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31 mars 2008

La FED enraillera-t-elle la crise financière?

Il faut absolument être très clair en matière de réponse à cette question car si la crise financière n'est pas enraillée, elle débouchera sur une crise générale - un krach boursier -.

Il est certain que la FED (et le gouvernement américain) prend TOUTES les mesures pour empécher cette déroute. A tord ou à raison le gouvernement américain est en train de donner les pleins pouvoirs à la FED; la FED pourra scruter, enquêter et contrôler les comptes des banques. Cette dernière mesure en date, tranformera la FED en super-gendarme des banques. Cette situation exceptionnelle est fort ennuyeuse car la FED, n'est pas un organisme d'état, mais une institution privée dont les actionnaires sont des grandes banques. La FED sera juge et parti en matière de contrôle des banques.

La question éthique n'est pas la plus troublante car pour le moment il y a mieux à faire: il faut stopper coûte que coûte l'écroulement du système bancaire.
La FED va-t-elle réussir à arrêter la chute des banques?
Malgré l'ampleur des moyens mis en oeuvre rien n'est moins sûr. Ainsi que le montre le graphique, vous assistez depuis août 2007 à une course folle entre la chute de l' indice bancaire (qui réprésente la santé du monde financier) et la mise en place de mesures de relance/sauvetage.

Graphiquement, le maintient au dessus de 75 est primordial; tout va se jouer dans les prochains mois et peut être bien plus vite encore.
Krach ou non? La réponse est pour bientôt.

29 mars 2008

GDX: faire un arbitrage en faveur des mines

Le graphique ci-dessus, du rapport entre GDX (indice des mines aurifères) et le cours de l'or vous montre deux choses:

  • à MT/LT, les mines aurifères se comportent moins bien que le cours de l'or. En ce qui concerne les mines, d'une part le cours de l'or augmente et d'autre part les coûts de production augmentent plus vite et les quantités diminuent (du moins en moyenne; ce n'est pas une règle générale applicable à toute les mines)
  • à CT le ratio à atteint un point bas. Ceci signifie à CT que le cours des mines surperformera par rapport au cours de l'or. Dès lors, il est temps de faire un arbitrage.

Il est temps de faire un arbitrage signifie que vous devez maintenant sous pondérer l'or physique par rapport aux actions de mines aurifaires au sein de votre portefeuille de placements.

Mais ATTENTION, cette recommendation est à prendre avec des pincettes car la situation générale des bourses et de Wall Street en particulier est mauvaise. Une chute de l'ensemble du marché action reste à craindre.

Compte tenu de ces deux tendances contradictoires, il faut toujours privilégier la sécurité du capital car la perte du capital signifie la fin des placements. L'augmentation de la part des mines dans l'ensemble du portefeuille se fera de façon très modérée; la prudence est de mise.

28 mars 2008

GOLD: la dimension stratégique de l'or (2)

Dans l'article précedent du 14 mars 2008, vous avez vu que l'armée américaine garde l'or du Trésor Américain (remarquez, cet or n'appartient pas à la FED), de certaines institutions internationales (FMI?) et de certains pays (ceci n'est qu'une supposition, néanmoins fort probable).

Quel est l'usage stratégique de l'or gardé par l'armée américaine?
Cet usage est quadruple:

  • au même titre que les autres matières premières et particulièrement le pétrole, les Etats Unis ont constitué une réserve afin de pouvoir faire face en cas de rupture des approvisionnement suite à un embargo, une guerre, un accident, une catastrophe naturelle ... . L'or a un usage industriel et militaire car dans l'électronique il est indispensable de réaliser des contacts électriques de haute qualité. L'ensemble des missiles, appareils de communications, guidages, ... ont un besoins impérieux en électronique fiable.
  • les activités d'espionnage nécessite de l'or (voir entre-autre l'affaire de l'U2 abattu au dessus de l'URSS)
  • En période de guerre, bien souvant l'or reste la seule façon pour un état belligérant de faire des achats au près des pays non belligérant. L'or permet de contourner un embargo en temps de guerre et d'importer des biens indispensables à la poursuite de la guerre. L'exemple le plus connu est celui de l'Allemagne nazi payant ses achats à la Suisse en or. Les militaires américains connaissent l'histoire de la guerre de Sécession et ils savent que la faiblesse industielle de la Confédération Sudiste n'a été que très partiellement compensée par des achats à l'étranger par manque d'or (du moins dans un premier temps, avant le blocus des ports sudistes).
  • Enfin, en cas de défaite, l'or reste le meilleur moyen de se refaire une nouvelle existance!

Comme le dit si bien l'affiche : "l'or combat pour la victoire"

27 mars 2008

UsdIndex: nouvelles craintes?


Après avoir connu un plus bas historique à 70,70 (depuis la création de cet indice), le dollar a fait un rebond rapide, mais de courte durée. L'objectif à la hausse était au minimum de 74,50; il ne fut pas atteint. Ceci est le signe de la persistence de la grande faiblesse du dollar.

Cette semaine, le dollar repart à la baisse. Va-t-on retester le plancher à 70,70 et rebondir ou l'USDindex ira-t-il sous ce plancher? C'est la grande question du moment. Impossible d'apporter une réponse car le rebond du dollar dépendra de la volonté de défendre la devise.
Si les autorités monétaires (FED, BCE, ...) n'interviennent pas, il y a de très fortes chances que vous allez assister dès la semaine prochaine à une nouvelle étape du calvaire du dollar. Dans ce cas, encore et encore, l'or jouera son rôle de valeur refuge.

Cette hypothèse de nouvelle déglingue du dollar face à l'euro et aux autres devises n'est pas du goût des Européens, ni des Asiatiques. ... Que feront-ils?
Peut être que finalement sous la pression des gouvernements européens la BCE baissera-t-elle dans un futur pas trop éloigné son taux directeur malgré l'inflation reconnue. Les Asiatiques quant a eux essayerons de liquider discretement leurs dollars. Là encore, ces deux mesures sont favorable à la hausse de l'or.

Du point de vue monétaire, l'évolution actuelle reste toujours favorable à l'or; seul des actions de retardement de la part des banques centrales (FED, BNS, BoE, BCE et BoJ) sont à craindre.

D'autres banques centrales ont officiellement, dès maintenant, pris le parti de diminuer la place du dollar dans leurs réserves au profit de l'or (Russie et anciens pays du bloc de l'URSS, Paraguay, Argentine). Vraisemblablemnet beaucoup d'autres banques centrales font de même en toute discrétion. Les ventes d'or du FMI, si elles ont lieu, seront très vite absorbées par ces banques centrales riches en dollar et pauvre en or.

Vous pourriez, dès la semaine prochaine être témoin d'un nouveau décollage de l'or si ... les banques centrales ne le contre pas.

26 mars 2008

Pourquoi les bourses devissent ?


La Crise du Capitalisme Boursier
par robertofiorini

William Bonner: Bear Stearns, private equity et chute de l'or


** Il y a une dizaine de jours, les actionnaires de Bear Stearns ont perdu beaucoup d'argent ; paniqués, ils ont accepté de vendre leurs actions 2 $ l'unité. Nous nous sommes demandé comment ces comptables, avocats et traders affûtés avaient pu se tromper à ce point sur la valeur de leurs détentions. Lorsque le marché a fermé, un vendredi, ils avaient encore des milliards. Lorsqu'il a rouvert le lundi suivant, ils n'avaient quasiment plus rien. Comment était-ce possible ?

