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05 juillet 2009

Banques = Dominos !


Ces dominos sont une illustration parfaite des relations interbancaires au niveau planétaire ... Parviendra-t-on à arrêter les chutes en chaines? Peut-être ou peut être pas! La réponse n'est pas certaine. Par contre, être préparé au pire est la sagesse même.

Non, la crise financière n'est pas finie.

57 banques américaines en faillite depuis le premier janvier 2009:

Nom de la banque - Etat - N° cert. - Date de fermeture

Founders Bank Worth IL 18390 July 2, 2009
Millennium State Bank of Texas Dallas TX 57667 July 2, 2009
First National Bank of Danville Danville IL 3644 July 2, 2009
Elizabeth State Bank Elizabeth IL 9262 July 2, 2009
Rock River Bank Oregon IL 15302 July 2, 2009
First State Bank of Winchester Winchester IL 11710 July 2, 2009
John Warner Bank Clinton IL 12093 July 2, 2009
Mirae Bank Los Angeles CA 57332 June 26, 2009
MetroPacific Bank Irvine CA 57893 June 26, 2009
Horizon Bank Pine City MN 9744 June 26, 2009
Neighborhood Community Bank Newnan GA 35285 June 26, 2009
Community Bank of West Georgia Villa Rica GA 57436 June 26, 2009
First National Bank of Anthony Anthony KS 4614 June 19, 2009
Cooperative Bank Wilmington NC 27837 June 19, 2009
Southern Community Bank Fayetteville GA 35251 June 19, 2009
Bank of Lincolnwood Lincolnwood IL 17309 June 5, 2009
Citizens National Bank Macomb IL 5757 May 22, 2009
Strategic Capital Bank Champaign IL 35175 May 22, 2009
BankUnited, FSB Coral Gables FL 32247 May 21, 2009
Westsound Bank Bremerton WA 34843 May 8, 2009
America West Bank Layton UT 35461 May 1, 2009
Citizens Community Bank Ridgewood NJ 57563 May 1, 2009
Silverton Bank, NA Atlanta GA 26535 May 1, 2009
First Bank of Idaho Ketchum ID 34396 April 24, 2009
First Bank of Beverly Hills Calabasas CA 32069 April 24, 2009
Michigan Heritage Bank Farmington Hills MI 34369 April 24, 2009
American Southern Bank Kennesaw GA 57943 April 24, 2009
Great Basin Bank of Nevada Elko NV 33824 April 17, 2009
American Sterling Bank Sugar Creek MO 8266 April 17, 2009
New Frontier Bank Greeley CO 34881 April 10, 2009
Cape Fear Bank Wilmington NC 34639 April 10, 2009
Omni National Bank Atlanta GA 22238 March 27, 2009
TeamBank, NA Paola KS 4754 March 20, 2009
Colorado National Bank Colorado Springs CO 18896 March 20, 2009
FirstCity Bank Stockbridge GA 18243 March 20, 2009
Freedom Bank of Georgia Commerce GA 57558 March 6, 2009
Security Savings Bank Henderson NV 34820 February 27, 2009
Heritage Community Bank Glenwood IL 20078 February 27, 2009
Silver Falls Bank Silverton OR 35399 February 20, 2009
Pinnacle Bank of Oregon Beaverton OR 57342 February 13, 2009
Corn Belt Bank & Trust Co. Pittsfield IL 16500 February 13, 2009
Riverside Bank of the Gulf Coast Cape Coral FL 34563 February 13, 2009
Sherman County Bank Loup City NE 5431 February 13, 2009
County Bank Merced CA 22574 February 6, 2009
Alliance Bank Culver City CA 23124 February 6, 2009
FirstBank Financial Services McDonough GA 57017 February 6, 2009
Ocala National Bank Ocala FL 26538 January 30, 2009
Suburban FSB Crofton MD 30763 January 30, 2009
MagnetBank Salt Lake City UT 58001 January 30, 2009
1st Centennial Bank Redlands CA 33025 January 23, 2009
Bank of Clark County Vancouver WA 34959 January 16, 2009
National Bank of Commerce Berkeley IL 19733 January 16, 2009

Source: FDIC.gov


03 juillet 2009

Paul Jorion: L’après crise, ben… euh…



Pauvres « jeunes pousses » (green shoots), la dérision leur pendait au nez, et ça n’a pas manqué : Mr. Roubini (cf video) les évoque aujourd’hui comme « mauvaises herbes jaunissantes susceptibles de se transformer en fumier brun ». Pourtant, je les avais encore entendues prises au sérieux pas plus tard que la semaine dernière à Paris.

