentants du peuple prirent l'habitude d'accepter automatiquement toute requête leur passant sous le nez. Ils approuvèrent un crédit de 22 804,5 millions de francs en 1915 -- une somme qui augmenta chaque année, atteignant 54 537,1 millions en 1918. En pratique, le gouvernement dépensa bien plus que le budget décidé, en utilisant des comptes spéciaux que nous pourrions qualifier de "hors budget", similaires à ceux utilisés par Bush pour payer la guerre en Irak. En 1920, 30 000 millions de francs -- une somme quasi-équivalente à toute la dette avant-guerre du pays -- passèrent par ces comptes spéciaux.

Lorsque les Etats-Unis entrèrent en guerre, leurs dépenses dépassèrent celles de tous les autres combattants, atteignant en moyenne 42,8 millions de dollars par jour à partir de juillet 1917 jusqu'en juin 1919. Les dépenses fédérales totales augmentèrent de 2 454% durant les trois années entre 1916 et 1919. La Réserve fédérale émit de plus en plus de titres papier ; la masse augmenta de 754% entre mars 1917 et décembre 1919. La masse monétaire globale gonfla de 60% entre 1913 et 1918, tandis que le PIB n'augmentait que de 13%. Le gouvernement obtint l'argent en partie en taxant les gens bien plus lourdement et en partie en leur empruntant l'argent.

Tous ces emprunts, ces dépenses et ces impôts fragilisèrent considérablement les principales économies mondiales -- en particulier en Europe. Une fois la guerre terminée, tous tentèrent de revenir à l'étalon-or d'avant-guerre, qui avait si bien fonctionné, et pendant si longtemps. Mais ils étaient comme les fermiers qui labouraient leurs champs dans le nord-est de la France ; ils heurtaient sans arrêt des bombes restées intactes, qui leur explosaient à la figure.

L'ingérence de Wilson fut désastreuse à quasiment tous les points de vue -- sauf un. La guerre continua pendant 18 mois encore. Pas un seul des principaux gouvernements européens ne survécut dans sa forme d'avant-guerre. "En 1914, l'Europe était une seule communauté civilisée", écrivit A.J.P. Taylor. "Un homme pouvait voyager en long et en large sur le continent sans passeport, jusqu'à atteindre... la Russie et l'empire ottoman. Il pouvait s'installer dans un pays étranger pour travailler ou se distraire sans formalités légales... toutes les devises étaient aussi valables que l'or."

En 1919, la civilisation européenne était en ruines, à partir desquelles de nouvelles menaces furent forgées -- d'abord en Russie, puis en Italie et en Allemagne. Plus aucune devise n'achetait autant à la fin de la guerre qu'à son début. Tous les principaux belligérants, à l'exception des Etats-Unis, furent forcés d'abandonner l'étalon-or. La guerre s'avéra payante par un seul aspect : elle fit des Etats-Unis un empire.

William Bonner. (Article paru le 5 décembre 2005)

Région de Ypres (Belgique) en 1918


c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
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10 novembre 2008

William Bonner: Payer la guerre de 14-18 (1/2)


Attentat de Sarajevo en 1914



Rien n'amollit plus vite une devise que la guerre. Les obus la pilonnent. Les balles la percent. Les armées la piétinent. Et les politiciens et les banques centrales l'étirent à tel point qu'elle finit inévitablement par craquer.

En juillet 1914, les principaux belligérants étaient soumis à l'étalon-or -- avec 44 autres pays. Le système était simple et efficace. Il avait encouragé un climat financier international si favorable à la croissance des capitaux et du commerce que la majeure partie de l'Occident n'avait jamais été si prospère.

Les banques centrales des divers pays détenaient de l'or dans leurs coffres. L'or était utilisé pour soutenir les devises papier. Si un pays dépensait trop en produits externes, sa devise fuyait vers des pays étrangers. Elle revenait en paiement de biens ou de services fournis par le pays d'accueil. En cas de déséquilibre -- c'est-à-dire lorsqu'un pays étranger se retrouvait avec plus de la devise d'un autre pays qu'il ne pouvait en dépenser en biens et services de ce pays --, le surplus qui en résultait était présenté à la banque centrale pour être remplacé par de l'or. Les déséquilibres de tous les pays étaient réglés dans la seule chose qu'aucun d'entre eux ne pouvait imprimer ou contrefaire : l'or. Si une nation accumulait un déficit commercial persistant, elle se voyait retirer son or.