* Eh bien, les génies ont eu le temps de réfléchir, depuis -- et ils en sont parvenus à la conclusion qu'ils n'auraient pas dû vendre si bon marché. Quant aux acheteurs -- JP Morgan Chase --, ils ont apparemment raté leur coup aussi. Ils pensaient avoir ratifié l'accord... mais ont découvert qu'ils avaient oublié de faire signer des documents essentiels. Si bien que lorsque les vendeurs ont voulu revenir à la table des négociations, les acheteurs n'ont pas eu le choix. Ils ont dû augmenter la mise de 400%. Au lieu de payer 2 $ par action... ils doivent dorénavant en payer 10 -- soit environ un milliard de dollars supplémentaires.

* Nous nous posons donc la même question : comment des gens si intelligents peuvent-ils être aussi sots en ce qui concerne ce qu'il y a dans leurs propres poches ? Est-ce que ça vaut 2 $ ? Ou 10 $ ?

* Bien entendu, ça vaut ce que vous pouvez en obtenir. Mais on parle là d'une institution financière. Ses actifs peuvent être vendus. Elle devrait valoir exactement la valeur nette de ces actifs -- plus la valeur opérationnelle de l'activité (que l'on détermine en général en lissant les revenus sur une période de plusieurs années et en la multipliant par un facteur de capitalisation -- de 5 à 20, selon l'humeur de l'acheteur).

* Dans l'étrange monde où nous vivons, cependant, il est difficile de déterminer ce que valent vraiment ces actifs financiers. "D'où les milliards de dollars mis à l'abri des bilans comptables dans des SIV et autres 'conduits'", explique The Economist. Et le magazine continue :

* "Le truc a été découvert... les contreparties ne se font plus confiance".

* On n'en jurerait pas, au vu de l'ambiance qui règne sur les marchés. Si l'on en croit les journaux, cette semaine, les investisseurs ont été largement encouragés par des ventes immobilières plus élevées que prévu, et par les nouvelles provenant de Bear Stearns.

* "Les Etats-Unis affichent une large remontée alors que le moral s'améliore", titrait le Financial Times hier. Les actions ont grimpé, les rendements obligataires ont chuté... tandis que le dollar continuait de gagner du terrain.

* "Peut-être que les choses ne vont pas si mal, en fin de compte", se sont dit les gens.

* Ou peut-être qu'elles empirent.

* La raison pour laquelle les ventes de maisons ont repris aux Etats-Unis, c'est peut-être parce que les vendeurs sont désespérés. Il reste pas mal de maisons invendues -- à peu près le double du chiffre habituel. Les ventes ont baissé d'un tiers par rapport à leur sommet. Et les actions du secteur immobilier ont perdu environ deux tiers de leur valeur record. Le marché boursier tend à suivre le marché immobilier, avec un délai de 20 mois, déclare John Authers dans le Financial Times. "Si ça devait continuer comme ça, [le marché boursier] pourrait chuter de 60% d'ici la fin de l'année prochaine".

* Pendant ce temps, ayez une pensée pour les malheureux qui triment dans le secteur du private equity. Steve Rattner, du Quadrangle Group, est à Londres cette semaine. "Depuis juillet", écrit-il dans le Financial Times, "pas un seul accord de private equity n'a dépassé les quatre milliards de dollars". Quant aux accords passés avant que "les leviers de la machine à rachats tombent en panne", ils menacent désormais de faire couler leurs créateurs frankensteiniens.

* Les sociétés de rachats avaient espéré écraser, restructurer, refinancer et refiler ces accords rapidement sur les marchés boursiers. C'est ce que The Economist décrit comme une procédure standard durant les derniers jours enivrants de la grande bulle financière. La finance est devenue "un jeu de commissions et de spéculations", écrit le journal.

* Mais à présent, ces contreparties ne se font plus confiance, et personne ne tient particulièrement à se retrouver coincé avec des accords de private equity faisant jouer l'effet de levier. Ils terminent donc comme des "zombies", déclare le Financial Times -- ni morts, ni vivants, mais respirant encore, absorbant des salaires et des coûts de financement. C'est l'équivalent des maisons "à l'envers", qui valent moins que leurs prêts hypothécaires ; ces entreprises valent moins que les prêts contractés pour les racheter. La société de télécom irlandaise Eircon en fait partie. Le constructeur français Kaufman & Broad aussi ; K&B a été acheté -- en faisant jouer l'effet de levier, bien entendu -- au sommet du sommet. A présent, ses actions ont perdu la moitié de leur valeur -- si bien que la société vaut moins que la dette pour laquelle elle sert de nantissement.

* Tout cela nous laisse à penser que les rapports sur la fin de la crise sont prématurés.

** L'or corrige. Lorsque nous avons regardé, vendredi dernier, le prix avait chuté de plus de 100 $ par rapport à son sommet.

* Que faut-il en penser ? A-t-il vu son sommet ? A-t-il trouvé son plus bas ? La correction va-t-elle se poursuivre ?

* Si seulement nous le savions ! Nous espérions une correction jusqu'à 850 $ environ. "Achetez les replis", disions-nous sans arrêt. Mais il n'y en a pas eu beaucoup. Le cours actuel est-il la meilleure offre que nous aurons ? Peut-être.

* Rappelez-vous que nous n'achetons pas d'or pour gagner de l'argent. Nous en achetons pour ne pas perdre d'argent. Et nous n'en achetons que lorsque les risques des autres formes de richesse dépassent les espoirs de gains.

* Que pouvez-vous faire d'autre avec votre argent ? Acheter des actions ? En termes réels, les actions US sont dans un marché baissier depuis 2000. Cette tendance durera probablement encore 10 ans environ. Acheter de l'immobilier ? Peut-être... mais il faudra vous montrer très sélectif. Déposer votre argent sur un compte ? Le rendement sera bas... les taux d'inflation grimpent... sans parler du risque devise.

* L'or n'est pas un pari sûr, lui non plus. Son prix a baissé entre 1980 et 1999. Mais il y a des moments où posséder de l'or est plus sûr que toutes les autres choses que vous pourriez acheter. C'est probablement le cas en ce moment.

William Bonner

(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
http://www.publications-agora.fr ou http://www.la-chronique-agora.com


25 mars 2008

La crise financière US résolue à la japonaise ?


Afin d'éviter l'effondrement du système bancaire américain, il est de plus en plus question de résoudre de façon radicale le problème: le gouvernement US et/ou la FED rachèteraient massivement tous les produits financiers douteux. Cette façon de faire est recommandée par le gouvernement japonais qui l'a expérienté dans le passé avec ses banques.

Il faudrait, d'après une première estimation, entre deux ou trois trillions de dollar (trillion = 1.000 milliards).
Si cela devait se faire, ce serait une source d'inflation prodigieuse entrainant une chute verticale du dollar et un hausse, tout aussi verticale de l'or.