Bon, elles appartenaient depuis leur apparition au vocabulaire de la méthode Coué mais nombreux avaient été ceux qui en parlaient avec solennité, en Grande-Bretagne comme aux États–Unis, Mr. Bernanke en premier.

Elles n’étaient pas seules bien entendu, il y avait aussi « l’après crise ». Je suis intervenu la semaine dernière à un colloque intitulé « Après la crise… » et j’ai été interviewé ce matin-même par un quotidien sur le thème du « monde de l’après crise ». Vous faire parler des jeunes pousses où de l’après crise, ça rappelle un peu la question vicieuse que se posent les enfants : « Tu n’as pas oublié de mentir ? ». C’est un piège : à moins de répondre, comme je n’ai pas hésiter à le faire dans les deux cas, que la question est absolument prématurée - au risque de passer pour un empêcheur de danser en rond - on est bien obligé de dire quelque chose du genre : « L’après crise, ben… euh… tout ira beaucoup mieux ». Ouf de soulagement : oui, c’est exactement cela qu’on voulait vous entendre dire !

Il faut dire que les éléments se conjuguent à faire jaunir les pousses : pour le chômage américain, on tournait une fois de plus en juin autour du demi-million d’emplois perdus, et l’immobilier résidentiel – toujours au cœur de la crise, je vous le rappelle, ça ne va vraiment pas non plus. Allez, dans le désordre : les ventes d’appartements à New York ont baissé de plus de 50 % en un an ; les demandes de crédits immobiliers résidentiels ont plongé de 19 % en une semaine en raison de la remontée des taux ; les saisies de logements d’emprunteurs « prime » sont en hausse de 22 % en un trimestre et le chiffre total des saisies pourrait d’ailleurs atteindre cette année 2,5 millions – un record absolu ; les crédits « modifiés » pour sauver des emprunteurs au bord de la saisie connaissent un taux de rechute au bout d’un an de 63 %, ce qui n’est pas très étonnant quand on apprend que la « modification » du crédit consistait dans 70 % des cas à rajouter les paiements en retard et les pénalités au principal encore dû, et je n’ai encore rien dit de l’immobilier commercial…

« Jeunes pousses » et « après crise » ont donc du plomb dans l’aile mais il en reste encore : « lueur d’espoir », « bout du tunnel », la liste est longue !

Ceci est un article "press lib" de Paul Jorion

France: Madoff, dettes et emprunt Sarkozy


Vous venez d'apprendre la condannation de B. Madoff à 150 ans de prison.

Madoff, un des plus grand escroc connu de l'histoire de la finance avait détourné/dépensé plus de 65 milliards de dollars. Son "mode opératoire" était des plus classiques: une chaine de Ponzi, c-à-d le paiement des anciens investisseurs grâce aux dépôts des nouveaux investisseurs. La survie de ce système n'est possible que dans le cadre d'une croissance exponentielle des dépôts gérés et du nombre des "clients/pigeons". Le système Madoff, c'est toujours plus de rentrés d'argent afin de permettre la survie de ce système.

Penchez vous maintenant sur la gestion des états en général et de la gestion de la France en particulier.

Voyez vous une différence entre le système Madoff et les finances de la France?
NON.

C'est identique, la dette publique est de plus de 20.000€ par français. Cette dette explose et il faut toujours plus de rentrés d'argent dans les caisses de l'état. Plus de rentrés par l'impôt ou l'emprunt afin de permettre la survie de l'état français.
Actuellement, un euro collecté sur trois par l'état français est au service du remboursement de la dette. Philippe Seguin, en tant que président de la cour des comptes est un des rares à tirer la sonnette d'alerte; mais personne ne semble l'entendre.
Il est évident que l'état français a mis en place une chaine de Ponzi. Il est tout aussi évident que cela finira très mal assez rapidement. Comme il a été dit pour survivre dans un système à la "Madoff", il faudra obligatoirement toujours plus d'impôts ou d'emprunts et toujours plus de contribuables ou de souscripteurs. Une croissance infinie dans un cadre fini est toujours impossible; c'est vrai pour Madoff et pour l'état français.

Bientôt, le peuple français sera une victime certaine de la gestion suicidaire de l'état français. Protégez-vous, ainsi que votre famille avant qu'il ne soit trop tard. Avez-vous de l'or?

PS: Cette analyse évoque uniquement la dette publique française. Il faut aussi tenir compte du déficit commercial et des dettes privés ... Caramba, ça va mal.

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