Cela encourageait la banque centrale à faire quelque chose pour le protéger. En général, les taux d'intérêt grimpaient, ce qui avait pour effet de récompenser l'épargne et de décourager le flux de fonds vers l'extérieur.

Le système était net. Il était honnête. Cela le rendait mal adapté aux besoins de la guerre et des constructeurs d'empire. La guerre, en particulier, était péniblement chère. Les politiciens s'aperçurent -- comme les monarques il y a longtemps de ça -- que le peuple était peut-être ensorcelé par les feux des canons, mais qu'il détestait avoir à les payer. En général, selon R.S. Hamilton-Grace, qui a étudié le financement des guerres anglaises, environ un tiers du coût de la guerre devait être couvert par l'emprunt. L'or était fort peu coopératif. Il ne cédait ni à la flatterie ni à la technologie. On ne pouvait pas prétendre qu'il valait plus qu'en réalité. Et on ne pouvait pas en créer plus "à partir de rien".

Chaque once devait être extraite du sol -- au prix de dépenses considérables. Augmenter la masse monétaire -- aussi valable ou glorieuse que soit la cause -- était difficile. Les banques centrales avaient une quantité d'or limitée. Si elles en voulaient plus, il devait venir de quelque part. Il fallait l'épargner, le mettre de côté, le stocker. La vieille expression "on n'a rien sans rien" semblait avoir été inventée pour décrire le métal jaune. Chaque once représentait une once d'épargne, une livre de discipline, et une tonne de longanimité. Cela représentait de l'argent qui n'avait pas été dépensé pour de nouveaux vêtements, ou pour des fusils, ou de la nourriture, ou des amusements, du logement, des outils, des routes ou un million d'autres utilisations potentielles. L'or était si difficile à obtenir que les banques centrales hésitaient à le laisser partir.

Autrefois, les rois castraient les gardiens de leur Trésor s'ils laissaient échapper l'or, que ce soit par chicanerie ou manque d'attention. Les banquiers centraux étaient naturellement prudents avec le matériel ; ils avaient l'attention dans le sang. Ils savaient que s'ils émettaient trop de papier -- en d'autres termes, s'ils permettaient trop de demandes par rapport à leur réserve d'or -- ils risquaient d'y perdre la vie.

D'un autre côté, la guerre était aussi une question sérieuse. Et on demandait aux banques centrales d'aider à la financer. Cette difficile position empira encore en 1914, lorsque la menace de conflit fit chuter les prix des actions -- effaçant ainsi une bonne partie des liquidités qui auraient pu être absorbées pour les finances de la guerre. Les nations européennes devaient emprunter de vastes sommes pour couvrir les dépenses militaires. Mais chaque unité supplémentaire de devise réduisait d'autant la couverture d'or, ou la capacité de la nation emprunteuse à payer ses dettes avec du véritable argent.

Les lecteurs remarqueront vite les parallèles avec le système financier mondial actuel. Les Européens voulaient augmenter la consommation de matériel militaire. A présent, les Américains consomment d'autres choses comme si leur vie en dépendait. Les canons et les balles n'étaient guère différents des télévisions grand écran et des automobiles ; ils étaient vite utilisés, sans aucun progrès économique à la clé.

La suite dès demain...

Meilleures salutations,

William Bonner. (Article paru le 5 décembre 2005)
c) Les Publications Agora France, 2002-2008
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07 novembre 2008

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?



Hier était une journée sans éditorial, non pas par manque de sujet, mais à cause de la profusion des sujets. Il y a des jours comme cela, trop d'informations économiques!

Nous aurons pu parler de la baisse des bourses en Europe, Asie ou Amérique, de la politique économique supposée d'Obama, les difficultés du secteur automobiles (Renault, Peugeot, Toyota, GM, ...), de la nationalisation des mines d'or au Venezuela, de l'arrêt des mines d'or au Zimbabwé, de la diminution de la production des mines de platines en Afrique du Sud, du possible "corner" au COMEX, ... et de bien d'autres choses encore comme la crise bancaire ou les fluctuations des devises. Nous espérons que vous aussi parvenez à vous tenir informé ... les informations économiques arrivent par battalions complets.

Afin de suivre, ces informations concernant directement ou indirectement le marché des métaux précieux, trois revues de presse sont à votre disposition en page d'accueil (bouton HOME, ou à l'adresse suivante http://www.argentum-aurum.blogspot.com/).
Mieux encore, vous avez la possibilité de recevoir GRATUITEMENT et SANS SPAM ces informations chaque matin par e-mail, ou de les inclure dans votre lecteur de fichiers RSS; pour ce faire, rendez vous ici ou utilisez le bouton RSS en haut de page.