24 mars 2008

La faillite des banques américaines


Deux graphiques, vous fournissent une vue sur l'ampleur du désastre bancaire américain.
Le premier graphique montre que les réserves des banques sont négatives (- 20 milliards de $). Le second graphique montre que les banques ont empruntés 60 milliards de $. Ceci semble logique puisque le premier graphique laisse supposer que le taux de couverture légal s'établit vers 40 milliards de $. Il fallait donc emprunter 60Mde$ pour remonter de -20Mde$ à +40Mde$.

Faisons une analogie entre une banque et un ménage:
Un ménage n'a plus de réserves d'argent; il est dès lors incapable de faire face à un coup dur. Pire, la situation du ménage est en négatif et il emprunte une grosse somme. Le ménage n'est plus en négatif en ce qui concerne sa réserve d'argent disponible, par contre son niveau d'endettement s'est accru fortement. A l'avenir, deux choses sont possibles, la situation du ménage se rétablit et il parvient à rembourser ses dettes ou l'inverse, il coule. Pour que la situation du ménage se rétablisse, il faut que le ménage ait plus de revenus. Pour obtenir plus de revenus, il faut ... une meilleure situation économique.
Ceci n'est qu'un raisonnement simpliste qui illustre bien la situation des banques américaines.
Les banques ont augmenter leurs dettes dans une situation économique qui se dégrade. Dans ce cas, il peut y avoir des délais d'exécution, il ne peut pas avoir de sortie honorable. La faillite est au bout du chemin. Beaucoup d'entre-elles tomberons.

Une troisième possibilité est de transformer l'emprunt des banques auprès de la FED en dons. Dans ce cas, la FED remfloue les plus riches pour des erreurs commises; c'est amoral et c'est la négation du capitalisme traditionnel américain prônant le laissez-faire. Nous sommes dans un cas, de style Northern Rock ou Crédit Lyonnais; le contribuable paye les erreurs des banquiers. Dans ce cas, la transformation d'emprunts en pure création de monnaie est de nature inflationniste.

Dans tous les cas de sauvetages, réussis ou non cela ne sera pas sans conséquences aux Etats Unis et dans le reste du monde ... aux abris ... la tempête arrive.

23 mars 2008

Gold: le phénix d'or

Le phénix est un oiseau fabuleux, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur.

Cette caractéristique du phénix est appropriée pour évoquer le cours de l'or. Le cours a connu une trop forte poussée de fièvre ces dernières semaines. Cette hausse du cours, c'est terminée par une chute brutale mercredi et jeudi passé. Cette chute ne signifie EN AUCUNE FACON la fin de la hausse du cours de l'or ou la stagnation du cours pour un certain temps.

Afin , de mieux essayer de faire comprendre ce point de vue, il est nécessaire de faire un parallèle avec la dernière "grosse" correction du cours de l'or en mai 2006.

La semaine passée, le cours de l'or est passé de 1034$ à 920$ en 48 heures, soit -11%.
En mai 2006, le cours de l'or était passé de 730$ à 542$ en un mois, soit - 26%; cette chute était due à un contexte économique général favorable (hausse de la bourse et du dollar).
Certains croient que la chute actuelle de -11%, n'est qu'un hors-oeuvre, avant une chute plus sévère du même ordre qu'en 2006. Suivant cet hypothèse, un retour sous 800$ serait envisagable.

Du point de vue de l'analyse technique, une correction avec un retour à la moyenne mobile à 200 jours est possible (vers 800$). Du point de vue de l'analyse fondamentale ce n'est pas possible; le contexte actuel est très différent du contexte de mai 2006.
Les raisons de la hausse actuelle à MT et LT de l'or n'ont pas disparu avec la chute du cours de la semaine passée:

  • la crise financière continue de croître. La confiance dans le système bancaire diminue.
  • à MT/LT le dollar devrait reprendre sa chute.
  • les actions sont à la baisse.
  • l'immobilier est sinistré.

Les raisons de la baisse actuelle à CT ne devraient pas perdurer:

  • la baisse des matières premières a entrainé l'or dans son sillage, mais c'est aller vite en besogne, car l'or n'est guère une matière première et reprendra rapidement son statut de valeur refuge.
  • la baisse du dollar est interrompue pour cause de rapatriment de fonds indispensables pour faire face à la dépréciation des portefeuilles actions, aux appels de marges et au taux de converture légal. Ceci est temporaire, jusqu'à la prochaine crise.
  • la crise financière nécessite de vendre certains actifs, tels que des contracts sur l'or ou le pétrole car de nouveaux besoins de liquidités se font sentir pour combler certains trous existants dans les réserves légales ou les appels de marges.
  • des rumeurs (fondées ou non, vous en serez aviser plus tard) de hausse du taux de converture des achats à découverts au COMEX ont peut être entrainé la vente de certains contracts par manque de fonds disponibles.

Nous aurions donc des motifs de hausse MT/LT toujours présents et des motifs de baisse CT en voie de diminution/disparition. Dès lors, la semaine prochaine devrait connaitre un point bas. Il nous semble judicieux d'investir, si ce n'est déjà fait, durant cette semaine afin de ne pas rater la remontée du cours de l'or qui devrait arriver assez rapidement.


Bonnes fêtes de Pâques à Tous.

21 mars 2008

SILVER: l'argent est-il le champion du saut à l'élastique?

Il se passe de drôle de choses sur le marché de l'argent.

D'une part, cette semaine vous venez d'assister à "LA" chute du cours de l'argent et d'autre part J. Hommel, spécialiste américain de l'argent affirme qu'il est quasi impossible d'acheter de l'argent chez un revendeur (dealer) aux Etats-Unis.

J. Hommel (cf article) nous met en garde contre la manipulation manifeste du cours de l'argent existant au COMEX à Chicago.
Le COMEX est une bourse traitant des matières premières (dont l'argent) dans le cadre d'un marché des futures. Le COMEX est un marché de l'argent sur le papier où quasi personne ne prend livraison du métal à l'échance et où les stocks disponibles sont très faibles.
Il faut en déduire, que le COMEX déprime le prix de l'argent et est incapable de livrer de l'argent en quantité. C'est un marché financier qui est incapable de répondre à la demande d'argent bien réelle émanent de l'industrie.

Il est à craindre ou à espérer que la demande d'argent (physique et non papier) ne sera plus rencontrée par l'offre. Mais il faut aussi se méfier de l'information fournie par J. Hommel; les revendeurs ont peut être encore de l'argent en stock, mais ne désirent pas le vendre actuellement car le prix est trop bas et remontera selon eux, prochainement.

Il faut en conclure, deux hypothèses:
  • Le cours déprécié de l'argent est peut être en trompe l'oeil et un "Crunch" (une demande non rencontrée par l'offre) pourrait arriver. Ce qui ferait exploser le cours de l'argent.
  • Les revendeurs s'attendent peut être à un retour rapide du cours de l'argent à un niveau plus élévé sans pour autant avoir un "Crunch".
Dans les deux hypothèses, le cours de l'argent remonterait rapidement.
L'avenir, vous dira si ces hypothèses sont fondées.
L'argent sera-t-il le champion du saut à l'élastique où plus on chute fort, plus on remonte haut?

20 mars 2008

GOLD: ou est le support?


L'analyse technique est basée sur l'étude graphique du cours ou prix d'équibre. Actuellement, le marché ne remplit plus parfaitement sa fonction de déterminer le prix d'équilibre entre l'offre et la demande. Pourtant c'est encore, bien qu'imparfaitement la loi du marché qui existe, mais avec un intervenant (la FED et ses amis) en situation dominante pour un temps limité. Ce temps limité est du au fait qu'une intervention à un coût et constitue un risque. Shorter (vendre à découvert, pour racheter plus tard) dans un marché "séculaire haussier" n'est pas à la portée des débutants. A ce sujet, il est très instructif de suivre l'évolution des COT et plus spécialement le niveau net des "commerciaux" qui sont les professionnels du marché. Ceci est possible via les liens se trouvent dans la colonne de gauche du blog - SilverGoldCharts -

Il est bien délicat d'essayer de déterminer le support dans cette baisse orquestrée par la FED qui fausse partiellement le jeu de l'offre et de la demande. Le but de la manoeuvre de la FED est de faire croire que la hausse est terminée. Pour ce faire, il faut si possible "conduire" le cours en dessous de sa droite de trend LT. D'autre part, certains intervenants au courant du caractère limité de l'intervention de la FED & Co, acheterons dès que l'on passera sous ces supports. Il est donc finalement possible d'entrevoir des niveaux où le retourment de la tendance du cours de l'or se fera.


Essayons de voir où se trouve le(s) support(s).

Nous avons une zone de confort entre 942$ et 848$ (lignes brunes) et deux droites de trend LT (lignes rouges). Logiquement le cours devrait essayer d'aller sous la doite de trend LT (2) et tenter de rejoindre le support majeur (3). Le point bas extrême pourrait être à 842$ ou 837$ ( Fibonacci, retracement de 50%).
Mais, la situation économique générale est tellement mauvaise, que ce ne sera peut être pas aussi bas, car des acheteurs vont entrer en action dès le passage sous la droite de trend LT (2). Nous avons autour de 900/910$ un petit support et le retracement de Fibonacci à -32%. Tout ces éléments font que la zone 900/910$ est également un bon support.
En bref, le cours de l'or tiendra à 900$ ou ira à 840$.

PS: Ne vous fiez pas exclusivement aux graphiques de cours de KITCO pour le moment, le suivit des cours en "real time" est fréquemment en panne. Le blog - SilverGoldCharts - fournit une série de sites alternatifs, dont NetDania, afin de suivre l'évolution du cours de l'or et de l'argent.

GOLD: pourquoi cette baisse?

Paul Volcker

La chute du cours de l'or est cours.
Il ne fait pas de doute pour les spécialistes que celle-ci est voulue et est orquestrée par les autorités américaines.

L'idée de base qui sous-tend la volonté de faire chuter l'or est simple: "Nous (FED & Co) contrôlons la situation économique, votre argent est en sécurité dans les banques. Il est inutile de chercher un refuge dans l'or, d'ailleur la hausse de l'or est finie". Notre opinion, ainsi que celle d'une vaste majorité d'analystes indépendants, de financiers, d'économistes et d'anciens présidents de banques centrales, est inverse: la situation économique devient hors contrôle, de nombreuses banques risquent la faillite, l'or reste le meilleur refuge, la hausse de l'or se poursuivra.

Ainsi que l'évoque Paul Volcker (ancien président de la FED et champion de la lutte contre l'inflation) : "Fed’s ‘Extreme’ Intervention ‘Raises Some Real Questions’ (l'interventionisme extrême de la FED, pause questions) (cf article du WSJ)

Cet "interventionisme extrême" à un coup ... extrême. Le dollar Us est en quelque sorte une action représentant "USA Inc". La chute du cours de l'action d" USA Inc" est dramatique quand l'on sait que le "puissance dollar" vaut maintenant moins que le "petit franc suisse".

Le chemin suivit par cet "interventionisme extrême" mène à la ruine financière. Le marché financier américain ne nécessite pas d'interventionisme; il a besoin en urgence d'assainissement. Tôt ou tard, ce sera fait et l'or retrouvera sa valeur.

19 mars 2008

Bush: "S'il faut faire plus, nous le ferons"


Est-il bien utile de rappeller la longue liste des interventions du gouvernement américain et de la FED afin de tenter de juguler la crise financière américaine.

Hier et aujourd'hui la FED, vous a montré le grand jeu: baisse record du taux directeur, sauvetage de Bearns Stear par JP Morgan avec l'aide de la FED, assouplissement du taux de converture chez Fannie Mae et Freddie Mac, mise sous contrôle du cours de l'or, stabilisation du dollar, ...

"Tout ça" pour "ça" ou pas grand chose. L'effet de hausse suite au dopage d'hier et déjà fini; ce soir, Wall Street est en forte baisse (-2,36% pour le Dow Jones).

Le président Bush a déclaré mardi (18 mars 2008) "S'il faut faire plus, nous le ferons".
Nous n'en doutons pas ... mais les résultats attendus seront-ils au rendez-vous?
Plus le temps passe, plus le doute sur la reprise augmente; la récession est là pour durer.

Ce déterminisme, cette volonté d'agir est une cause de nouveaux dérèglements car par "en faire plus" il faut comprendre créer plus de monnaie. La politique monétaire US est la source de l'inflation et de la chute du dollar; cette tendance ira en s'accélérent. Ce n'est pas l'essai de mise sous contrôle de l'or qui arrangera les choses. La hausse de l'or est la conséquence de l'inflation et inversement la baisse artificielle de l'or n'est pas la supression de l'inflation. Il est impossible de tromper à ce sujet les intervenants du marché.

L'inflation sera chaque jour plus criante; l'heure de la vengance de l'or arrivera.

18 mars 2008

L'intervention de la FED donne la mesure du peril



La nouvelle baisse importante du taux directeur de la FED donne la mesure de la crise financière. En effet, le taux directeur est maintenant à 2,25% ce qui a pour conséquence, compte tenu d'une inflation officielle de 4,03% d'avoir un taux réel négatif.
La nécessité de ce taux artificiellement bas ne fait que montrer la profondeur de la crise financière.

Oui, les actions à Wall Street et surtout les financières ont fait aujourd'hui un bond spectaculaire; ce regain de vigueur est celui du drogué qui vient de recevoir sa dose.
OUI, le cours de l'or vient de subir une correction. Là aussi, il faut y voir la main de la FED qui désire à tout prix faire croire que la température du malade diminue et que la FED maitrise cette crise financière.
Tout ceci n'est que trompe l'oeil; la crise financière est bien là. Les interventions de la FED sauve la mise à CT. Il en ira vraisemblablemnt tout autrement à MT/LT.

Aujourd'hui l'or est perdant; il ne le sera pas dans le futur, quand l'on sait que la crise financière est loin d'être terminée. Correction de l'or ne signifie pas fin de la hausse de l'or.
Ne jettez pas la proie pour l'ombre: l'or et uniquement l'or (physique) tirera son épingle du jeu.

15 mars 2008

Bear Stearns à la sauce anglaise ?

Bear Stearns Building - N.Y.