Le sentiment d'être sur un rocher face à la mer déchainé se fait jour dans notre esprit.
Ce rocher est l'or physique face aux éléments, ces multiples informations économiques majoritairement négatives.
Trop de nouvelles, ... mauvaises nouvelles; la crise continue ...

06 novembre 2008

Fondamentaux: Cycle long de l'or (12)


Le cours de l'or suivrait un cycle de 8 ans qui se décompose en 5 années de baisse et 3 années de hausse.

La forte correction actuelle du cours depuis un an serait nécessaire afin que les quatre années de hausse allant du 1/1/2004 au 31/12/2007 soient partiellement éffacées, afin d'avoir un ensemble de cinq années se terminant en baisse. Ce qui "n'infirnerait pas trop" la théorie élaborée sur les cycles antérieurs.

A partir de 2009 viendrait, toujours d'après cette théorie, trois années de hausse et le cycle se terminerait par un sommet fin 2011.

D'après Doudam, du forum-gold.fr

05 novembre 2008

W. Bonner: la correction laisse place à la crise



** Un banquier suisse nous a écrit pour nous dire que selon son indicateur personnel de Santé Economique Mondiale, "les conditions actuelles sont 2,5 fois pires" que lors de la dernière crise en 1990.

* Nous dirions qu'elles sont pires que tout ce que nous avons déjà vu. Tout d'abord, nous n'avions jamais vu une correction qui soit aussi répandue dans le monde et aussi violente. Ensuite, nous n'avions jamais vu un effort aussi téméraire de la part des gouvernements mondiaux pour empêcher la crise.

* C'est la guerre. C'est mondial. Tout le monde sera pris dans la bataille – les entreprises, les investisseurs, les consommateurs, les retraités. Et cela se terminera par une crise mondiale. (Nous avons décidé de nommer cette crise à venir PCM – Première Crise Mondiale pour que cela soit plus facile à retenir.)

* Mais les guerres prennent du temps. La guerre éclair de septembre et octobre de M. le Marché va laisser place à une campagne hivernale plus calme. Il se peut même que nous soyons entrés dans une autre période de paix... comme celle de la "Grande Modération" dont le monde a profité pendant tant d'années. Si c'est le cas, nous conseillons à nos chers lecteurs de profiter de cette nouvelle opportunité pour se débarrasser de leurs actions et autres positions spéculatives.

* Le moment viendra où vous pourrez racheter en bourse... mais il se peut que ce moment soit très court. Le rendement moyen des actions du Dow Jones a augmenté (parce que les prix ont chuté), il est monté à 3,7%. Quand nous pourrons obtenir un rendement sûr de 6%, il sera temps de racheter en bourse.

* Lundi, le Dow Jones et l'or se sont maintenus. Le pétrole a perdu 3,90 $ pour atteindre les 63,91 $. Et le dollar est remonté à 1,26 $ pour un euro.

* Pour l'instant, M. le Marché gagne la guerre... et M. le Marché aime les liquidités.

* "J'ai appelé ma mère ce week-end," nous a dit un collègue anglais. "Je lui ai expliqué qu'avec son bon vieux compte épargne elle avait gagné plus que pratiquement tous les investisseurs du monde au cours du dernier trimestre. Elle en était très contente."

* M. le Gouvernement pourrait lui aussi avoir son jour de gloire. Les tentatives du gouvernement pour arrêter la correction... et regonfler la bulle du crédit... pourraient créer une crise plus importante et plus grave – une crise monétaire. Les devises ne vaudront plus rien. Quand cela se produira, vous serez contents d'avoir des pièces d'or et non pas des billets dans vos coffres-forts. Vous serez heureux de contempler les faces brillantes d'une pièce, plutôt que les portraits des présidents morts imprimés sur papier vert. Oui, quand la fusillade sera terminée et que la poussière sera retombée, l'or sera le seul survivant.

* Mais ce jour n'est pas encore arrivé. Pour l'instant, la devise est reine et le dollar est d'or, tandis que M. le Marché continue de s'acharner sur toute la structure de l'économie mondiale.

* La fabrication chinoise vient juste de subir sa pire contraction de l'histoire, d'après les journaux de mardi.

* L'index industriel américain n'est pas bien haut lui non plus.