Le 14 mars la Banque Bear Stearns spécialisée en placements divers a fait face à une chute brutale de son cours de bourse (-53%, puis stabilisation à -46%) et a fait appel à la FED pour un prêt d'urgence.

Cette situation exceptionnelle rappelle le cas de Northern Rock en Angleterre, a une différence près: "In America, it's Bigger" (En Amérique, c'est plus grand).
Northern Rock avait un chiffre d'affaire de 5 Milliards de £ ou 10 M. de $, Bear Stearns 16,15 M.de $. Northern Rock avait reçu un premier prêt de 25 M. de £ et a finalement été nationalisée. On estime les besoins de capitaux de Northern Rock à 50M. de £.

Faisons, un rapide calcul en tenant compte des proportions: Bear Stearns aurait besoin de 160 Milliards de $ ( 50 x 2 x 1,61), de sang neuf (des capitaux). La FED met à disposition des banques et autres institutions américaines en difficultés, sous forme de prêt, 200 Milliards de $.

Vous l'avez compris 200 M. de $ à prêter à l'ensemble des banques ne correspondent en rien à 160 M.de $ à donner à une banque.Le sauvetage de Bear Stearns se fera peut être à la sauce anglaise par la nationalisation? Nationaliser aux States? Ce serait cocasse. Ou le sauvetage ne se fera pas!?

Les semaines boursières à venir seront comme un voyage en avion un jour de tempête.
"Mesdames et Messieurs les passagers sont priés de rester assis et d'attacher leur ceinture de sécurité; nous entrons dans une zone de forte turbulance".

En matière de sécurité, les ceintures dorées sont les meilleures!

14 mars 2008

GOLD: la dimension stratégique de l'or (1)




Tirs d'entrainement des chars Abrams M1A1 - Fort Knox (Kentucky, USA)


La plupart d'entre vous savent que les réserves d'or américaines se trouvent dans un immense bâtiment-coffre fort à Fort Knox. Ce célèbre batiment se trouve implanté au milieu du camps militaire de Fort Knox (441 km2). Ce camps est le centre d'entrainement et le quartier général de l' " US cavalerie". Les chevaux ont depuis bien longtemps laissé la place aux véhicules blindés. Les réserves d'or de Fort Knox sont garder par la plus forte concentration de tanks des USA.

Quels est le montant des réserves d'or à Fort Knox (FK)?

Impossible de répondre à cette question avec précision:

  • Le site de l' USMint évoque un stock de 147.3 millions d'onces ou 4.581 tonnes (chiffres non vérifiable)
  • Les réserves d'or du Trésor Américain se trouvent à FK et aussi à West Point et Denver, mais celle-ci n'ont plus fait l'objet d'un inventaire physique depuis des décennies. Les comptes de l' US Tresor font état 245,3 millons d'onces dont 147.3 millions se trouverait à FK
  • Cela ne signifie pas qu'il y a 4.581 tonnes à FK. Il y en a vraisemblablement beaucoup plus car diverses nations et organismes internationaux ont aussi de l'or en dépôt à FK.

FK a contenu jusqu'a 20.230 tonnes d'or durant la seconde guerre mondiale (1941). Cet or n'était pas exclusivement américain, la Grande Bretagne, la France, la Belgique ... ont eu à un moment de leur histoire de l'or en dépôt à FK. Ces pays ont-ils rapatrié leur or? On peut dire de façon certaine que seul l'or français fut, suite à l'ordre de général de Gaulle, rapatrié en France. Les autres dépôts ont peut être changer de propriétaire, mais n'ont pas forcement quitté FK.

Paraphrasons William Bonner - "La Règle d'Or : qui GARDE l'or fait les règles" (cf article du 11 mars 2008). Le gardien de l'or est l'armée américaine et c'est en cela que réside la dimension stratégique de l'or à FK.

Vous verrez dans un article ultérieur quel est l'usage stratégique (militaire) de l' or.

13 mars 2008

YEN: à l'attaque, Banzaï


Ce soir, le titre de l'article aurait pu être l'or à 1.000$, puisque l'or est parvenu pour la première fois de son histoire à un cours au dessus de 1.000$.
Pourtant, il est plus important de regarder la cause que l'effet. Le cours de l'or a finalement franchit la barrière hautement psychologique des 1.000$/oz au Comex (marché des futures). La cause se trouvait dans la grande faiblesse du dollar où un seuil psychologique encore plus important aux yeux des professionnels à été franchit: le cours de Yen en dollar est passé sous les 102 yens pour un dollar. Le dépassement de ce niveau signifie la fin de la politique monétaire du Japon mis en place depuis 1995 (cf article du 5 mars 2008).

En une phrase: la BoJ (Bank of Japan) en a assez d'être le valet de la FED. Une nouvelle ère commence aujourd'hui. Elle sera clairement établie au yeux du monde à 100 yens pour un dollar; le choc psychologique sera immense.

Quand on connait la taille relative du marché des devises par rapport aux autres marchés (actions, obligations, or), vous aurez compris que la nouvelle du jour est: le yen passe à l'attaque - BANZAÏ -.

Le marché du Forex (marché des changes) est de 3 trillions de $/jour, l'ensemble des actions du monde représente 45 T$, des obligations 51T$ et des dérivés 480T$

12 mars 2008

FED: toujours plus pour sauver les banques


La Banque Fédérale Américaine (FED) a été containte d'intervenir massivement hier afin de venir en aide au secteur bancaire. Pour la quatrième fois depuis la mi-2007 (cf MCAD) le secteur bancaire est en grand danger de krach.

Heureusement la FED est là pour aider les "copains". Logique, la FED n'est qu'une institution privée qui n'a de fédéral que le nom et dont les propriétaires sont les grandes banques américaines. ... Charité bien ordonnée commence par soi-même!

Fort bien, après tout la FED tient là en partie le rôle qu'il lui est assigné: maintenir l'économie américaine en état de bon fonctionnement. Il est justifié de dire "la FED tient là en partie le rôle" car la politique du sauvetage des banques (institutions nécessaires dans une économie moderne) se fait au détriment des autres acteurs économiques.

La politique de la FED est la source de toujours plus d'inflation; cette inflation crée est en train de ruiner de nombreux acteurs économiques américains et étrangers. Le marché des actions américaine est en trompe l'oeil; sa chute compte tenu de l'inflation est sévère. Le marché des obligations américaines est comateux (hors obligations AAA). L'aide de la FED aux banques ne soulage pas les propriétaires de biens immobiliers. Le dollar est sacrifié sans parvenir à redresser la balances commerciale. Les prêteurs étrangers sont/seront égorgés par la chute du dollar et le krach en cours/annoncé des obligations (privées et d'état).

La politique de la FED conduit les Etats Unis vers le gouffre de l'hyperinflation. Objectivement, la FED est en train de devenir le meilleur ami de l'or car l'or surperforme tout en période de forte inflation.

11 mars 2008

Bill Bonner: N'oubliez pas la règle d'or



Rappelez-vous la Règle d'Or : qui a l'or fait les règles.

A mesure que les nations s'enrichissent, en général, elles achètent de l'or -- ou le volent. Que peuvent-elles faire d'autre ? Comment peuvent-elles protéger leur richesse ?

Lorsque la Grande-Bretagne était l'empire dominant de la planète, elle avait tant d'or dans les coffres de la Banque d'Angleterre que le parquet céda. Puis le pouvoir passa aux Etats-Unis. Ils récupérèrent l'argent des dettes de guerre, et l'or revint aux USA. Quelques années plus tard, les Etats-Unis avaient les plus grandes réserves, stockées à Fort Knox, dans le Kentucky.

En 1971, Nixon annonça que les Etats-Unis n'honoreraient plus leurs obligations étrangères sur leur or -- suite à l'insistance de Charles de Gaulle pour échanger ses dollars contre le métal jaune dans les années 60. Depuis, le monde fonctionne avec l'étalon-dollar. Les gouvernements étrangers ont empilé des dollars, plutôt que de l'or, en faisant confiance au Trésor US pour s'assurer que leurs dollars ne perdraient pas trop de valeur.

Hélas, c'est exactement ce que le dollar a fait. Il est passé de 1 $ environ à cinq cents au cours du 20ème siècle. Mais la chute a été relativement graduelle... et d'autres devises ont chuté avec lui -- plus ou moins. Et l'économie américaine était si vigoureuse et si en avance sur le reste du monde que les gens se sentaient en sécurité avec des billets verts, même s'ils perdaient constamment de la valeur.

A présent, deux choses ont changé.

Pour commencer, la richesse quitte peu à peu les Etats-Unis. L'Amérique n'est plus une puissance croissante -- mais une puissance en déclin. Les vraies fortunes se font ailleurs. Les exportateurs d'énergie, par exemple, accumulent l'argent -- en particulier les dollars -- à une vitesse vertigineuse. Et les exportateurs gagnent eux aussi des milliers de milliards.

Ensuite, le monde perd confiance dans le dollar comme jamais auparavant. Tout le monde sait que la Fed de Bernanke ne peut pas défendre le dollar. Il y en a trop. Au lieu de cela, Bernanke doit tenter de lutter contre le ralentissement économique -- avec plus de cash et de crédit... gonflant plus encore la masse de dollars présents dans le monde.

Voilà pourquoi l'indice dollar est à son plus bas niveau en 35 ans.
"Le dollar : ça ne fera qu'empirer", déclarait CNNMoney la semaine dernière.

Cela met les étrangers dans une position inconfortable. Ils ont des milliers de milliards de dollars... et le billet vert chute. Que vont-ils faire ?

La réponse : ils vont faire ce que font toujours les puissances montantes -- acheter de l'or. Le prix du métal jaune connaît un marché haussier depuis près de 10 ans ; un marché haussier qui a commencé quasi-précisément le jour où, en 1999, Gordon Brown a vendu l'or britannique alors que le cours du métal jaune était à un plancher de 20 ans. Depuis 2001, l'or a grimpé de 240%. Comme les individus, les pays veulent préserver leur richesse ; depuis une décennie, l'or est le meilleur moyen d'y parvenir -- même les banquiers centraux commencent à le réaliser !

La Russie et le Qatar en achètent en grande quantité. Le Qatar utilise ses revenus pétroliers pour acheter une tonne d'or par mois. La Russie en achète deux à trois fois autant -- et possède désormais plus d'or dans ses réserves que la Banque d'Angleterre.

La Chine serait elle aussi en train d'en acheter -- mais avec beaucoup de prudence. L'Empire du Milieu a une telle quantité de dollars que, s'il le souhaitait, il pourrait acheter près de la moitié de tout l'or jamais extrait.

Il est difficile de voir ce qui pourrait arrêter l'or maintenant -- à part une gigantesque crise financière mondiale. Certains commentateurs sont convaincus que les gouvernements occidentaux vendront leur or pour profiter de la hausse des prix. Le FMI a déjà eu l'autorisation d'en vendre pour l'équivalent de 100 millions de dollars -- afin de couvrir ses déficits budgétaires. Mais avec la hausse du cours... et les pompes à inflation en route 24 heures sur 24... quel banquier central ou secrétaire au Trésor voudra être celui qui a vendu l'argenterie familiale ?

William Bonner

(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres.Pour plus d'informations :
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10 mars 2008

GOLD, SILVER: quand aura lieu le sommet MT ?


Ce graphique représente le cours d'une once d'or divisé par le cours d'une once d'argent. Ce rapport (ratio en anglais) est très intéressant à suivre. Vous savez que le prix de l'argent augmente plus vite que le prix de l'or. Si ce rapport descent,cela signifie que les deux métaux précieux sont en hausse.

Le graphique permet avec une assez grande certitude de connaitre le moment où l'on atteindra un sommet MT. Pour ce faire, il faudra dans 90% des cas que le nouveau point bas soit inférieur à l'ancien point correspondant au sommet historique MT antérieur. En clair, les sommets MT des cours de l'or et de l'argent actuel ne seront possibles que si le ratio actuel passe sous 43.64 (ancien point bas historique MT).

C'est une information capitale, car elle permet de voir avec beaucoup de certitude, malheureusement pas avec une certitude totale, qu'il reste encore du chemin à parcourir. Ce chemin restant à parcourir peut être fait rapidement ou non; le marché décidera.

Au moment où le ratio sera sous 43.64, il faudra prendre éventuellement ses bénéfices. Vous pouvez
envisager que cela se fera vers la fin du mois, debut du mois d'avril.
Par après le ratio dépassera son ancien point bas et finalement fera un retournement majeur de tendance; c'est à ce moment qu'il faut vendre.

Répétons, une fois encore que cette méthode est fiable dans la majorité des cas, mais n'est pas parfaite. Afin de se protéger d'une erreur d'appréciation dans ce marché "Bull"; 1/3 des positions au maximum seront vendues ( cf au précepte de Jim Sinclair).

08 mars 2008

GOLD: le travail d'approche vers 1000$ continue


Malgré les grands sursauts du cours de l'or la semaine passée, le cours reste au sein de son trend CT ascendant. La semaine passée aura été riche en volatilité et aura mis les nerfs à l'epreuve.

Ainsi que vous pouvez le constater sur le graphique, pas un seul instant, l'or est passé sous sa droite de support. Techniquement on ne peut pas parler de "bull trap", bien que certainement des "mains faibles, jouant la hausse" se soient fait piéger.

Le travail d'approche vers les 1.000$ continuera la semaine prochaine ... cela risque d'être passionnant et chaud en rebondissement car tout les intervenants du marché de l'or, les bulls et les bears, sont conscients que le passage du cap des 1.000$ por l'once d'or fera les gros titres de la presse.
L'impact sur le "grand publique" sera certainement très important et déclenchera une prise de conscience de l'importance de l'or dans un portefeuille financier.

07 mars 2008

USDindex: Ho la la ... mauvais! (BIS)


Ceci est presque le "bis" de l'article de la semaine passée (cf article du 28 février 2008) à une différence majeure près.
La semaine passée l'USDindex avait franchi à la baisse divers supports CT et se dirigeait vers son support LT.
En cette fin de semaine, l'USDindex est sur son support LT; il est à nouveau au bord du gouffre.
L'indice contemple maintenant un gouffre du genre "grandiose", du style gouffre de Padirac.