* En Chine, la fabrication est terriblement importante. Sans elle, des centaines de millions de personnes vont perdre leur emploi. Que se passera-t-il quand les usines chinoises vont cesser de fonctionner et que les travailleurs chinois auront faim ? Nous ne savons pas... nous ne voulons même pas le savoir...

* Aux Etats-Unis, les usines n'ont pas autant d'importance. L'économie américaine dépend de la consommation, pas du ronronnement des usines. Bien évidemment, s'ils veulent consommer, les Américains ont besoin d'argent. Et il y a un hic ; ils n'en ont pas du tout. Ils n'ont pas d'épargne. Le crédit se resserre. Et maintenant... attention !...le marché de l'emploi se resserre lui aussi.

* Résultat, les dépenses du consommateur américain ne se contentent pas de baisser... elles s'effondrent.

* Les ventes de voitures, par exemple, sont à leur plus bas niveau depuis 17 ans.

* Circuit City annonce la fermeture de 155 magasins.

* Et la consommation de pétrole aux Etats-Unis a chuté encore plus bas que ne l'avaient imaginé les analystes – moins 9% par rapport à l'année dernière.

* Vous voyez, cher lecteur, les marchés fonctionnent. Augmentez les prix et, ceteris paribus, vous réduirez les ventes. Augmentez la production et ceteris paribus, vous ferez baisser les prix. Provoquez une correction et les gens seront obligés d'abandonner leurs méthodes inadaptées pour en trouver de nouvelles.

* Mais une arnaque laisse place à une autre. Pendant la "Grande Modération" nous étions convaincus que nos autorités financières avaient trouvé la formule magique ; dorénavant une gestion économique éclairée, ainsi que des instruments financiers sophistiqués, qui repoussent les risques, élimineraient pratiquement les crises et les krachs. Il n'y avait donc plus aucune raison d'épargner pour les jours pluvieux, nous étions rassurés ; puisqu'il n'y aurait plus de jours pluvieux ! Mais nous sommes maintenant sous une averse... les marchés s'effondrent et le monde doit faire face à la pire crise qu'il ait jamais connue. Et on nous dit maintenant que les marchés ont échoué. Nous avons désormais besoin de Barney Frank, Ben Bernanke et Hank Paulson pour gérer notre système financier.

* Attendez une minute... nous ne nous souvenons pas d'avoir entendu Ben Bernanke nous mettre en garde contre un effondrement quand il a pris les rennes de la Fed en février 2006. Et Barney Frank n'était-il pas le président du comité des Services Financiers Internes quand Wall Street s'est déchaîné et a provoqué la plus grosse bulle des actifs de toute l'histoire ? Nous ne nous souvenons pas d'une quelconque intervention de sa part pour prévenir des dangers que cela représentait, ni de la moindre mise en garde avant que tout n'éclate. Et Hank Paulson... pendant que tout ça se passait, n'était-il pas à la tête de l'une des entreprises de Wall Street les plus spéculatives, les plus saturées de dérivatifs et dirigées par des milliards de dollars de bonus ?

* Peu importe...

Mais nous sommes désormais censés croire que les marchés ne fonctionnent pas... et que ces fonctionnaires bien intentionnés vont nous sauver des démons du capitalisme... et que les bureaucrates pourront fixer les prix et gérer le capital bien mieux que M. le Marché.

La déception laisse place aux hallucinations... la correction laisse place à la crise.

William Bonner.

(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
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USA: la nouvelle politique économique (2)

Ce qui paraissait hier impossible est devenu la réalité: Barack Obama sera le 20 janvier 2009 le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis.
Des symboles forts de la démocratie américaine revivent à nouveau; l'élection de Barack Obama nous renvoi à l’idéal d’ Abraham Lincoln, aux rêves de Martin Luther King, à John Kennedy  et aux lois de déségragations et de lutte contre la pauvreté de Lindon Johnson.

La victoire de Barack Obama, amène un vent d'espoir; des changements sont attendus. Sur certains points, ils arriverons très vite, comme la fermeture de la prison de Gantanamo. Pour d'autres points, la marge de manoeuvre sera très faible.

Le nouveau président des Etats Unis n'est pas responsable de la crise économique; mais il doit faire face à la récession la plus grâve depuis les années trente. C'est là, que la bataille principale se jouera ... La crise économique doit être enrayée, l'économie américaine a besoin d'un NEXT NEW DEAL.
Le nouveau gouvernement "Obama" parviendra-t-il à le faire?