La semaine prochaine sera capitale pour l'USDindex. En l'absence d'aide de la part des BCs, la chute sera rapide et sévère.
L'USDindex est au bord du gouffre, il fera peut être un grand pas en avant. "Be prepare" (Soyez près).

USA: pas besoin d'être "chief economist" pour comprendre

Quelle sera la situation économique des USA à MT/LT?
La situation US en 2008 sera mauvaise. Pas besoin d' être "chief economist" dans une grande banque pour comprendre.

Un bon graphique signifie plus que mille mots. Le graphique du S&P 500, indice principal de Wall Street (indice plus significatif que le Dow Jones car plus vaste) indique que depuis le début de cette année l'économie américaine est en mauvaise posture. Les deux oscillateurs (MCAD et RSI) montrent que le cours a renoué avec la baisse, comme en 2001-2003.

Certe, la FED intervient ... baisse et baissera encore les taux directeurs, injecte et injectera des liquidités ... et obtiendra peu de résultats. Si c'était le cas, avec toutes les interventions de la FED depuis cet été, l'économie US devrait être actuellement resplendissante.

Il est plus que temps de sortir du marché américain des actions; il est grand temps de sortir du marché européen des actions car en matière boursière la tendance générale vient des Etats-Unis.

06 mars 2008

GOLD: patience et calme, les 1000$ seront vaincus



Le dollar pique du nez, la bourse chute, le pétrole grimpe et ... l'or redescend ! Oui, bizarre, mais c'est comme ça. C'est comme ça ... du moins à CT car les tendances MT/LT sont biens établies: la baisse du dollar ne date pas d'hier, la chute de la bourse non plus, ni la hausse du pétrole ... sans oublier les montagnes d'autres problèmes géo-politiques (on ne parle plus trop de l'Iran ou du Pakistan pour l'instant). Rien de bien neuf, sauf la grande nervosité du cours de l'or qui est peut être attisée par la proximité du chiffre de 1.000$ l'once.

La présence nouvelle des hedges funds, ayant quitté les marchés actions, pour se placer sur le marché des matières premières fait maintenant la part belle au tarding avec l'aide des "blacks boxes" (ordinateurs) aux mouvements rapides et violents. La volatilité est de retour. Ceci n'est qu'un côté du marché; les interventions des tarders forment les vagues du cours de l'or.

De l'autre côté se trouve des investisseurs LT qui achetent de l'or pour se prémunir de la mauvaise conjoncture économique et de l'inflation. Les investisseurs sont chaque jours plus nombreux; en Asie, Amérique, dans le Golf Persique, ... partout. Ces investisseurs achètent et thésorisent; ils ne se laissent pas bluffer par les sautes d'humeur CT de l'or. Ces achats d'or avec une perspective LT forment la marée du cours de l'or.

Aussi longtemps que les grandes tendances économiques actuelles subsistent la marée de l'or est montante. Rien n'arrête la marée ... et moins encore le raz de marée qui pourrait venir car la situation économique générale se dégrade.

P.S.: Si ces mouvements vous rendent nerveux, ne restez pas les yeux vissés sur votre ordinateur à suivre de minute en minute les cours .... Allez vous promener ou vous distraire ... car tout ira, pour l'or, très bien sans vous! Relax!

Demain (vendredi 7 mars 2008) sera un autre jour; les regards se porteront sur les chiffres de l'emploi américain. Le baromètre de l'économie réelle, dira si oui ou non la récession est là.

05 mars 2008

Le yen donnera-t-il le coup de grâce au dollar?

Demain, la Banque Centrale Européenne se réunie afin de déterminer le niveau du taux directeur. Ceci aura une implication sur la force relative de l'euro par rapport au dollar et indirectement influencera le cours de l'or. Les analystes regarderons du côté de Frankfurt, mais il y a peu de chances d'assister à un changement de la politique monétaire européenne; le taux directeur européen restera probablement identique.

En fait, le gros changement pour le dollar risque plutôt de se passer vis-à-vis du yen. Ce changement pourrait survenir très prochainement et serait une nouvelle catastrophe pour la solidé du dollar.

Afin de comprendre, le danger nippon qui guette le dollar, nous vous prions de considérer la politique monétaire japonaise sur le LT.

Jusqu'en 1995, le yen se renforcait de plus en plus vis-à-vis du dollar. La situation était devenu à cette époque particulièrement difficile pour l'économie japonaise qui ne parvenait plus à exporter. Après 1995, une nouvelle politique monétaire est entrée en action au Japon: le yen connu une évolution contrôlée par rapport au dollar. Le cours Yen/dollar évolua de 1995 à maintenant dans une sorte de "serpent monétaire"; cette stabilité fut obtenu au prix du sacrifice de la devise japonaise et des taux nippons.

Il semblerait que la politique monétaire japonaise à LT de 1995 à 2008 est sur le point de faire faillite: le yen reprendrait inexorablement le chemin de la hausse. Dans la réalité, c'est déjà le cas depuis la mi-2007, bien que le yen reste encore au sein du "serpent monétaire".

La fin de cette "stabilité relative" du cours yen/dollar arrive à grands pas. Cette fin est dans un premier temps la conséquence de la disparition du fameux carry-trade yen/dollar. Le retour au bercail du yen s'achèvera un jour, mais la hausse du yen se semble pas devoir s'achever. Pourquoi ?

Vraisemblablement parce que les autorités monétaires japonaises ont enfin comprises que la descente aux enfers du dollar ne peut plus être indéfiniment suivie. Le Japon ne veut pas entrer dans un cycle de dévaluation compétitive. Ceci signifie que la Bank of Japan ne désire plus être le vassale de la FED ou dans une optique plus globale le Japon s'affranchi progressivement de la tutelle américaine. Pour faire cours, la BoJ n'aidera plus la FED et le dollar coulera sans intervention notoire du Japon. Les temps changent, des nouveaux rapports de force se mettent en place en Extrème Orient; vous le saviez déjà!

Vous verrez le dollar descendre face à l'euro ET au yen; l'USDindex n'en descendra que plus vite et l'or sera d'autant plus apprécié en temps que valeur refuge.

04 mars 2008

GLD: secouer le cocotier !


Aujourd'hui (4 mars 2008), en début de scéance à Wall Street, le cours des actions étaient fort mal orientés. Ambiance morose de la bourse, sur fond de dollar faible, de flambée du pétrole et de force des matières premières. Subitement à 10h locale (16h de Paris), changement radical des tendances. L'or à fait un beau décrochage et l'ETF Gold de StreetTracks (voir graphique ci-dessus) a perdu 3% en quelques heures.

La raison de tout cela?
Il n'y en a pas! Simplement, les traders doivent prendre à contre pied de temps en temps le reste du marché afin de générer des gains en forcant les "mains faibles" à vendre.

Belle chute pour l'or et belles pertes pour ceux qui ont vendu ou ceux qui ont du vendre suite à des appels de marges. Les professionnels ont secouer le cocotier pour avoir des noix. Pour ceux qui n'ont pas vendu, il n'y avait rien à faire ou à dire. " Laisse béton". Le retour à la hausse sera rapide car TOUT concoure à cela.

Un conclusion s'impose, la volatilité du marché de l'or augmente. Ne vous laissez pas impressionner par des actions comme celle d'aujourd'hui; c'est du bluff. Ne jouez pas la hausse de l'or à crédit car vous serez victime à un moment ou à un autre des appels de marges. En deux mots, ne soyez pas une "main faible".

03 mars 2008

USA en récession, Chine et Inde

La Chine et l'Inde sont des géants au niveau de la population; ils sont des nains par rapport aux USA en temps que puissance économique. La puissance économique d'un pays peut être exprimé par le Produit Intérieur Brut (PIB ou GDP en anglais). Les PIBs réunis de la Chine et de l'Inde sont 3,7 fois plus petit que celui des USA.

Si l'on regarde au niveau de la consommation la diffiérence est encore plus grande. La consommation de la Chine (un trillion de $/an) et de l'Inde (0,65 trillion de $) est 5,76 fois plus petit que la consommation américaine (9,5 trillions de $).

Les Etats-Unis sont ou seront bientôt en récession. Supposons que la consommation américaine diminue de 10% (0,95 trillions de $). Pour que les usines en Chine et les sociétés de services en Inde ne souffrent pas de la récession américaine, il faut (toutes choses restant égales par ailleurs) que la consommation de ces deux pays augmentent de 0,95 Trillion de $.

La consommation interne de la Chine et de l'Inde devrait augmenter de 58% ( 0,95/(1+0,65)). Or ces pays sont les champions de la croissance mondiale au rythme annuel de 10 à 15%. Il faudra théoriquement augmenter en un coup la consommation de la Chine et de l'Inde d'un niveau équivalent à une croissance de 5 ans. Ceci est impossible.

Vous pouvez en déduire a contrario que la récession américaine entraine un ralentissement de la production Chinoise et Indienne qui ne sera pas compensé par la hausse de la consommation interne. La récession américaine entraine mécaniquement la récession de la Chine et de l'Inde.



Euro / Dollar: l'événement de la semaine



L'événement de la semaine passée -- à défaut d'être une surprise -- a été la chute du dollar, qui a passé le seuil historique des 1,50 pour un euro (1,5225 la dernière fois que j'ai vérifié les chiffres).

Et si cela fait notre affaire, à la Chronique Agora (depuis le temps que nous l'attendions...), autant chez les autorités monétaires, ce nouveau seuil est nettement moins bien perçu :

"Pour nombre d'observateurs de la Communauté européenne, le seuil de douleur est atteint", déclarait Philippe Béchade jeudi. "[...] Jean-Claude Trichet a regardé durant deux ans l'euro grimper inexorablement de 1,17 dollar/euro vers 1,51 dollar/euro sans jamais s'alarmer des conséquences pour nos économies. Il s'est parfois exprimé pour fustiger la trop grande volatilité du marché des changes, et il s'est contenté de faire les gros yeux aux spéculateurs lorsque ceux-ci se montraient trop turbulents sans jamais réclamer l'arrêt du processus de désagrégation du billet vert".

"Ceci nous conforte dans l'idée que J.C. Trichet se satisfait de voir l'euro renforcer au fil des mois son statut de monnaie de réserve tandis que les gros détenteurs de pétrodollars ou de Wal-Martdollars -- les pays exportateurs de biens de consommation vers les supermarchés américains -- cherchent à se défaire de leurs stocks de billets verts en excédent", continue Philippe. "Si le but poursuivi par la BCE est d'orchestrer l'avènement de la suprématie mondiale de l'euro sur le dollar, cela peut bien se payer d'un peu de chômage en plus et d'une croissance molle sur le Vieux Continent pendant quelques mois ou quelques trimestres".

M. Trichet réussira-t-il à faire de l'euro la nouvelle "devise de réserve mondiale" ? Je n'en sais rien -- et je ne sais pas non plus si c'est véritablement son objectif... mais en tout cas, il a un concurrent sérieux en la personne de l'or, bien entendu -- pour la simple et bonne raison que ce dernier n'est manipulé par personne, sinon par le marché lui-même.

Simone Wapler, de L'Investisseur Or & Matières, voit les choses en ces termes pour l'or dans les temps qui viennent : "Le métal jaune a atteint un nouveau record dépassant allègrement 960 $ l'once, à 965 $. Mais le pétrole à 100 $ le baril et la parité eurodollar de 1,50, occupent les commentateurs financiers plus que ce nouveau record. J'aime assez l'idée que l'or reste dans l'ombre du battage médiatique et ne teste que sournoisement la parité des 1 000 $ l'once. Comme déjà dit, plus la hausse de l'or sera lente, plus loin elle ira".

Ne reste donc plus qu'à attendre -- et à s'intéresser à d'autres secteurs littéralement dopés par la baisse du dollar, comme nous le confirmait Isabelle Mouilleseaux dans L'Edito Matières Premières jeudi : "Le dollar a aussi plongé contre le yen, le dollar australien et de Nouvelle-Zélande -- ainsi que contre les dix monnaies asiatiques les plus importantes. Le baht thaïlandais est même au plus haut depuis 11 ans !"

"Baisse du dollar = inflation. La corrélation est presque parfaite ! Ce que le dollar a perdu, le brut l'a gagné. Il ne fait aucun doute à mes yeux que le pétrole, au même titre que l'or, est devenu un instrument financier utilisé par les investisseurs pour se prémunir de la chute du dollar".

"Pas seulement l'or et le pétrole. Les céréales et les métaux précieux aussi. Jamais le blé, l'avoine, le riz, le soja, l'or, le platine, l'argent, le palladium... n'ont connu pareille explosion des cours. Toutes les matières sont à la fête !"

Meilleures salutations,
Françoise Garteiser pour la Chronique Agora



(c) Les Publications Agora France, 2002-2008
Nota bene : reproduction partielle ou totale de la présente Chronique STRICTEMENT INTERDITE sans accord écrit de la société éditrice. La Chronique Agora est une lettre électronique quotidienne gratuite distribuée par les services financiers des Publications Agora. Si vous désirez appliquer les conseils et évoqués dans ce texte, n'hésitez pas à vous abonner à l'une de nos lettres. Pour plus d'informations :
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01 mars 2008

KOSPI: vers une récession mondiale ?

L'indice de la bourse de Séoul, le Kospi est traditionnellement considéré comme l'indice phare de l'état de santé de l'économie mondiale. C'est pour cette raison que périodiquement il est fait état du Kospi dans ce blog. Le dernier article en date du 17 juin 2007 faisait état d'une surchauffe et d'un possible retour vers 1.450.

Depuis juin, le Kospi est bien refroidi. Après un passage à 1571, il lutte maintenant pour se maintenir au sein de son canal haussier LT. Depuis novembre, le cours se trouve également dans un canal baissier CT..

Actuellement, il est fort difficile de voir quel sera l'avenir du Kospi. Le cours de l'indice de Séoul est à la croissée des chemins. Ira-t-il a nouveau au sein du canal haussier LT, quittera-t-il le canal baissier CT, formera-t-il un ETE de mauvaise augure? Le marché en décidera durant ce mois de mars.

Surveillez le Kopsi attentivement dans les semaines qui viennent; il vous dira si oui ou non l'économie mondiale se dirige vers un ralentisement. Sous 1.450, une tendance à la récession mondiale se dessinerait.

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