Le président Obama sera-t-il un nouveau Herbert Hoover ou un nouveau Flanklin Roosevelt ?

Nous regarderons son programme économique dans le prochain article, mais ce n'est pas encore l'heure. Le moment présent est aux félicitations et aux voeux de réussite.


19/10 Biden : Obama mis à l'épreuve dans six mois (VOSTF)
envoyé par LepointTV

04 novembre 2008

Société générale: les mauvais comptes font ...


Disons le immédiatement, nous n'avons rien contre la Société Générale; si nous en parlons aujourd'hui c'est parce qu'elle fait l'actualité avec la publication de ses résultats et parce qu'elle est un exemple parmi les autres banques françaises.

Revenons au vif du sujet.

Nous vous invitons à prendre connaissance de l'article d' Alain Chevallier au sujet des comptes "bidonnés" de la Société Générale. Le ratio dépôts/prêts serait de 35, il montre la fragilité de la banque; vraiement pas de quoi crier victoire (cf article du 18 octobre 2008). Inutile d'épiloguer sur le côté menteur congenital des banquiers (cf article du 22 octobre 2008); contentons nous de dire que c'est pas comme cela que la confiance reviendra. Aussi longtemps que celle ci ne sera pas au rendez vous, la crise financière perdura.

Les bons comptes font les bons amis et inversément les mauvais comptes font ... perdre la confiance.

Le ratio dépôts/prêts montre que la chemin qu'il reste à parcourir afin d'assainir la Société Générale sera long. La crise financière continue...



03 novembre 2008

Fondamentaux: Cycle saisonnier de l'or (13)


Le cours de l'or fluctue au fils des saisons. Grâce à l'étude des cours sur plusieurs années, il est possible de déterminer des saisons "fastes" et d'autres de baisses.



D'après une étude portant sur les cours durant une période de 30 ans, il s'avère que deux fois sur trois, il y a une hausse du cours durant 259 jours allant de la période du 5 mai au 21 janvier. Cette hausse est en moyenne de 19% pour les 20 années positives et est encore de plus de 7% sur l'ensemble des 30 années.

Si vous regardez de plus près, vous constatez qu'au sein de la période de hausse (du 5 mai au 21 janvier) la période allant de la mi septembre à la mi-novembre est sujette à une baisse importante.
Il en va de même au sein de la période basse allant du 21 janvier au 5 mai, la période de la mi-février à la mi-mars est sujette à une baisse également importante.

La saisonnalité vous montre qu'il faut s'attendre maintenant à la hausse ... c'est peut être déjà très bien parti !



01 novembre 2008

Election US, pétrole, dollar et or


Dans deux jours auront lieu les élections présidentielles et des représentants américains.
Il est logique et de tradition que le gouvernement en place ( les républicains) essaye dans la mesure du possible de présenter un bilan économique le meilleur possible. Cette fois, c'est vraiement très difficile à faire. Depuis le mois de juillet et la dégradation de la santé économique des USA, Obama (démocrate) a pris la tête dans les sondages. La déplorable santé économique des Etats Unis montre un bilan négatif de l'administration républicaine du président sortant.

Néanmoins, il reste vrai que cette administration républicaine a fait son possible pour repeindre en rose l'économie américaine. Comme d'habitude, la meilleur façon de le faire reste la technique du "feel good", entre autre convaincre la population que son pouvoir d'achat est préservé.
Afin de montrer que les choses s'améliorent aux USA, il faut diminuer le prix de l'essence à la pompe. (voir graphique). C'est ce qui a été fait!

Un article antérieur (cf article du 25 octobre 2008) montrait que le cours du pétrole était maintenant en zone basse et devrait repartir à la hausse. Cela va arriver après le passage des élections. Le monde repartira dans un nouveau cycle de hausse de matières premières.

D'autre part, le dollar temporairement très ferme, pour cause de rapatriement de fonds devrait faire preuve d'un retour de faiblesse une fois ceux-ci terminé et aussi longtemps que la situation économique américaine ne s'améliore pas.

Une période de trois mois, comprise entre les élections US et le début du mandat du nouveau président (20 janvier 2009) devrait être bénéfique à l'or qui réagira à la hausse avec les autres matières premières. Inversément, la rechute du dollar favorisera également la hausse de l'or.

A partir de février, la nouvelle équipe démocrate: Barack Obama, Waren Buffett et Paul Volker imposera une nouvelle politique américaine en matière économique, fiancière et monétaire.

Article sur le thème du pétrole et du dollar: Instantcube.com

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